Le J.E.U Jardin d’échange universel, forme souveraine, auto-gérée et comptable d’échange

J’avais déjà entendu parlé du J.E.U de Daniel Fargeas et je redécouvre avec plaisir grâce à Bernard Marie Chiquet qui anime des stages de sociocratie: gouvernance intégrale. Vous comprendrez le lien avec l’explication de Mado qui est magique, aussi bien l’accent que la simplicité. C’est ce qui me manque souvent quand je parle des monnaies, du concret, du simple et puis de l’humour, ne pas oublier d’en rire.

Ca rejoint aussi un lien que Maryvonne nous avait partagé sur le principe chaordique que vous pourrez trouver sur le site français de What is Enlighment. Interview à la clé de Dee hook, créateur de la carte Visa.


Conférence Mado-1
envoyé par Personocrate1001. – Regardez les vidéos des stars du web.


Conférence Mado-2
envoyé par Personocrate1001. – Plus de vidéos de blogueurs.


Cela complète parfaitement les systèmes que je souhaite accompagner. Celui là a le mérite d’être simple, gratuit et SOUVERAIN. Bernard Marie a mis au point le J.E.U avec sa communauté, je vous tiendrai au courant…

Monnaies libres = free currencies?

Depuis près d’un an que j’ai quitté l’association du Transitioner, j’entends parler et j’utilise très fréquemment l’expression des « monnaies libres » pour parler de ces nouveaux indicateurs, d’une grande libération de la monnaie telle que nous la connaissons aujourd’hui, mais aussi d’un spectre de lecture plus large de la Richesse. Après un an de recherche, de navigation, de voyages dans l’univers de la richesse, des indicateurs de richesse et des moyens d’échange de ces richesses, j’aimerai revenir pour clarifier ce que nous mettons et mélangeons souvent dans « monnaies libres ».

Les différentes formes de richesse

J’ai appris avec The transitioner qu’il y avait différents types de richesse, celle qui peut s’échanger: les biens, les services, le temps, celle qui peut se mesurer: la qualité, la taille, la complexité, et enfin la richesse qui peut se reconnaître: l’amour, la beauté, la splendeur etc..

Les différentes formes de richesse

La richesse qui s’échange

Ce que nous appelons traditionnellement monnaie répond à la question de l’échange. L’argent est un accord, à l’intérieur d’une communauté, d’utiliser quelque chose, comme moyen d’échange. Dans ce sens, les nouvelles monnaies, qu’on les appelle sociales, locales, communautaires, complémentaires ou libres sont des pansements pour satisfaire les besoins d’échanges des communautés qui :

1) n’ont pas accès à la monnaie traditionnelle

2) souhaitent essayer autre chose, valoriser d’autres types de produits ou limiter à certains types de produits

En général, il s’agit de réinjecter un moyen de lien dans une zone qui n’arrive plus à se lier à l’aide de la monnaie traditionnelle, soit par pénurie soit par insatisfaction de la monnaie traditionnelle. Il faut alors constituer une communauté et trouver quelle est la charte de valeur qui nous unit? Quelles sont les règles que nous voulons établir ensemble? Peut-on la dépenser pour acheter du pétrole? Peut-on la dépenser pour des OGM? pour acheter des armes? Peut-on la dépenser à l’extérieur de notre communauté?

Il s’agit ici de choisir la couleur de notre monnaie. L’écologie et l’économie sont inséparables et si l’économie traditionnelle et le PIB ne reconnaissent pas complètement la richesse humaine ou la richesse de la qualité de l’environnement, c’est à nous, ensemble, de choisir la couleur de cette monnaie, de dire ce qu’elle autorisera et ce qu’elle n’autorisera pas. D’une certaine façon, la monnaie est comme un vecteur, et nous devons lui donner un sens, lié au bien-être de la planète pour que les deux soit en lien et dans un sens vertueux, sans quoi nous retomberons sur les mêmes problématiques que le système traditionnel: crises économiques, crises écologiques etc..

