J’ai un cadeau musical pour vous

Dès que j’ai entendu Chloé Cassandre chanter chez Adel, j’ai eu envie de partager et faire découvrir cette vibration que j’ai ressenti quand elle chante. Sa voix, sa nudité, sa générosité. Ce Don. L’envie de la faire connaître. L’aider à fleurir dans d’autres champs avec plus d’espace, plus de soleil et plus d’eau.

L’idée était de filmer Chloé dans un milieu naturel, en profitant des pianos dans la ville « Play me I’m Yours ». Après un échec cuisant devant le piano en face du café Chéri(e) dont les touches blanches sont restées entièrement collées suite à l’humidité, nous finissons par faire un duo de piano chinois. Exotique, sympa, mais ce n’est pas ce qui était prévu..
Ne renonçant pas, nous prenons la direction du Parc de Belleville pour enregistrer quelques chansons. Nous arrivons au piano qui est entouré du groupe de gospel qui termine sa répétition. Un Summertime plus tard et Chloé fait une entrée remarquée, les bras croisés. L’espace s’ouvre et l’invitation lui est faite de jouer ses morceaux. Au milieu d’un mélange familidominical, Chloé a d’abord envoûté la foule avec sa reprise de Satie. Rejoint par Francisco Cordovil, guitariste tranchant et bien aiguisé, le duo saisit tout de suite l’attention de l’auditoire. Les visages sourient, les jambes balancent, le groupe de gospel est scié. On lui demande son nom, où on peut la retrouver. L’onde diffuse, la magie fait son effet. Deux chansons plus tard, il est déjà temps de lever le camp pour aller  chez Adel où ils joueront le soir même.

 

Chloé & Francisco

Sur la route,  une envie, un défi. « Ca vous dit de jouer Marlon Brando en marchant? » Je les libère de leurs sacs, je prends la housse de guitare et c’est parti ça tourne, les cigarettes fument encore, j’allume la caméra.

 

 

Le naturel et l’authenticité l’emportent, il n’y a rien à faire, juste les suivre, ce sont eux qui vont guider la chanson et la caméra. Le reste se fait tout seul. C’Est. A peine la prise terminée, j’ai conscience de la chance que j’ai et du moment que nous venons de vivre. L’expérience est réussie, c’est dans la boîte.

Il n’y a plus qu’à vivre un dimanche soir chez Adel pour clôturer et fêter le tout.

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