3ème chapitre de ma Vie : en avant!

Il était une fois la Vie.
De grands changements s’ouvrent à moi dans cette période de grande transition et je souhaitais vous les partager.
Le troisième chapitre de ma vie s’ouvre et avec lui l’arrivée de la trentaine, l’incarnation : l’Homme.

Je vais quitter Paris après presque 10 ans de bons et loyaux services. Arrivé en 2004 pour mon école de commerce, j’ai besoin de retrouver la nature, un bocal plus grand comme ils disent dans Big Fish. Après 5 ans d’école et 5 ans à m’être formé au Wutao, au Tao, au jeu du Tao, aux pratiques d’intelligence collective, aux monnaies j’ai besoin de sortir respirer au grand air.
J’ai choisi d’emménager au Château de Millemont dans les Yvelines, à 45 minutes de Paris.
C’est une longue et belle histoire, d’une rencontre autour du livre Sacred Economy de Charles Eisenstein (à propos de l’économie du don et des monnaies complémentaires ) qui m’a amené à rencontré Joe Ross qui m’a fait rencontrer Peter, l’hôte de ces lieux.
Une synchronicité, un hasard pourrait-on dire, un appel du large et une reconnexion à la terre et à la Nature qui tombe… à pic! Sortir de mon 30m2 pour pouvoir me balader au grand air dans la forêt, jouer de la musique, du piano, de la guitare, de l’alto, dans les pièces haute de plafond ou dehors qui sauront accueillir toutes mes vibrations. L’opportunité aussi pour moi de planter, faire pousser, des graines, des plantes, des arbres, des projets, Symba et moi. Développer mes racines… le fameux retour à la Terre. La serre et le jardin avec son mandala en permaculture sont à 50 mètres, la forêt un peu plus bas. L’expérimentation d’OpenSource BeeHives un peu plus loin et le projet de réparation des terres malades se dessinent plus loin à la carrière. Earth’s Call, le festival de musique organisé par Joe en Juin 2015 fêtera les 500 ans du Château et j’y participe déjà en tant qu’ami-conseiller-bonne oreille.
C’est aussi l’opportunité pour moi d’investir le lieu et de le faire vivre. Symba s’y installe, à côté des autres innovations du monde qui est en train de naître. Une sorte d’incubateur naturel.


Nous serons à Millemont la semaine prochaine pour notre 2ème séminaire Symba avec une quinzaine de personnes et cela me réjouit de partager cet espace pour co-construire Symba dans un temps présent au rythme du vent. Nous y ferons également notre première AG à la rentrée!

En finissant les signatures des statuts de la coopérative, je deviens le premier gérant de la SCIC Symba, le projet que j’ai initié avec toute la joyeuse équipe que vous commencez à connaître. Changement de statut, de rôle, prise de responsabilité, près de 7 ans depuis ma crise de conscience du subprime, un parcours long et riche pour finalement incarner ce changement dont je parle, ces initiatives dont je me faisais jusqu’ici le porte-voix.
La sensation de descendre de ma chaire de spécialiste pour arriver sur le terrain de la cocréation, de l’expérimentation et de la vulnérabilité. Après les grands designs et la théorie, place à la rencontre de la réalité, du terrain et de la mise en œuvre concrète, place au rassemblement, à l’engagement et à l’action au service de Symba.
Cette affirmation aussi après de nombreuses expériences en collectif et pratiques de l’intelligence collective qu’il y a besoin de leaders, de visionnaires qui puissent offrir du leadership et de la vision pour permettre à chacun d’offrir ses talents et de rayonner à sa juste place.
Je suis heureux et honoré de porter ce rêve d’humanité et de contribuer à le faire descendre dans la matière, à rendre réel ces liens, ces reliances, cette confiance que nous partageons déjà et à faciliter sa progression dans notre réalité quotidienne.

Un autre grand changement aussi, c’est la fin de la relation avec Chloé. Nous avons passé notre premier WE en amis au mariage de Nicolas & Marie. Finir par un mariage, c’était beau et juste. C’était fort, et j’ai beaucoup de gratitude pour tout ce que notre relation m’a apporté. J’ai retrouvé la musique, découvert Chez Adel avec toute la joyeuse bande et j’ai pu me réconcilier avec mon alto, reprendre goût, guérir. Je suis heureux de l’intelligence avec laquelle nous nous sommes quittés, conscients de l’amour que nous avions l’un pour l’autre et conscients de nos différences et de nos temporalités respectives. L’impression d’être devenu adulte, et que se quitter, même quand on s’aime, c’est aussi une preuve d’amour et de respect pour soi et pour l’autre.