Ainsi une monnaie locale privilégie les échanges locaux, une monnaie sociale apportera plus de qualité dans les échanges humains ou un développement social (par opposition au capital), une monnaie complémentaire montre patte blanche dans le sens où elle ne cherche pas à bousculer l’ancien système, elle vient compléter et non remplacer le système en place. Les monnaies libres ouvrent la perspective d’un code source transparent et propre, visible et disponible à tous. Tous ces termes ne sont donc pas opposés, à mon sens on peut très bien imaginer une monnaie locale, complémentaire et libre.

La richesse qui se mesure, les indicateurs de richesse

La qualité de l’air n’est pas une richesse que je peux échanger, mon taux de glucide n’est pas non plus quelque chose que je peux échanger, mais je peux le mesurer, et cette indication me donne des informations si je suis ou non en bonne santé. Pour la richesse qui se mesure, nous avons créé un grand nombre d’indicateurs de richesses qui dépassent les limites du PIB. Ils ne sont pas nouveaux, nous connaissons les hôtels 3 étoiles, les pistes rouges, les notes des professeurs ou les titres liés à des diplômes. A l’ère de l’information ces indicateurs sont partout, aussi bien dans le questionnaire marketing sur la satisfaction client après un achat en ligne, dans les étoiles que je mets à une vidéo youtube, dans

L’évolution et la différence avec avant

Avant l’Internet, il ne nous venait pas vraiment à l’idée d’échanger notre maison pendant les vacances avec un couple en Italie, d’accueillir un américain sur notre canapé, de vendre notre platine vinyle à un allemand ou d’échanger un appareil photo contre un ordinateur. Idem, je n’avais pas à l’idée d’organiser un voyage en voiture avec des inconnus, ou encore de prêter ma perceuse à quelqu’un de mon quartier. Toutes ces interactions sont apparues et devenues réelles grâce aux plateformes de mise en relation, d’échanges de biens et de services, à la consommation collaborative, aux services nés grâce à Internet. Il est soudainement devenu possible d’échanger, de parler, de me coordonner avec des inconnus parce que nous avions des besoins communs. Pour chercher dans cette jungle, nous avons créé des indicateurs pour pouvoir qualifier ces propositions en fonction de nos besoins.

La particularité de ces nouveaux indicateurs est qu’ils se sont multipliés à une vitesse incroyable. Ils sont partout, dans notre quotidien, ils sont mesurés, traités et étudiés afin d’améliorer les performances des systèmes que nous utilisons, soit par nous, soit par des machines.

Indicateur objectif ou subjectif?

Sur covoiturage.fr par exemple, je peux noter avec des étoiles une des personnes qui m’a transporté, je peux aussi agrémenter son profil d’un commentaire qualitatif. Lors de ma prochaine recherche, je favoriserai les personnes ayant obtenues des étoiles et des commentaires à des inconnus. Dans les systèmes automatisés, ces informations de mesure donnent des feedbacks au système qui peut alors réguler automatiquement les commandements pour réduire les temps de latence, allouer au mieux l’espace, le temps de processeur etc.. Pour ce qui est de l’humain, nous sommes sur des sujets plus difficiles à mesurer puisqu’une grande subjectivité entre en jeu. Mesurer la qualité de l’air ou le temps d’un process mécanique peut se faire automatiquement sans subjectivité, mais quand il s’agit de mesurer la qualité d’une vidéo youtube, la qualité d’un vendeur ebay ou la sympathie de mon covoitureur, les grilles d’évaluations et le feeling de la dimension humaine font apparaître une notion inévitable de subjectivité.

Si en Anglais le terme free currencies correspond bien à ces nouveaux indicateurs de richesses car currency a un sens très large de mouvement (lié au courant)

Currency

1650s, « condition of flowing, » from Latin currens, prp. of currere « to run » (see current); the sense of a flow or course extended 1699 (by John Locke) to « circulation of money. »

en français le mot monnaie n’a pas ce sens et c’est pour moi une confusion importante de mélanger les deux. Je propose donc que nous arrêtions d’utiliser l’expression « monnaies libres » pour parler de ces indicateurs et que nous parlions plutôt de « nouveaux indicateurs libres de richesses ».

