Tout tout et rien

De plus en plus difficile de trouver un peu de temps pour poster quelque chose ici, mais suite à des efforts surhumains, j’ai réussi à me libérer de mon emploi du temps de ministre et ma secrétaire a trouvé un peu de temps libre pour écrire ces quelques lignes. Il est à noter que ma secrétaire est déjà dans mon cerveau, ce qui permet d’éviter les pertes de temps inutiles : en effet il me suffit de penser pour qu’elle écrive tout ça, je vous filerai l’adresse si vous en voulez une aussi.

Reprenons, j’ai posté mercredi soir en rentrant, très rapidement, honte sur moi j’aurai dû prendre plus de temps, pour décrire ces petits instants de bonheur que j’ai vécu.

 

Ga Quake :
 Le WE du 11 novembre, je me suis échappé de paris en direction de Poitiers pour ce qu’on a appelé la dernière LAN pour Quake 3, j’y suis allé avec un petit clan, pour me faire plaisir, passer un WE avec des amis, le but était vraiment de se faire plaisir et de rejouer un peu en CTF en équipe. On a finit 3ème des poules, et c’était cool (pour la rime). J’ai revu les gens avec qui je passe beaucoup de temps sur internet, et en partant, comme les autres je me demandais si je les reverrai un jour, mais quelque chose me dit que ce chapitre n’est pas complètement clos.

 

Sigur ròs :
Ce groupe islandais qui fut révélé en 2000 m’a fait vibrer. 2 heures et demi durant, les 4 garçons, accompagnés des 4 filles d’Amina, groupe de première partie qui accompagne Sigur dans l’album (), nous ont transporté dans un pays magique. Le concert avait lieu à l’Élysée Montmartre, ce fut la découverte de la salle. Amina, les 4 filles d’origine probablement nordique ont effectué une première partie magnifique, ces 4 filles habillées à la façon des vikings ou de gauloises, passaient avec aisance et doigté d’un instrument à l’autre, pour parfois échouer sur le mac situé au milieu histoire de faire un peu de boîte à rythme.

Dans le désordre, on a pu entendre, du violon, de l’alto, du xylo et vibraphone, du violoncelle, une sorte de petit piano avec un son d’accordéon. Les filles, n’ont pas hésité à caresser une scie avec un archer, pour en faire sortir quelques vibrations, dont on pouvait réguler la hauteur en tordant la scie plus ou moins. Une autre a ensuite joué du verre à vin : le truc qu’on a tous fait quand on était gosses, avec les verres en cristal, sauf qu’elle c’était juste, travaillé, et ça arrivait pas comme une mèche de cheveux sur la soupe, enfin, ça donnait une sensibilité à la musique qui rendait le tout magnifique.

 

Ensuite sont arrivés ceux pour qui nous étions tous venus, nous public assez hétérogène, mais motivé. Niveau installation, ils avaient tirés un rideau blanc sur le devant de la scène, qui les cachait de notre vision. Le concert commence en exploitant le concept des doubles ombres chinoises, en effet, à la fois ils projetaient sur le rideau blanc depuis la scène, en allumant alternativement le vidéo projecteur situé côté public, ou les spots situés sur la scène, ce qui permettait d’insérer le groupe dans la projection. De plus, selon les lumières allumées depuis la scène, on voyait la projection du guitariste avec son archer en grand, ou en petit, de voir le pianiste, le batteur ou encore le bassiste. Un bon concept qui m’a beaucoup plu. Lors de la première chanson où le guitariste délivre les premières notes en caressant sa guitare avec son archer, l’ambiance change, les coeurs se remplissent de sang, les yeux s’ouvrent, les oreilles s’agrandissent en forme de gramophone, chacun veut récupérer plus de son que son voisin. Les premiers sons de la voix, m’ont surpris, bien que j’ai écouté les cds, je connaissais déjà la voix, mais penser que cette voix, ce chant de baleine qui sortait de l’autre côté du rideau provenait d’un être consituté couilliquement, m’a foutu une bonne claque. Le concert avance tranquilement, ils lèvent le rideau de devant, Amina revient pour les accompagner en quatuor à cordes cette fois ci, il fait chaud, ça commence à faire chier d’être debout. Pour ceux qui ne connaissent pas, la musique pourrait être comparée à de la musique classique, ou un opéra, bien que chaque coup de grosse caisse me fasse balancer la tête, et que la voix emplisse la salle avec une profondeur et une pénétrance qui ressemblerait presque à l’ivresse d’une drogue qui ne voudrait pas te lâcher, malgré tout cela, rester debout, ça fait super chier.