L’univers étant grand et vaste, j’ai eu la chance d’être mis en relation avec Juli Eai. Je l’ai rencontré la semaine dernière à Montpellier et c’est un nouveau et beau chapitre amoureux qui s’ouvre dans une relation consciente de cœur à cœur. Surprenant, étonnant, irréel, magnifique, merveilleux, détonnant, une histoire de conte de fée bien ancrée dans le réel. C’est simple, fluide, complètement nouveau et je ne savais pas que c’était possible, ce naturel, cette évidence… Je n’en dis pas plus pour l’instant, simplement que je suis heureux et que ça, c’est bon.

Autre chose que j’avais envie de vous partager c’est l’intervention que j’ai faite au CESER (Centre Economique Social et Environnemental Régional) de Champagne Ardennes il y a 2 semaines. 3 heures à présenter les monnaies complémentaires à une commission composée d’un joyeux mélange de citoyens, entrepreneurs et responsable associatifs. Un plaisir, un régal, un accueil très chaleureux et une rémunération en participation consciente de 800€. Il y avait un an j’avais envisagé que les CESER et le CESE étaient les bons interlocuteurs pour faire bouger les choses sur les monnaies.
Et là, j’ai été payé 800€ pour partager à des gens intéressés ce qui me passionne dans la vie : j’ai bel et bien créé mon métier, ils ont choisi le montant et la valeur, ce qui donne à chaque euro reçu du sens et un goût autre que celui de la négociation et le rapport de force. Quel bonheur dans le train du retour de voir que je suis en train de réaliser mon rêve, tout ce que j’avais dessiné, imaginé, espéré il y a plusieurs années est en train de se mettre en place, pas à pas.

Last but not least comme on dit, je suis en train de devenir propriétaire d’une voiture pour pouvoir me déplacer dans la campagne et les environs. C’est Olivia qui m’a parlé de cette voiture qui n’avait pas bougé depuis 5 ans, une golf 3.. VR6. Opération mécano pour la faire rouler, checker les différents voyants, papiers et hop, en avant les histoires! Ma première voiture.. ça aussi, c’est bien nouveau, je ne m’y attendais pas et pourtant ça coule de source, quelque part ça me réjouit… même si je n’ai jamais été très bagnole… la liberté provinciale n’est plus très loin

Voilà chers amis, les grands changements de ce nouveau Chapitre qui s’ouvre pour moi. J’ai l’intention d’organiser une fête à Millemont pour mes 30 ans vers Octobre pour célébrer et partager ces passages avec vous.

Je suis heureux de vous partager ces évolutions, de les vivre avec vous, heureux de vous connaître et d’être relié à vous. Heureux que nous partagions cette histoire commune d’Humanité en transition, ce chemin, ce moment charnière où nous sommes amenés à devenir qui nous Sommes.

Merci d’Être qui vous Êtes. Je vous souhaite beaucoup de bonheur dans vos Vies, de Joie dans vos Cœurs et des Rêves grands et magnifiques car nous en avons bien besoin et que, comme on dit chez SEML : il ne tient qu’à nous de les Créer!

L’été sera chaud. La rentrée sera riche alors reposez vous bien
Love

 

Aveu de vulnérabilité

Construire un nouveau système monétaire, imaginer les règles d’une nouvelle monnaie, de nouvelles règles pour identifier, reconnaître, mesurer, échanger la valeur pose des millions de questions, pour définir des paramètres, des options, des modes de fonctionnements nouveaux et la confiance que nous pouvons avoir entre nous, ses fondamentaux.

C’est un exercice difficile qui demande de laisser derrière nous tout ce que nous avons connu, de reconnaître qu’il faut recommencer à zéro, repenser depuis la feuille blanche et imaginer autre chose, à la fois pas si différent et pourtant intrinsèquement nouveau.

Construire un système cohérent, complet qui puisse satisfaire les besoins des humains dans une société fluide, conscient des limites de la planète, de notre place dans la chaîne du vivant, de l’impératif besoin de coopération, de respect dans nos relations entre voisins, entre régions, entre pays, du besoin de partage et de responsabilités face à tous les challenges qui nous regardent en ce début de 21ème siècle vient nous questionner profondément, jusqu’au coeur de nos peurs les plus profondes.