La richesse qui se reconnaît

La beauté, l’amour, la sympathie, la reconnaissance sont des formes de richesse que nous voyons tous les jours. On ne peut les échanger et les mesurer les dénature car elles sont par essence en quantité non mesurable. Certaines classifications (dans les toutes dernières slides) font une différence entre celles qu’on peut classer sans mesurer: je préfère radiohead à supertramp. Par contre pour mettre une note à un groupe de musique sans le vider de la relation intime et humaine que j’ai avec lui me paraît difficile. Ici encore on peut éventuellement parler de currency en anglais, mais le mot monnaie ne correspond pas. Indicateur de reconnaissance?

Conclusion

Si free currencies regroupe et enveloppe beaucoup de significations différentes, l’expression monnaies libres est maladroite dans sa traduction et ne correspond pas pour les différents niveaux de richesse. Bien que la monnaie puisse aussi avoir des fonctions de mesure et de réserve de valeur, utiliser le terme de monnaies libres pour des indicateurs de richesse met un flou qui n’aide ni le public à qui nous en parlons ni nous-même dans nos schémas mentaux. J’espère que cette explication fait sens, j’attends vos commentaires pour affiner les mots qui pourraient être les plus pertinents pour ces différentes formes de « currency ».

Créer de la richesse, la mesurer, l’échanger, la faire circuler

Dans mon billet sur gérer l’abondance, gérer la rareté qui compare les deux modes de partage et de gestion des richesses, je me frottais aux différences que l’on trouvait dans chacun des mondes et comment jouer sur ces différences. Comme le foot en salle ou en extérieur sont deux disciplines dont le but reste le même, toute la pratique consiste à développer la technique adaptée au terrain.

Pour ma part, dans la rareté ou l’abondance, je cherche à partager des richesses avec un maximum de personnes, de façon durable. Je cherche à partager ce que je créée tout en recevant quelque chose en retour qui me permette de vivre sur le long terme. Comment jouer sur chaque terrain en fonction de ses contraintes? Comment utiliser le terrain à mon avantage pour démultiplier les effets de ce partage dans l’abondance?

Dans une de mes analyses, je disais que l’artiste qui se reconnecterait avec sa communauté de fans se débarrasserait des intermédiaires et serait en prise directe avec son public de fan qui le soutient. En effet, je ne fais ici que reprendre les analyses de certains experts disant que nous passons d’une économie de la distribution à une économie de l’attention.

Le capital de départ L’outil de production

Donc dans l’abondance, offrir et partager avec le plus grand nombre ne me coûte presque rien car le coût marginal est quasiment nul: le coût marginal est le prix pour fabriquer une unité supplémentaire. Dans le cadre du numérique, on sait comme cela est facile de faire un copier coller. Ce qui va donc me coûter c’est mon investissement initial avec mes coûts fixes.

Prenons un groupe de musique, il lui faut bien les instruments, le studio, tout le matériel pour enregistrer dans de bonnes conditions. Prenons un bloggueur, il lui faut un pc et éventuellement une caméra ou un bon appareil photo. Pour les codeurs il leur faut un pc. Pour ceux qui font de la vidéo, des clips, du bon matériel photo/vidéo ainsi que de bons ordinateurs.

En terme d’outil de production, d’investissement de départ, il faut une certaine somme. Si on prend un studio de télé collaborative comme techtoctv, on est là dans une autre gamme de prix, avec tout le matériel, l’investissement de base est conséquent, mais le coût marginal reste faible. Si on prend owni, le site, son design, la construction, le serveur l’hébergement, l’entretien, là encore on a un capital de départ plus un coût d’entretien.

Fait intéressant: dans l’économie de l’abondance, les outils de production appartiennent au monde matériel, gérés par l’économie de la rareté. Les deux mondes sont bien liés et l’un dépend de l’autre. On ne peut les considérer séparément. De même, les circuits de distribution dans l’abondance dépendent bien des règles des tuyaux qui permettent aux contenus de naviguer. Comme l’opérateur téléphonique peut écouter ou couper une conversation, le FAI peut lire tout ce qui passe sur votre ligne.

Une fois acceptée les règles du capital de départ, nous entrons dans l’économie et la gestion de l’abondance, les portes s’ouvrent…

Le partage et la barrière à l’entrée

On  n’a rien sans rien. Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme.