Voilà, on sort de là, il faut repasser par le métro, ça change un peu la donne, mais bon.

 

Voilà pour le chapitre concert, continuons avec la partie associative, suivez moi dans le grand salon.

 

Le gala, notre cher gala, est presque signé,  pour la date du 31 mars, et aura lieu au pavillon dauphine. C’est un grand soulagement de savoir qu’on a la salle, et maintenant on va pouvoir rentrer dans le vive du sujet en consitutant des sous équipes, des petites cellules, responsables alternativement des animations, des sponsors. Vendredi on a fait de la veille commerciale, suite à un dossier et une possibilité de faire notre soirée au Tapis Rouge, salle über-ultra classe (que Chirac a réservé pendant 3 mois pour sa campagne présidentielle), on a été convié à une soirée de gala des 50 ans de l’ISEP. Invités et reçus comme des rois, on a profité de la soirée comme il se devait, et nous avons noté tous les éléments de la soirée qui nous paraissait réussis, ou les idées qui étaient bonnes à prendre, bref, plutôt que de réfléchir et de se creuser la tête pendant des heures entre 4 murs, on a choisit la façon agréable de travailler. Avant d’aller au Tapis Rouge, nous nous étions retrouvés avec FX et Cécile à l’abracadabar, un bar plutôt roots avenue de Jaurès pour le concert de Picsou est à la rue, petit groupe de ska dynamique, et le fait de rentrer en costar cravate, dans ce bar, a attiré tous les regards et autres foudres sur moi, sentiment rigolo. Disons que la soirée a été fructueuse étant donné qu’on a récupéré le mail du groupe, puis celui d’un pianiste pendant la soirée, les choses avancent, et ça fait plaisir.

 

Roland Garros :

J’ai passé Samedi mon entretien pour être manager à Roland Garros lors du tournoi 2006, diriger une équipe de vendeurs ou logisticiens est dans la continuité de ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, et j’aimerai bien avancer dans ce sens. L’entretien ne s’est pas spécialement bien passé, mais ils savent comment je travaille, ils m’ont déjà vu, ils ont mon CV dans les mains, ils doivent savoir que je suis très motivé et bien placé pour faire cette tâche.

 

Etre différent :

L’autre jour, en me baladant dans la rue, je voyais des gens, l’un avait une coupe assez originale, l’autre était classique. J’essayais de deviner, ou d’imaginer la vie de chacun d’entre eux, leur journée, à la manière des dessinateurs, j’essayais de faire celui qui sait et qui connait, qui a vu et qui a lu. Ne me demandez pas l’intérêt, c’est juste que ça fait passer le temps et que c’est rigolo. De là et d’ailleurs vient une envie personnelle, d’être différent, ce qui est pas facile, puisqu’on est 6 milliards, mais je cherche à faire quelque chose, j’ai envie, je me demande ce que je peux faire pour pas être associé à la masse, j’ai pas grand chose d’un artiste, d’un marginal, ou d’asocial, je suis même le prototype du jeune adolescent, mais d’une façon ou d’une autre, j’ai envie de me détacher de toutes ces masses qui m’entourent. Alors comment faire? J’ai déjà pensé à l’idée de me raser la tête, de me couper un bras, de me faire une coiffure horrible, de me déchirer le visage, mais toutes ces solutions ne m’apporteront pas ce que je recherche, ou si c’est le cas, le prix est un peu fort. Alors se différencier, oui, mais pas par l’apparence, alors peut-être par les idées, trouver quelque chose qui n’a jamais été pensé, se retourner la tête, se mettre 4 coups de marteaux et essayer de trouver une nouvelle théorie philosophie

