poèmes

Les hommes finissent tous par mourir

Les hommes finissent tous par mourir

c’est con d’être si fragile.

On y va, on vacille

chacun son tour, c’est pas pour rire.

 

Des grands pères au père, 

De Stefano à Peter, 

tous les modèles s’effondrent

pour finir dans la tombe.

 

L’homme est si fragile,

il finit toujours par faillir.

Par tomber et s’effondrer,

à la fin c’est l’trépas.

 

Tous sans exceptions, 

ils m’ont lâché.

Ceux qui comptaient, 

Ceux qui m’aimaient.

Ceux qui m’ont élevé

et tant éduqué.

 

Putain, qu’est ce qu’ils font chier.

 

La peur de les oublier, 

d’un jour ne plus m’en souvenir

me hante et m’habite.

La peur d’un jour ne plus voir

leur regard, leur visage

et ce sourire sur leurs lèvres.

 

Les hommes finissent tous par mourrir

mais avant ils doivent vivre.

Ainsi j’ai beau laisser l’temps passer

j’ai beau prier et chanter,

y a toujours un endroit qui m’fait mal

un endroit qui tressaille.

 

De ce vide sans nom, 

de ce vide profond

de ce vide abscond

de ce vide sans fond

 

De cette absence

et ce gros manque de présence,

pour maintenant et à jamais

dans l’éternité.

 

Alors même si t’es mort en dansant

Même si c’était élégant,

moi je ne prendrais pas de gants

pour te l’dire et être franc : 

 

Tu fais chier papa.

 

Il y avait tant, il restait tellement, 

de choses à vivre, à partager

d’événements où t’aurai dû t’montrer :

Être là et sourire

Plutôt qu’advienne le pire.

 

De ta trace sur cette terre, 

c’qu’il m’reste c’est monétaire

Des aides, des subventions, 

Et toutes les allocations.

 

De tes cotisations 

et autres préventions

de cette drôle de furie

qu’on nomme l’Assurance-Vie…

 

La monnaie m’a aidé

A surmonter et continuer

A vivre sans maudire

Et chérir sans soupir

 

Mais putain si j’avais pu choisir

J’préfèrerais t’avoir

Vivant et sans un franc

Que mort mais soutenant.

 

A tous les hommes vivants, 

prenez ça dans les dents.

Qu’il n’y a pas d’assurance-Vie

ou même de garantie.

 

Que la vie est volatile,

Et un peu volubile.

Qu’elle part sans prévenir

et sans minimum vieillesse, 

chais pas si c’est ça sa sagesse.

 

Alors en attendant de partir

j’t’invite à rire, à sourire

Parce qu’au fond

C’qui nous reste

C’est un peu d’allégresse

 

Les hommes finissent tous par mourir.

C’est important de se le dire.

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