Quoi que l’on fasse, que ce soit gratuit ou non, quand on donne quelque chose, on en retire forcément quelque chose en retour, si ce n’est pas monétaire ou quantifié en argent, on peut le mesurer en attention, en temps, en nombre de pages vues, en audience, en réputation, en plaisir, en bonheur etc..

Prenez ce blog. Vous ne payez rien à l’entrée. Pourtant vous payez. Vous payez avec votre temps, avec votre attention, avec votre envie de lire la suite, avec vos clics vous me donnez des informations sur ce qui vous intéresse, avec un commentaire vous m’aidez à construire mon raisonnement, à tester mes hypothèses, à encourager mon travail. Vous n’avez rien payé en euros, mais vous m’avez donné quelque chose en retour. Nous procédons à un échange. Mon temps contre le votre, mes questionnements contre votre intérêt, ma réflexion contre la votre. Nous échangeons, débattons éventuellement sur ce qui peut constituer les modèles d’échanges de demain, et ce faisant nous sommes déjà dans une forme d’échange spécial.

Mettre une barrière à l’entrée serait fermer cet espace qui porte mes idées et ma parole à l’écrit. Cela ne m’intéresse pas, je cherche à les diffuser, à les partager et à les faire voyager aussi loin que possible. C’est un aspect colonisateur de l’homme que je suis. Les laisser voguer à travers les twitts, les retweets et les autres trackback pour aller s’éclater contre les idées des autres. Chercher, rechercher ensemble ce qui pourrait fonctionner demain pour permettre à l’énergie investie de revenir, aux échanges de se faire d’une autre manière.

Je cherche donc à répandre mes idées sur le net et à les faire s’entrechoquer avec d’autres courants. Comment obtenir un retour qui me permettent de vivre?

Tendre la main

Je donne avec une main, je reçois avec l’autre

Paul Jorion a innové dans ce domaine en créant une licence: presslib qui accompagne chacun de ses textes. Un petit paragraphe accompagne chacun de ses textes:

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Chaque article est partagé, libre d’accès, mais doit être accompagné de cette mention qui fait le lien avec la case départ: la boîte à donation basée sur le site de monsieur Jorion. Principe de viralité assurée, il démultiplie la force de son message.

C’est à dire que si en plus de donner et partager mes analyses et billets, j’ajoute un paragraphe qui permette de tendre la main et passer la casquette pour ramasser quelques pièces, j’ai mon flux de feedback qui me permet de voir ce que vaut mon travail. Comme le guitariste dans le parc, comme le musicien dans le métro, comme la messe, comme le clown dans la rue, j’offre d’abord mon service, ce que je sais faire, je le partage avec tous sans barrière à l’entrée et je propose qu’on me rémunère ensuite, librement, en fonction de ce que ça vous a apporté.

En plus de donner son texte et de partager sa connaissance, Monsieur Jorion y ajoute un brin de conscience, il éduque son public et lui explique sa philosophie. Comme la licence GPL (General Public Licence) entraîne une viralité pour tous ceux qui utilisent des logiciels libres développés, sa licence se diffuse et peut se répandre à travers Internet de façon simple et gratuite tant que le paragraphe presslib y est accolé, et c’est ce que paye le lecteur: la conscience du travail fourni, et la possibilité de le rétribuer en fonction de ses besoins.

Ayant rencontré Paul la semaine dernière, il m’a confié que c’était souvent les mêmes qui participaient.: la communauté, les riverains comme les appellerait Rue89. Ceux qui habitent et travaillent sur le blog presqu’autant que lui, ceux qui vivent dans les commentaires, ceux qui en bénéficient et en profitent au maximum. D’une certaine façon ce sont devenus des actionnaires, sauf que les deux parties sont libres. Paul Jorion est libre d’écrire ce qu’il veut, n’ayant pas de patron, une personne face à qui se tourner pour connaître la ligne directrice du blog, et les membres donateurs sont libres de le faire quand bon leur semble. La transparence les lie avec un rapport semi-mensuel environ de l’état des donations. On retrouve là une grande similitude avec Wikipédia. Libre et interdépendants. La boucle de circulation de la valeur est bouclée. Pérennité assurée jusqu’à ce que l’une des parties n’y trouve plus son intérêt.

