Construire un réseau

Réunir une masse critique, concentrer l’énergie – initialement publié le 18 octobre 2016 sur strikingly

Souvent, on critique bitcoin et les crypto-monnaies de ne pas donner la même valeur à tous les arrivants et d’être artificiellement rares. Sur les crypto monnaies pourquoi elles sont toutes codées comme rares : pour remercier ceux qui ont pris le risque de se joindre au réseau tôt. Peut-être que sinon elles n’auraient probablement pas pris et montré que c’était possible…

C’est comme un réseau ou une plateforme, il faut réunir une masse critique, si tu n’as pas un incentive fort au début pour les early adopters, personne ne viendrait tôt, parce que venir tôt ou tard ce serait pareil. Donc elles encodent cette rareté artificielle pour construire le réseau et attirer du monde, c’est à la fois très malin et très critique pour l’équité et l’équivalence entre tous les membres. Si bitcoin n’avait pas encodé la limite de 21 millions de bitcoin de masse monétaire et sa façon de la distribuer, peut-être qu’il n’y aurait pas eu de bitcoin tout court 8 ans après, juste quelques fous qui en auraient eu et c’est tout. Il fallait donc attirer les gens à venir construire un réseau inexistant. L’espoir qu’un jour ça vale beaucoup est un moteur puissant.

C’est ce qu’on retrouve dans les crowd-sale (vente aux foules) des monnaies cryptées : des émissions monétaires qui avantagent toujours les premiers arrivés et qui s’amenuisent avec le temps, le risque pour les arrivants ensuite étant moins grand. C’est par exemple ce qu’avait fait DAO qui leur a permis de lever 150 millions de $. La prise de risque de venir au début, seuls, tôt, sur un réseau qui peut-être ne marchera pas est récompensée si jamais ça marche.

C’est la force qui est nécessaire pour construire un effet de réseau, une masse critique sur une plateforme, il faut beaucoup beaucoup beaucoup d’énergie au début pour rassembler les premiers qui ont peu d’intérêt ou de valeur d’usage à être sur la plateforme car il n’y a pas encore grand monde. Imaginez être parmi les 10 premiers sur Facebook ou les 100 premiers sur le réseau téléphonique.. chiant n’est-ce pas?

Donc vus que les technologies sont maintenant accessibles au plus grand nombre, ce sont les réseaux où il y a du monde qui marchent et ont de la valeur. Dès lors, quelle est la bonne recette pour construire ces réseaux en valorisant et partageant la valeur assez pour que les premiers soient attirés et suffisamment pour que les suivants y gagnent aussi sans se faire écraser par le rapport de masse monétaire des premiers.

Application place de marché & réseaux sociaux :

Même si Facebook, Airbnb et blablacar nous offrent des plateformes avec une grande offre et une grande demande, de nouveaux entrants proposant des marges, des commissions plus faibles et d’autres valeurs : communs ou s’appuyant sur de nouvelles technologies : blockchain, devraient pouvoir se faire une place et détrôner ces réseaux qui paraissent aujourd’hui si bien ancrés. Quelqu’un se souvient d’ICQ? de Messenger? de myspace? On pourrait alors dire que ces réseaux privés auront fait la première couche de connexion, reliance superficielle et rapide pour nous montrer que c’est possible, que ça existe.

La deuxième vague permettra-t-elle de créer des réseaux plus pérennes économiques qui ne vendent pas toutes nos données à des commerciaux tout en évitant les impôts de nos pays d’origines? Je l’espère.

Application monétaire :

On sait qu’il existe déjà des logiciels pour développer des revenus de base à dividende universel sur une blockchain, il s’appelle Duniter. La difficulté n’est donc plus le code et la perfection des algorithmes de distribution, c’est celle de réunir un grand nombre d’utilisateurs prêts à donner/échanger/vendre des marchandises réelles en échange de ces points/unités de compte/nouvelles monnaies.

C’est notre capacité à faire corps, à nous réunir, à switcher ensemble et nous engager à utiliser ensemble de nouveaux accords, à nous prêter à un nouveau jeu qui rendra efficace et utile ces développements. Là où Facebook et blablacar ajoutent de nouveaux usages, la monnaie, ces monnaies viennent complémenter le terrain de l’euro et cela représente toujours un risque et une perte d’efficience d’utiliser une autre monnaie que l’euro à court terme.