Cette quête nous challenge d’abord sur notre foi en l’homme, en l’humain, en la vie. Elle nous challenge aussi sur le comment faire tout cela. Elle nous challenge sur notre capacité à mettre tout cela en oeuvre. Ensemble? Qui y croit vraiment? Nous aimons repérer rapidement les bisounours, les dénigrer et reprendre nos affaires. Mais de vrais peurs sont tapies ici : la peur du manque, la peur de se faire trahir, la peur de ne pas avoir assez, la peur de se faire arnaquer… Elles existent et nous collent contre le mur, nous paralysant pour éviter de faire le saut dans le vide dans ces nouveaux systèmes qui appellent un vrai lâcher prise et une confiance profonde en la vie, en l’avenir.

Et même si c’était possible, nos croyances nous rattrapent et nous disent qu’il est trop tard, ou qu’on y arrivera pas ensemble, ou en tout cas pas à l’échelle de la planète.

Je suis convaincu que c’est possible, en fait je ne vois déjà plus d’autres alternatives. L’ancien étant déjà condamné à tous les niveaux, il n’est plus une option viable et rester collés au mur ne fait que compliquer et retarder le saut qu’il faudra de toutes façons faire…

L’aveu de vulnérabilité :
Dans cette quête, j’aimerai pouvoir vous garantir que nous savons le faire, que nous avons les réponses, que nous allons y arriver, que tout est déjà calé et que vous n’avez plus qu’à nous rejoindre et que c’est facile et garanti. J’aimerai vous garantir que vous pouvez avoir confiance et qu’avec nous tout va fonctionner. Ce n’est pas le cas. J’aurai aimé tout maîtriser et vous dire c’est bon, venez tout est prêt. Ce serait mentir.
Nous avons déjà des exemples de systèmes qui marchent, mais ce n’est plus possible à mes yeux de prendre cette garantie et de m’engager à ce que ces systèmes fonctionnent, fassent tout à notre place, gèrent nos ressources, nos échanges, reconnaissent la valeur et que si l’un de nous ne peut plus payer, que le système garantisse le fonctionnement, le paiement, la confiance des uns et des autres.

Je peux m’engager à faire tout mon possible pour que le système fournissent les informations pour créer la confiance, que le système soit transparent et permettent aux acteurs d’agir en étant informés, nous allons d’ailleurs nous y engager! Mais il ne nous est plus possible de garantir quoi que ce soit et il ne nous est pas possible en tant que gérant du système de prendre cette position.

Ce serait même de la folie à mon sens de vouloir recommencer et faire comme si nous avions la capacité de prédire l’avenir et de tout garantir, l’avenir, les défauts, les échecs et les risques.

Ce que par contre je sais, c’est que nous sommes une espèce plutôt douée, magique même, faite de millions de cellules qui interagissent entre elles et avec les millions d’espèces qui nous entourent en permanence, nous constituons un ensemble complexe et pourtant bien cohérent qui a trouvé un grand nombre de moyen d’évoluer, de s’adapter pour grandir, survivre, muter, se transformer et aller de l’avant.

Si je n’avais pas confiance dans un système qui peut tout garantir, j’ai confiance dans notre espèce et dans notre capacité à trouver des solutions ensemble, dans notre capacité à coopérer, à nous serrer les coudes et les coeurs pour faire face ensemble, pour organiser, définir, ce qui compte, comment nous pourrons créer des relations saines, respectueuses, durables, libres et fraternelles.

Cela nous demande de l’écoute, de la solidarité, du respect et de rappeler à notre mémoire la conscience de l’interdépendance qui nous unit et nous a toujours unit.

C’est ce qui nous attend. N’attendons pas plus, l’heure est venue.

Relions-nous, cocréons et prospérons ensemble.

News du Symba avant Noël, semaine du 16 Décembre

News du SYMBA – 19/12/3 cette semaine : rencontre avec le ministère de Fleur Pellerin, innovation, PME et numérique pour parler de notre projet et voir les liens possibles avec le ministère, notamment dans l’appel French Tech.

