Sommes nous libres de payer nos impôts? ou obligés?

Et si nous étions libre de payer nos impôts, à quoi ressemblerait notre économie, notre nation?
Wikipedia fonctionne dans l’économie du don et nous permet à tous d’en profiter bien que seulement une minorité contribuent. Cette dynamique spécifique du web a permis à l’humanité de se doter d’une encyclopédie en ligne d’une ampleur inédite.

Et si, à la manière de Wikipedia, nous étions libres de contribuer, ou non, à la hauteur que nous souhaitons aux impôts que nous donnons à notre nation?
Et si, à la manière de l’économie du don, nous étions libres de contribuer ou non aux services que nous recevons, qu’est-ce que cela changerait?

Si plutôt qu’une obligation, nous avions le choix, et la visibilité sur la conséquence. Imaginez sur le site impots.gouv.fr une jauge « nous sommes à 756 millions d’impôts récoltés sur les impôts sur les revenus pour 2013 » il nous faut encore 42 milliards pour permettre de faire fonctionner notre économie.
« encore 3 milliards » et nous pourrons assurer le programme d’investissement pour les écoles
« encore 7 milliards » et nous pourrons continuer la guerre en centrafrique
« encore 12 milliards » et nous pourrons continuer de financer la dette française

Utopie? Faisable? A quelles conditions? Qu’est-ce que cela changerait pour vous?

Good bye Madiba!

J’ai cette conviction que chacun d’entre nous canalise, concentre et incarne une part de toute l’humanité et concentre au niveau individuel une mission très spécifique dans laquelle chacun d’entre nous peut aider le porteur à sa réalisation pour le monde.

Nelson Mandela s’en est allé rejoindre le monde des esprits. Sa disparition du monde des vivants est à la fois une peine et en même temps une page qui se tourne. Je suis triste pour nous et heureux pour lui.

J’ai cette croyance qu’en mourant, il a libéré à l’humanité cette part qu’il avait tellement concentrée en lui : ce goût pour la lumière, la diversité et la liberté.

J’aime espérer que nous allons nous remplir de cette mission qu’il a tellement portée, que chacun d’entre nous va en devenir un porteur intègre et permanent. Un grand nombre n’a pas attendu sa mort pour nourrir cette envie, cette Vie, peut-être que sa mort peut nous aider à propager et à être à chaque instant garant et protecteur de la liberté de tous les êtres vivants sur cette planète.

S’il n ‘est plus là pour le faire, qui d’autre que nous pour continuer sa mission et faire perdurer la vision qu’il a nourri et que nous avons tant apprécié et valorisé?

En pensant à tous ces êtres, ces grandes Femmes et ces grands Hommes qui peuplent notre planète et qui sont plus proche de leur mort que de leur naissance, en pensant à toutes ces mères et pères, à tous ces grands-pères et grands-mères qui nous ont ouvert la voie et l’ont porté si haut toute leur Vie, je rêve que nous soyons à la hauteur de maintenir en Vie leurs rêves, ceux qu’ils ont faits pour nous, pour l’Humanité.

Bon voyage Madiba, passe le bonjour à l’autre côté pour moi et repose en Paix.
Tu peux compter sur nous pour faire vibrer ton message sur la Terre à chaque Pas.

2011. Action! du global au local

La première décennie de ce 21ème siècle a été le déclencheur des troubles accumulés et de la tendance que notre monde a suivi ces 60 dernières années. La crise du subprime en tête, qui entraînerait avec elle la fin du système tel que nous le connaissons. Petite fissure qui engouffra des milliards de dollars et lança la première pierre dans l’alignement de dominos que représente les institutions qui gouvernent encore ce monde. La suite on la connaît, mais selon les médias où l’on s’abreuve quotidiennement et la confiance que nous avons en l’humanité, elle prend des couleurs plus ou moins différentes. Je vais essayer de vous dire ce que j’en pense et ce que je ressens plutôt que de vous dire ce que ce sera. Aussi, j’aimerai à la fois pouvoir traiter de ce que je vois à une échelle globale pour revenir plus bas sur mes projets.

2011.

2011, c’est l’accélération. Tout va plus vite. Les prises de conscience se traduisent en action, en vagues, en mouvement. Wikileaks est apparu, le secret a disparu. Irréversiblement, le paysage change. Si la première décennie a vu l’apparition à une vitesse incroyable des puissances de l’Internet, aujourd’hui sur un terreau fertile j’observe un mouvement d’émancipation sur Internet,qui fait face à une volonté de sens contraire de contrôle des institutions en place. La deuxième décennie utilise ces outils et ces nouvelles solutions pour établir de nouveaux usages, de nouvelles pratiques et un nouveau moyen d’accès à l’autre, aux médias, à l’information et à la liberté.