Ce risque est pris par des millions de gens s’il y a possibilité de gagner plus après (DAO). Mais il n’est pas suffisamment pris juste pour des raisons éthiques, ou des motifs de valeurs profondes seulement. Soit.

nombre d'euros pour une action DAO en fonction du temps

Celui ou celle qui arriverait à développer une monnaie dont l’usage serait différent de l’euro et ne remettrait pas en cause l’utilisation de l’euro et des monnaies conventionnelles tant qu’elles vivent, marquerait un grand point pour sa capacité et sa facilité d’adoption. Le choix n’étant plus entre l’euro et autre chose, mais l’euro pour certaines choses et cette monnaie pour d’autres usages.

Tisser le réseau, c’est aussi la phase dans laquelle rentre le Coopek, monnaie numérique nationale initiée depuis Toulouse avec une SCIC SA. C’est la phase où Symba n’a pas su réunir assez de monde assez vite. C’est sûr que les incentives étaient loin d’être monétaires…

Le bon moment

Je suis sûr que nous arriverons à faire décoller ces nouveaux réseaux basés sur des partages de valeurs et de richesses justes qui ne soient pas seulement des répétitions des schémas actuels de répartition de la richesse…

Peut-être faut-il juste attendre… le bon moment…

Essayez de convaincre Leonardo Di Caprio et Kate Winslet de rejoindre un canot de sauvetage pendant que la fête bat son plein sur le Titanic… ridicule. Par contre une fois l’iceberg touché, les places dans les canots ont une autre valeur…

Il ne s’agit pas tant de monétiser ces places que de créer des canots qui permettent d’emmener tout le monde, même ceux qui se moquaient de nous.

L’équilibre

L’équilibre est à trouver entre les belles valeurs de ce que ça devrait être et comment ça devrait fonctionner d’un côté et les concentrations d’énergies nécessaires et les prises de risques relatives à la construction de ces réseaux d’un autre côté.

Enfin, cela doit être fluide et se faire sans efforts… j’ai vu des réseaux se construire avec une légèreté et une fluidité incroyable, simplement parce que la plateforme était là au bon endroit, au bon moment, l’intention juste répondant à un besoin, ou offrant un service qui n’existait pas auparavant.

Cela ne doit pas être une lutte, trouvons le plaisir et remettons nous en question si jamais ça ne prend pas comme nous l’avions rêvé..

Le DAO est la mère des mille et une choses

Pour comprendre le DAO, Ethereum, Bitcoin & la Blockchain

16 novembre 2016 – post initialement publié ici

Article originellement publié sur Medium le 25 mai 2016

Bienvenue dans la plus grosse levée de fonds de tous les temps : 161 millions de dollars et ça augmente encore. Entre le moment où j’ai décidé d’écrire cet article (34 millions) et le moment où je l’ai publié (167), 133 millions de dollars ont été investis sur The DAO.

Pourquoi, des milliers de personnes se ruent-elles pour acheter des DAO Tokens pour un système qui n’existe pas encore?

Voilà ce qu’on peut appeler une Crowdsale, CryptoCrowdEquity ou CryptoIPO, c’est à dire une introduction en bourse cryptée, ou alors la venue au monde de la première Organisation Autonome Décentralisée : LA DAO. Ce qui est en train de se passer sous nos yeux, est la possibilité d’acheter en ligne directement des jetons de cette DAO, soit des actions ou des parts. Comme une entreprise naissante, des milliers de personnes sont en train d’acheter des parts, des droits de vote de cette nouvelle forme d’organisation complètement décentralisée.

3ème enfant d’une vague d’innovation toute récente, the DAO arrive comme fils d’Ethereum et petit fils de Bitcoin.

A quoi va servir cette DAO? Comment ça marche? Qui est derrière? Pourquoi avoir créé cette DAO?

Pour comprendre toute ces questions, nous allons faire un léger saut en arrière et retour dans le temps afin que vous compreniez bien les tenants et aboutissants de cette somme astronomique et de cet événement inhabituel qui se déroule sous nos yeux ébahis

0. Peer to peer

Le pair à pair est le principe même du réseau : être connecté d’ordinateur à ordinateur, sans intermédiaire. C’est ce que nous avons découvert dans les années 2000 avec le Bittorrent, le partage de fichiers qui nous a permis d’échanger des quantités impressionnantes de données rapidement, à moindre coût et de façon facile et sécurisée. Bittorrent a notamment posé d’énormes problèmes au niveau légal puisque des millions de films et de mp3 se sont retrouvés sur ces plateformes de partage. Fonctionnant de manière décentralisée, cette technologie a été quasiment impossible à arrêter et c’est au travers de la loi et du projet Hadopi que la France a pu retarder et réduire son impact. Voici, après Internet, les prémices du Peer to peer et la transformation de nos sociétés, de la pyramide vers les réseaux.

