Après un article sur la liberté, et plusieurs réflexions sur l’envie, naturelle, fictive, artificielle, et ma prise de distance avec mes vices quotidiens, j’avais envie (naturelle) d’écrire un article sur tout ça.

Pour être (chrono)logique il aurait fallu que je vous cale la journée de samedi passée à Ulm, mais bon, on peut pas tout faire. Alors si vous voulez vous imaginer ce que j’ai pu faire Samedi,  vous chopez les images dans la catégorie photo à gauche : Deutschland, vous vous préparez à vous casser le cou à 90° parce que j’ai pas encore tout bien mis, et voici les mots clés : 769 marches * saucisse blanche  * quartier des pécheurs * source bleue * petit dèj bière blanche typique bavarois*  monastère vieillot. Voici donc 6 mots clés, pour 7 photos, ça devrait le faire, et vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous si c’est mal raconté.

De la même façon je pourrai déjà vous raconter mon mois de septembre tel que je le vois d’ici à l’heure actuelle, ça serait un truc comme, WE Nice, Braderie Lille, Fête de l’Huma, Site BDE, Visites salles, semaine soleil?

Bien, voici le retard maintenant rattrapé (c’est vite fait bien fait, mais j’espère que personne a remarqué), passons aux choses sérieuses, mes vices.

Vice :
• Imperfection physique ou morale.
• Disposition habituelle au mal.
• Défaut, imperfection.
• Libertinage, penchant excessif pour certaines pratiques.

Alors, avant tout, je dirai qu’un vice n’est pas problématique, tant qu’il est excessivement raisonable. La juste mesure quoi, un pied du côté obscur, mais le talon encore du bon côté. Après c’est à moi de voir si j’ai envie de plus, ou si je le subis.

Mes vices donc : le PC (Quake, Irc, excess web, idle), voir des gens pour voir des gens (to be or not to be attention-whore), plante verte et bien d’autres moins importants.

J’ai mis voir des gens pour voir des gens, parce que ça appartient encore à mes vices majeurs, bien que je pense qu’une fois la règle No1 du Code de la liberté selon lf appliqué à mon retour devrait retirer tout ça.

Ce qui est génial, c’est que plus je suis loin de mes vices, plus je suis libre, et plus je peux réfléchir à tête reposée sur comment j’aimerai que ma vie soit, sur ce qui devrait changer, ce qui ne devrait plus être, ce qui devrait être modéré, tout simplement, je prends du recul par rapport à certaines choses.

Je suis content de m’éloigner de ces éléments qui font mon quotidien à Paris. Ce qui est encore plus génial, c’est que j’arrive très bien à me passer de ces vices ici, et j’en suis très content, de m’en passer, et d’en être conscient, que le bonheur existe également sans ces éléments récurrents dans ma vie française. Ce qui est flippant, c’est que je commence à avoir hâte de rentrer à la maison pour un tas de raisons, et je me dis que plus je recule, plus je vais resauter dedans à pieds joints en essayant d’éclabousser un maximum tout ce qu’il y aura autour de moi, peu importe si mes pieds seront trempés, peu importe si je sentirai des gouttes remonter jusque contre mes cuisses sous mon short, peu importe si j’en ai même dans les yeux, je fermerai les yeux et je resauterai à nouveau pour mieux vider la flaque d’eau. Parce que ça fait longtemps que j’ai pas sauté dans la flaque, et que même si on peut vivre sans sauter dans la flaque, que beaucoup de gens le font, moi je trouve ça quand même super drôle.


Ma flaque

Alors que penser? Suis-je moi maintenant? Ou suis-je le jeune garçon qui aime sauter dans les flaques, et qui ne peut se passer tous les jours, même si ça mouille, même si c’est dégueulasse, même si ma maman me dit d’arrêter de le faire, de sauter de toutes ses forces dans la flaque.  Et que penserai-je quand je serai de retour dans ma flaque, et que je lirai ce texte que j’ai écris pendant mon séjour en Allemagne?

Je pense, que je n’aurai pas les mêmes plaisirs à sauter dans ma flaque de retour en France que celui que j’avais avant, je saurai mieux me modérer, en repensant au fait qu’en Allemagne, j’avais pas de flaque dans laquelle sauter et pourtant la vie était belle.

Sauter dans ma flaque, j’adore ça, mais est-ce que je le fais par envie, ou par besoin?
Mon vieil ami me disait, "tu dois être sincère avec moi, et pas me cacher tes sentiments, ou me les dire de façon à influencer mes sentiments envers toi".
Quand on parlait de différentes choses, j’avais plusieurs possibilités pour lui relater les faits, selon l’effet que je voulais avoir.


Si A augmente alors B diminue

Il suffisait d’augmenter un peu la part de mensonges pour faire passer quelque chose un peu mieux, en contre poids, la franchise de notre relation diminue, inversement, si j’augmente la vérité, la déception sera plus grande, mais l’autre aura les faits tels quels et pourra me juger pour ce que je suis.
J’ai remarqué qu’avec cet ami, et beaucoup d’autres gens, il y a des choses dont je parle et je n’arrive pas à dire que ce sont des flaques dégueulasses et que vraiment, je m’amuse pas tant que ça dedans, bien que j’en sois conscient. Et alors quelque soit l’importance de l’ami, involontairement je lui mentirai pour lui dire que j’aime ça, et que ça m’apporte beaucoup.

J’en arrive à la question, suis-je encore libre de sauter délibérément dans ma flaque? Je le fais parce que j’en ai envie? Ou parce que ça m’apporte pas mal de trucs différents, et j’ai tellement pris l’habitude de le faire, que je n’arriverai pas à m’en séparer, en fait, j’y arriverai, mais j’en vois pas l’intérêt, puisque ça ne me nuit pas, ça me fait plaisir, et c’est marrant.

Aujourd’hui, si j’aime bien penser une chose, c’est me dire que je serai prêt à abandonner ma flaque pour l’amour. Que si je trouve l’amour, le grand, le vrai, l’amour avec un grand tas (c)FP, celui où à la fin on se marie on vit heureux et on a beaucoup d’enfants, et bien j’aime penser que je serai prêt à lâcher tout le reste. J’aime le penser oui, mais serai-je capable de le faire?