Les puissances gouvernantes ont montré leurs limites. Chaque jour leur incapacité à gérer ce qu’elles pouvaient encore cacher hier se fait de plus en plus criante. Les challenges de demain ne seront pas résolus en haut. C’est à nous de trouver, pas à pas, jour après jour, ensemble, notre solution pour un monde plus en accord avec ce qui nous inspire. Alors que le mur de fumée essaye de nous faire avaler que la crise est passée, le mur du dollars s’effondre, et avec lui la puissance hégémonique des USA. C’est une chance. L’opportunité de redessiner la carte des relations mondiales. Une chance pour les citoyens américains de prendre leur juste place et de faire entendre leur voix dans un système qui les a eux aussi avalé. Une chance pour nous de voir ce qui s’est passé et d’apprendre de cette expérience pour ne pas répéter les erreurs.

Redessiner le monde

Dans mes rêves, je vois un monde où nous avons le choix. Un monde où nous faisons ce choix, et un monde où nous vivons ensemble, en paix et en harmonie avec la nature. Je sais que nous y arriverons. Pouvoir vivre librement de nos passions, offrir aux autres ce que nous aimons faire. S’épanouir de nos créations et construire ensemble une société où l’Humain retrouve sa place dans le monde. Un monde où nous pouvons aider notre prochain et servir le collectif sans se sentir l’exception. Un monde où nous arrêtons de penser que nous sommes en compétition, un monde où nous pouvons avancer ensemble plutôt que les uns contre les autres. Souvenez vous qui vous êtes. Souvenez vous d’où vous venez.
Nous avons besoin de 3 choses pour y parvenir: ouvrir les yeux pour constater que nous avons déjà tout ce qu’il faut, ouvrir le cerveau pour penser cette organisation et enfin ouvrir le cœur pour pouvoir le partager ensemble. Tout est déjà là. Ce qui nous en empêche ne sont que nos propres limites. Le reste est une question de temps, l’évolution est déjà en marche et bien peu de choses peuvent l’arrêter. Nous y parviendrons un jour, j’en ai l’intime conviction. Et cela arrivera bien plus vite que nous le pensons.

Les vagues

Tous ces pays qui se libèrent, qui bougent me font vibrer. L’actualité que je lis est celle d’un monde en mouvement, un monde qui se réveille à sa propre lumière, comme après une longue gueule de bois et qui se rend compte que c’est possible, en fait. Que ça l’a toujours été. Le temps est venu. Le grand chamboulement est à l’œuvre et je sens que nombre de changements irréversibles vont se produire, nous avons attendu bien longtemps avant de commencer, mais nous sommes au bord du gouffre et il ne s’agit pas cette fois de faire marche arrière, mais bien de sauter dans le vide avec la confiance que nous pouvons voler. Tout lâcher. Nos peurs, nos limites et notre envie de savoir à quoi ressemblera demain, notre besoin de routine et de quotidien. Quelque chose d’autre nous attend.
C’est en osant sauter, en faisant ce pas que nous nous libèrerons et entrerons dans un monde où nous réalisons que nous savons voler. Personne ne nous l’avait dit, mais c’est écrit en nous. Quelque chose au fond de nous le sait, mais nous ne voulons pas y croire, nous avons perdu cette foi, cette magie, cette force illimitée qui fait de nous des êtres humains. Il est temps de puiser au fond de ce qui fait de nous des humains pour redécouvrir qui nous sommes vraiment.

Du Global vers le local

Si c’est encore à la télé que la plupart d’entre nous observent encore ces changements qui nous paraissent si loin, c’est à chaque coin de rue qu’ils apparaissent, dans notre quartier, dans notre ville, encore à l’ombre des projecteurs. Il ne faut pas croire que ça ne se passe que là-bas, ailleurs, loin de nous. Ce changement agit partout où nous sommes et passe par nous. J’ai envie de citer Colibris, mouvement citoyen qui raconte l’histoire du colibris qui fait sa part pour éteindre l’incendie. Pas à pas, geste par geste, les comportements changent, les réflexes se transforment, nous changeons.

Stéphane Hessel, Edgar Morin, Patrick Viveret, Paul Jorion et Marc André Luyckx, ces « papis » qui font de la résistance et qui se révèlent au grand public confirment la préparation d’un terrain favorable au changement. Ils ne sont que les révélateurs d’une forêt qui s’ignore encore partiellement. Autant de signaux qui nous indiquent que l’heure est venue. Ce sera bientôt à nous de jouer.