1. L’effet de réseau ou le Network effet

Deuxième chose à découvrir c’est l’effet de réseau, le fait qu’un réseau prend toute sa force et sa puissance par le nombre d’utilisateur qu’il a.

Pour faire court : allez utiliser le téléphone alors que vous êtes le seul à en avoir un. Ou inscrivez vous sur une nouvelle plateforme de rencontre dès le premier jour. Vous vous retrouverez seul-e, le réseau n’ayant pas encore atteint sa masse critique. A l’inverse, essayez de quitter Facebook alors que vous y avez tous vos ami-e-s. Pas évident.

L’effet de réseau est donc une force non négligeable qui entraînera un grand nombre d’utilisateurs vers un réseau déjà en place et puissant.

2. Bitcoin : une monnaie et une technologie

Apparu en 2009, Bitcoin est une monnaie décentralisée, elle existe sans banque centrale. Elle permet de faire des transactions anonymes entre 2 points de la terre sans passer par les banques, les régulateurs ou une autorité de confiance. Elle permet de créer la confiance grâce au logiciel, par la façon dont il fonctionne. C’est à dire que deux personnes qui ne se connaissent pas vont pouvoir échanger directement ensemble sans autre intermédiaire que le logiciel Bitcoin et sa puissance de calcul.

Première révolution du P2P (pair à pair) en finance, Bitcoin permet notamment à Wikileaks de continuer à recevoir des dons lorsque Visa, Mastercard & Paypal (3 entreprises américaines) la boycottaient au moment des révélations de wikileaks sur les cables des USA en Irak.

Masse monétaire limitée dans le temps : incentive à l’entrée.

La proposition de Bitcoin écrite dans son code était de limiter sa masse monétaire à 21 millions de bitcoin. C’est à dire qu’au fur et à mesure de sa vie, des bitcoins seraient émis, créés, pour remercier les ordinateurs qui participent à coder, encrypter la chaîne de blocs (blockchain) qui permet d’écrire les transactions et de les sécuriser dans le livre de compte (ledger). Plus l’on arrive tôt dans l’histoire de bitcoin, plus l’on a de chance de recevoir des bitcoins en remerciement de cette mise à disposition de notre processeur. Au fur et à mesure du temps, le nombre de bitcoins sera de moins élevé.

La masse monétaire limitée des Bitcoins

Cette masse monétaire limitée permettait d’encourager à venir tôt en créant une masse monétaire rare. Puisqu’elle ne bougerait pas dans le temps, le nombre de bitcoins créé serait à tout jamais défini et plus l’on avancerait dans le temps, moins il y aurait de nouveaux bitcoins créés.

Longtemps critiquée pour ses aspects spéculatifs, ce paramètre a permis d’encourager les intéressés à venir ajouter leur puissance de calcul au réseau dès le début et donc de renforcer la puissance du réseau et lui donner le succès que nous connaissons maintenant.

3. Blockchain

Découverte au fur et à mesure de l’évolution de Bitcoin et longtemps après ses farouches critiques, nous avons découvert que bitcoin était à la fois une monnaie décentralisée, mais aussi, la première fille d’une famille nouvelle, utilisant cette fameuse technologie de chaîne des blocs impétables.

Ce qui avait été permis pour bitcoin, à savoir une monnaie, pourrait donc être appliqué à bien d’autres choses, applications, qui jusqu’ici nécessitaient un tiers de confiance.

Définition :

« a Blockchain enables a database to be directly and safely shared by entities who do not trust each other, without requiring a central administrator. Blockchains enable data disintermediation, and this can lead to significant savings in complexity and cost. »

Depuis Bitcoin, environ 700 « Coins » alternatifs, petits frères et sœurs de bitcoin sont nés et co-existent sur internet à travers différentes Blockchains avec différentes règles et propriétés.

4. Ethereum

Et si, plutôt que juste faire des échanges de monnaies sur cette chaîne de blocs, on pouvait aussi coder, et imaginer plein d’autres fonctions? voici la proposition de Vitalik Butterin en novembre 2013.

L’avantage : plus de flexibilité
L’inconvénient : moins de sécurité

Ce qui veut dire en gros, faire péter tous les métiers basés sur la confiance pour les remplacer par du logiciel, ou plus exactement, une blockchain ethereum. En gros, simplifier la société par tous ces métiers devenus inutiles qui peuvent être effectués par des ordinateurs et fournir un travail pour lequel nous n’avons pas besoin de nous connaître, d’avoir confiance etc… Un projet de société radical qui va faire sauter tout un paquet de professions, et attaquer un certain nombre d’organisations que nous connaissons en remplaçant des entreprises centralisées par des réseaux décentralisés. Il va y en avoir pour tout le monde, des notaires à Airbnb en passant par Dropbox & Facebook.