Comment stimuler sans capturer? Comment créer de la richesse de façon vertueuse?

Profiter des lecteurs, de leur temps et de leur attention pour les faire participer à la tâche: construire ensemble, co-créer.

Plutôt que de les tracer silencieusement, de les observer depuis le back office, de les statistiquer, si je leur donnais la possibilité de s’exprimer? De qualifier ce qu’ils trouvent, de classifier, de tagguer, de ranger? N’est-ce pas déjà la stratégie de google, flickr, youtube, diigo qui délivrent un service gratuit et utilisent leurs utilisateurs et la longue queue pour améliorer, trier, ranger les données pour améliorer l’utilisation de tous: un véritable travail de fourmi. A l’aide d’un flux de rémunération parallèle, ils récupèrent de quoi vivre.

Démultiplier: Je donne la ressource, vous la diffusez.

Mesurer: Je produis des idées, vous testez leur cohérence.

Trier: Je publie des contenus, vous les classifiez.

Échanger: J’investis de l’énergie pour construire une structure, vous investissez de l’énergie pour la maintenir en vie, l’améliorer.

Tester la pérennité: Je partage mes contenus de façon ouverte, je demande aussi une rémunération en échange, vous me donnez la réponse.

Partager les revenus: Je reçois une rémunération, je la réinvestis dans le blog et dans mon travail, vous en profitez à nouveau.

Eclairer: Je déclare mes intentions, vous connaissez mes revenus et mes besoins.

La suite on la connaît: winner takes all. Le premier qui fournit un service gratuit et performant attire toute l’attention et on ne parle plus que de lui, car la communauté est là-bas. Les nouveaux arrivants filent vers ce service sans se soucier de la concurrence. Le premier qui ouvre et partage gagne l’attention et les projecteurs. Ensuite s’installe  une lutte pour vivre dans la durée.

Pour ne pas capturer, ils doivent jouer la carte de l’open: pas de barrière à l’entrée, pas de barrière à la sortie. Chaque membre doit pouvoir prendre ses affaires et s’exporter vers un autre service librement s’il n’est plus satisfait. Alors pour stimuler le client, je dois l’encourager à participer, à construire avec moi cette plateforme, à la partager avec lui, l’aider à s’impliquer, lui donner une voix, compter et valoriser son travail comme je lui demande de valoriser le mien. Il partira parce qu’il y a mieux ailleurs, il reviendra car il est ici chez lui. Il aura construit une part de ces fondations. Une partie de lui est ici. Nous sommes liés, libres et liés.

La communauté améliore la fluidité des échanges

La communauté gagne toujours, l’union fait la force

Dans les mouvements du logiciel libre, de la musique, de la peinture, des arts, des écrivains, des blogs on retrouve cette même base: la communauté. Un éco-système, le premier cercle qui protège, alimente et nourrit une idée, une philosophie. Seul vous n’avez aucune chance. Entourez vous d’une communauté que vous nourissez et qui vous nourrit, bâtissez un échange viable qui enrichisse chacune des parties et alors vous développerez plus que des idées. Comme nous l’avons vu chez Paul Jorion ou chez Rue89, ce sont les membres les plus proches qui participent et assurent la viabilité. Il reste probablement des participations marginales de personnes qui passent et découvrent le site, mais c’est réellement le premier cercle qui fournit l’apport vital au noyau. C’est également ce premier cercle qui contribue à la diffusion vers les autres cercles, qui deviendront peut-être un jour contributeurs.

1) Qu’est-ce que j’apporte à ma communauté?

2) De quoi ai-je besoin?

3) Qu’est-ce que m’apporte ma communauté?

4) De quoi a-t-elle besoin?

5) comment fluidifier nos échanges, pérenniser notre relation, avancer ensemble de façon libre et interdépendante?

Pour le prochain billet, je répondrai à ces questions, alors vous pouvez dores et déjà réfléchir à ce que je vous apporte, et à ce que vous pouvez m’apporter qui ne me viendrait pas à l’esprit (monétaire et non monétaire..)