Hier matin je présentais officiellement le Symba en public pour la première fois. C’était Place de la République…la place toute rénovée.. tout un symbole, et je me suis fait interviewé par la télé russe Russia Today ! C’était avec Isabelle Delannoy organisé par OuiShare grâce à Jenn Leblond, il y avait une 20taine de motivés passionnés.

Hier après-midi lors de notre COPIL #5 nous avons validé la structure juridique de la SCIC, nous serons donc une Société Coopérative d’Intérêts Collectifs! un clin d’oeil pour Dino 😉
C’est un grand pas en avant et une superbe nouvelle pour la co-création et le partage!

Hier soir je présentais le Symba à nouveau à la maison de l’Italie invité par Christophe Cesetti aux côtés de Paul Jorion, et Marianne Ranke-Cormier organisé par le meetup Italie. Marianne représentait Newropeans, ce mouvement créé par Frank Bianchieri qui était aussi dans LEAP : Laboratoire Economique d’Anticipation Politique. Et dire qu’en 2007, 2008 je les lisais religieusement eux et Paul et qu’aujourd’hui je suis à leurs côtés sur l’estrade avec un projet concret qui intègre les recommandations qu’ils faisaient, tellement heureux!

Ce soir fin de la tournée au Lavoir moderne et les 6 Apéros-Débats « Changer la monnaie pour changer le monde » avec Gérard Foucher Stanislas Jourdan & Stéphane Laborde.

Je suis heureux et comblé de cette aventure magnifique. Merci à tous ceux qui y croient, qui me le disent, me le font sentir et qui en comprennent l’importance. Merci à tous ceux qui nous soutiennent et nous rejoignent et donne Vie au Symba. Quel chemin depuis le TEDx à la tour Coeur Défense.
Il s’agit bien de plugger un nouveau cœur pour notre système sanguin, pour notre économie réelle, pour nous et pour le monde. Un grand Cœur qui bat pour l’île de France!

Symba, le Copil #3 et l’introduction de la gouvernance

Hier, journée de rêve à Citizen Can avec Florent & Christine Neveu, Pastor Olivier & Isabelle Delannoy pour notre 3ème COPIL du projet Symba pour la monnaie symbiotique en Île de France.

L’équipe a rencontré Olivier, Olivier a rencontré l’équipe. Après avoir rassemblé la vision : le symbiotique avec la courroie de distribution (la monnaie), voici la 3ème roue du carrosse pluggée : la gouvernance. Pour répondre à des questions simples et ô combien importantes : qui décide? Comment on décide?

Inclure dès notre lancement interne des mécanismes d’intelligence collective, de décision par consentement et de créer une gouvernance évolutive comme faisant partie intégrante de notre ADN est un grand pas pour le Symba! Cela permettra de le mettre et de le décliner naturellement dans la monnaie : la communauté met à jour son système par elle-même en pilotage dynamique.

Cela facilite bien des choses et libère l’esprit : plutôt que de chercher la meilleure solution, cela permet de trouver celle qui marche maintenant et d’avoir confiance que nous serons apte à changer de cap quand le besoin s’en fait ressentir.

Tout un changement de posture!

Quand on parle de monnaie, on parle d’humains qui décident ensemble un système de valeur commun. Pour moi parler de monnaie oblige à parler de processus de décision collective, c’est le fruit de mon expérience et de ma pratique au sein du Transitionner avec Jean-François Noubel, au Taovillage avec Patrice Levallois, à emmapom avec Emma Pometan et avec l’UDN.

Pour (re) découvrir le travail merveilleux de laboratoire vivant que mène l’Université du Nous à Chambéry et ailleurs en France, je vous invite à visiter leur site web et à découvrir leurs actions!

http://universite-du-nous.org/

(re)Découvrez l’Economie Symbiotique avec Isabelle Delannoy

En Juin 2013, Isabelle Delannoy, fondatrice de Do Green est allée à la commission 2030 pour présenter l’économie symbiotique, modèle qu’elle a développé en observant les exemples concrets qui viennent du terrain.

Cette magnifique présentation vous invite au voyage du réel, à la découverte des choix auxquels nous faisons face au niveau local comme au niveau global.

Je recommande très chaudement le visionnage de cette identification des principes communs à tous ces modèles pour comprendre l’essence et l’origine du projet Symba : projet de monnaie en Ile de France.

Le but? Créer un réseau capable de restaurer le milieu dans lequel il s’inscrit en développant les richesses Sociales, Environnementales & Economiques.