que ou mathématique? pas facile non plus. Mais quand je vois des gens qui se sont différenciés, je me dis souvent quand je lis un livre, quand je vois une expo, une citation ou autre chose, pourquoi j’y ai pas pensé plus tôt? Comment ces gens ont réussi à penser à tout ça, alors je me dis que si l’autre l’ont fait, je dois pouvoir le faire aussi, d’une façon ou d’une autre. En voyant Sigur Ròs, je me suis dit que c’était des sacrés stars, la minute d’après je me disais que c’était un groupe comme celui de mon frère et que ça restait 4 êtres humains comme vous et moi. L’idée de se dire que je serai jamais une star de la musique m’a chagriné, l’idée de penser qu’en rentrant à la maison je jouerai leur morceau au piano m’a motivé. Penser que j’ai pas pris la voix des rêves, celle de l’artiste, du peintre, du musicien, du cinéaste, de l’écrivain, ça me fait chier, mais je me dis que je pourrai peut-être être un super marqueteur? :/ A voir.. Il me reste toutes les nuits pour satisfaire cette envie d’avoir fait quelque chose de grand, à la manière d’Achille dans Troie, laisser son nom dans l’histoire. L’envie de ne pas faire sa petite vie, simplement dans un coin de l’univers et que personne se souvienne de toi. Ca me fait penser à bigfish un peu, le père qui à sa façon a été une star. J’ai besoin d’un plus grand océan pour nager.

 

Voilà, je n’arrivais pas à trouver le temps d’écrire pendant mon temps libre, c’est maintenant chose faite. La suite au prochain épisode, en attendant, rangez tous les moutons qui sont passés par dessus la barrière.

 

 

6 réflexions sur “Tout tout et rien

  • 21 novembre 2005 à 23 h 00 min
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    Pour la partie gaming, je confirme la GA Quake c’etait super sympa. Pleins de gens du en vrai, du bon esprit en barre. Bref a refaire. (Si possible =/)

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  • 22 novembre 2005 à 10 h 27 min
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    C’est marrant ton histoire de « différences ».
    Les 6 et quelques milliards d’êtres humains ayant tous cette envie et cette revendication de dire « MOI, je suis pas comme LUI », et c’est le cas sans qu’on ai d’effort à faire en fait 🙂

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  • 22 novembre 2005 à 22 h 09 min
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    Je suis désolé de te joindre par le biais de tes commentaires, ce n’est pas de la pub, mais je réalise une enquête sur les journaux intimes en ligne et comment te contacter autrement?
    J’aimerais que tu répondes à mon questionnaire car ton témoignage m’intéresse.Tu peux répondre sur un blog prévu à cet effet: http://fleurchocenquete.blogspot.com/ ou encore m’écrire si tu préfères que je t’envoie le questionnaire par mail: marie-line.carrion@etu.univ-lyon2.fr

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  • 24 novembre 2005 à 14 h 08 min
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    Salut Picou… T’inquiètes pas, il y en a qui ne t’oublieront jamais! C’est peut être pas ce que tu recherche mais j’ en connais plein qui pensent souvent à toi, moi en particulier, et qui se disent que tu es parfois inaccessible! Alors imafine si tu deviens une méga star, on aura décidémment plus le temps de se voir! Bon courage et bonne chance pour Roland!

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  • 26 novembre 2005 à 19 h 30 min
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    coucou banji

    inacessible, moi? certainement pas, sauf parfois avec l’emploi du temps de ministre parisien qui fait que je suis seulement rentré ce WE à abbeville et que la dernière fois c’était il y a 2 mois et la fois d’avant pour le mariage de ta soeur et la fois encore avant en juin, ce qui me porte à penser en faisant le calcul que je dois passer à abbeville 7-8 fois par an, ce qui fait pas beseff!

    Si t’as un moment à passer en France, et que ça doit être à Paris, frappe à ma porte 🙂

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  • 1 décembre 2005 à 20 h 14 min
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    Ah ça fait plaisir de te lire!
    On est tous unique… L’important c’est de trouver sa voie. J’imagine que quand tu sauras… tu le deviendras… Mais tu es déjà différent des autres. Le problème, c’est que les autres sont aussi différents de toi… Bizarre cette façon qu’on a de rechercher l’individualité, alors que finalement, tout ce dont on a besoin, c’est des autres. ^^

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