De retour de l’Ecstatic Fest Lez’art 2026, j’ai ouvert ce débat sur Facebook.
Débat – Clarif…
C’est quoi le délire avec les photos/vidéos en ecstatic dance?
D’un côté on dit pas de téléphone, ce qui pour moi voulait dire, on ne filme pas et on n’enregistre pas, de l’autre côté y a les caméras et photographes officiels qui mitraillent tout pour le diffuser quasi en direct sur les réseaux globaux mondialisés
Comment je peux danser, me laisser surprendre par mon process en toute vulnérabilité, sans jugement de moi ou des autres si devant, derrière autour de moi tournent les yeux qui veulent capturer ces moments précieux d’éclosion et de beauté mais qui peuvent me propulser demain sur instagram et des réseaux beaucoup plus grands?
Le cadre n’est pas clair pour moi et j’ai besoin de sentir, de comprendre le sens de chaque chose pour povuoir créer des espaces secure, pour les autres et pour moi.
Du coup au lez’art plein de personnes filmaient l’ecstatic dance, j’ai essayé de recadrer gentiment, une deux, trois personnes et puis quelqu’un m’a dit « de toutes façons tout le monde le fait », et je me suis dit à quoi bon, je n’étais pas responsable ou gardien du cadre et j’ai lâché, à moitié satisfait, de l’interaction, de la situation et de ce manque de clarté.
Donc j’aimerai avoir vos avis et éclairages sur ce sujet.
Pour moi ne pas avoir de caméra permet vraiment la sécurité dans l’intime, dans ce qui vit déjà là devant… déjà 400 personnes qui dansent autour de moi.
Autant je vois la beauté de ces moments là, de ce qui se craquelle et s’ouvre et de la sensualité dans la danse, mais quand je vais danser en caleçon et me mettre à 4 pattes dans la terre parce que je suis mon mouvement et mon délire, ou que je me mets à pleurer et vivre un process fort et riche, chaque mouvement autour de moi m’impacte, le champs est informé de tout ce qui m’entoure et l’escargot est si peureux.. je ne suis pas dans une performance ou en train de sourire pour les réseaux, je suis en train de vivre une mutation, une transformation, de renaître à moi même et l’escargot en moi ne peux pas flamber et s’exposer à la vue tellement sa novuelle peau est fragile et ce process est subtil.
Alors, ça peut être que je ne suis pas forcément prêt à ce que cela paraisse le lendemain sur instagram et je peux aussi ne pas en avoir envie. C’est mon intime qui se vit là et que je peux accepter de vivre en collectif.
J’ai un peu le même souci sur mes stages hommes où j’ai fait zéro photos des process parce que pour moi l’essentiel est le process alors que certains amis ont fait des tonnes de photos, vidéos, avec autorisation et décharge pour les droits à l’image en amont etc.. On s’était disputés et déchirés dans Mycéli’hommes sur l’usage de nos photos collectives du WE pour promouvoir nos activités respectives. Consentement, propriété, droit à l’image, vulnérabilité, utilisation de l’image pour partager la beauté, pour vendre et commercialiser…
A mes amis DJs et anciens de l’ED, que dit le cadre originel?
et quel est l’origine et le sens de cette partie du cadre et comment on trouve l’équilibre entre :
-> vivre l’instant, ce qui est là est beau et intime et peut se vivre en sécurité
-> partager la beauté : ce qui se vit là est magnifique et devrait être partagé avec le monde entier pour diffuser cette onde et inviter d’autres à demain nous rejoindre
Et vous ça vous fait quoi de voir des caméras autour pendant que vous dansez ?