Mes projets, mes avancées

Comme vous le savez peut-être j’ai commencé à travailler début janvier chez Emmapom, une agence de relation presse nouvelle culture. Ce monde existe, il est vibrant et ne cesse de grandir. Je suis ravi de pouvoir y apporter ma pierre et découvrir de nouvelles composantes. La semaine dernière j’étais dans le Sud de la France où j’ai d’abord assisté à un colloque de recherche sur les monnaies complémentaires à Lyon puis 3 jours près de Genève au Tiocan où nous avons réfléchi aux outils pratiques pour favoriser le développement de ces monnaies avec Community Forge. Encore une fois, l’heure n’est plus à la prise de conscience mais à l’action. La BD augmentée sur les monnaies complémentaires publiée avec Owni vient de sortir, le dossier spécial alternatives économiques sur les indicateurs de richesse paraîtra fin février, je sens que ces idées avancent et reçoivent un écho de plus en plus large. Le livre sur l’innovation monétaire auquel j’ai contribué avec Jean-Michel Cornu est sorti également après avoir été diffusé progressivement sur internet actu.  Autant de graines et de transformations de projets qui donnent envie de faire autrement, qui disent pourquoi et comment. Autant d’invitations à écrire le prochain chapitre ensemble.
Prochaine étape pour moi, créer une banque du temps pour échanger des services sur Paris. Un moyen d’échanger autrement, une façon de faire connaissance et de contribuer à s’enrichir mutuellement et de partager avec les autres ce que nous aimons faire.

Serons nous prêt à temps quand notre tour viendra, quand tous les projecteurs seront sur la France, ce pays qui fut jadis  pays des droits de l’homme? Serons nous à la hauteur de ce que le monde attend de nous. Saurons nous honorer nos frères et sœurs de tous les pays et de tous les continents? Saurons nous trouver au fond de nous, cette énergie qui nous anime et nous permet de nous accomplir pleinement? Pour le savoir il nous faudra sauter.

Sommes nous prêts?

Sarkozy veut Hadopi, nous voulons la Liberté

Le 15 septembre 2009 marquera encore une fois l’histoire des libertés Françaises. 285 députés ont voté pour la loi Hadopi version 2.

Comment peut-on voter pour une loi anti-constitutionnelle? Comment peut-on voter pour contrôler les libertés des français? Comment peut-on se prétendre représenter et défendre les libertés du peuple?

Ce que vous avez fait est très grave et vous vous êtes mis tous seuls dedans malgré nos alertes.

Voter pour Hadopi c’est voter contre la démocratie, c’est voter contre le droit à la parole, c’est voter contre l’accès à Internet, c’est voter pour le retour au contrôle pyramidal.

A peine venons nous de découvrir le pas de l’évolution que nous permet Internet qui nous transporte dans le 21ème siècle avec des espoirs inespérés que nos dirigeants veulent nous l’enlever.

Internet est un pouvoir horizontal qui détruit la pyramide là où le gouvernement avait pu jusqu’alors garder la main sur les médias traditionnels.

Internet que nos dirigeants n’ont probablement jamais utilisés pour autre chose qu’un usage similaire au minitel a révolutionné notre société. Il donne un pouvoir aux Hommes qui était jusque là réservé aux grands:

La liberté de communiquer, de se connecter, de manière horizontale et sans intermédiaire pour parler, échanger, diffuser, communiquer, gratuitement, paroles, idées et oeuvres.

« Le pouvoir, c’est comme l’eau de mer, plus on en boit plus on a soif. »

Et Sarkozy de Nagy Bosca a très soif. « Nous irons jusqu’au bout » avait-il annoncé le 22 juin 2009 à Versailles.

Alors que les députés ont bu Hadopi jusqu’à la lie, nous avons soif de libertés, celles que nous découvrons à peine et que l’on veut déjà nous retirer.

Pour la seconde fois, le Conseil Constitutionnel sera notre dernier rempart contre leur inétanchable soif.

La vague
La vague d'Hokusai

Chers députés, chers sénateurs, cher gouvernement, cher président, vous êtes en train de faire de grosses bêtises en touchant à quelque chose qui est bien plus grand que vous. Vous ne pourrez jamais contrôler Internet, et plus vous insisterez, plus vous serez défaits, comme on lutte contre un raz de marée, en vain. La peur de ne plus contrôler vous envahit, car vous avez perdu toute rationalité. N’ayez pas peur et acceptez que nous ayons aussi cette liberté: nous n’y renoncerons pas. C’est à vous de vous y adapter: nous ne reculerons pas car nous avons raison.

Il va falloir nous accepter, nous nous sommes tus pendant trop longtemps, et nous avons beaucoup de choses à dire, à échanger, à partager. Si vous ne souhaitez pas les écouter, ce sera à votre propre perte. Vu votre capacité à écouter nos alertes, il semble que vous ayez déjà fait votre choix.

Le notre est celui de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.