En 2014 : Financement d’Ethereum : 18 millions de $ lors du CrowdSale d’août 2014. Le premier bloc d’Ethereum apparait moins d’un an plus tard le 30 Juillet 2015.

5 millions d’ETH ont été distribué aux codeurs, développeurs qui ont investi leur temps et énergie pour rendre ce rêve réel avant la levée de fonds. La levée de fonds de 18 millions de $ génèrera 70 millions d’Ether, achetés principalement à base de Bitcoin pour que la fondation développe Ethereum Fondation.

La monnaie d’Ethereum est le gas, qui permet de faire tourner les ordinateurs. Une façon de remercier, financer les ordinateurs qui font tourner le réseau.

Et puis, la spécificité d’Ethereum : la naissance des Smart contracts — contrats intelligents :

A smart contract is a piece of code which is stored on an Blockchain, triggered by Blockchain transactions, and which reads and writes data in that Blockchain’s database.

Eh oui, même si on est passé au digital, les petits contrats de nos petits ordinateurs ont besoin de « gaz » pour fonctionner, c’est leur nourriture, c’est le prix que les développeurs donnent à chaque transaction effectuée. Et le gas ne peut se payer que en Ether.

5. The DAO

Nous y voilà donc, pour fonctionner sur Ethereum, chacun peut maintenant créer sa blockchain. Seulement, pour lever des fonds, il y a plusieurs solutions : soit chacun pour soi, soit on la joue collective, en profitant de l’effet de réseau et tout le monde y gagne. Il faut savoir que créer un réseau puissant requiert beaucoup d’énergie, en temps, en investissement, en communication. Demandez à Airbnb et über combien ils dépensent pour faire connaitre leur réseau et leur service. Si les nouvelles technologies ont facilité et accéléré le temps qu’il nous a fallu pour réunir 100 millions d’utilisateurs sur chaque nouveau média, la proposition de DAO est révolutionnaire en cela qu’elle propose de mutualiser les fonds et de se réunir dans une organisation commune : THE Dao.

Première du nom, le principe est simple :

  • On prend des parts.
  • Avec ces parts on “devient” la DAO nous-même.
  • En étant actionnaire, on peut faire des propositions, voter pour des projets ou recevoir des bénéfices.
  • Faire des propositions de projets : pour être financés.

Donc contrairement à du don contre don, ici on ne fait pas que donner des sous pour acheter un produit, on n’achète pas des titres participatifs, non on devient membre à part entière de l’organisation et donc de sa gouvernance, avec un pouvoir de vote proportionnel au nombre de part que l’on a.

La conquête du far west recommence.

A la différence qu’il n’y a pas de Conseil d’administration. Il y a un grand nombre d’actionnaires, décentralisés, libres de voter, proposer, ce qu’ils veulent dans l’organisation.

En mettant ses jetons de The Dao, c’est à la fois investir ses droits de vote, mais aussi placer ses actions dans des projets à l’intérieur de l’organisation et en recevoir des bénéfices quand le projet sera développé et offrira des services et que des utilisateurs payeront pour l’utiliser.

L’objectif étant que le coût d’usage soit inférieur à celui des intermédiaires actuels. Donc plus rapides, moins cher, plus sécurisé.

C’est la naissance d’une super-organisation basée sur un super-ordinateur, open source, distribué, décentralisé, sécurisé et gouverné en direct par ses membres. La limite est que si on regarde la distribution des DAO aujourd’hui, les 100 plus riches ont la moitié de la masse monétaire, ce qui nous rappelle quand même quelques vices que nous connaissons dans nos monnaies habituelles..

Le vote :

Accepting a Proposal requires a majority decision after a debating period of two weeks minimum, and a participation rate of 20% or higher calculated proportionally to the value of ETH requested in the Proposal.

Maintenant, sinon ce ne serait pas drôle, DAO veut aussi dire Distributed Autonomous Organisation, soit organisation autonome distribuée, ce qui sous-entend que le truc tourne tout seul, de façon distribuée = sans centre, sans chef, sans autorité centrale.

En tant qu’actionnaire, et parce qu’on a des parts, on peut proposer des projets à être financés, décidés et allouer des DAO aux propositions. Bien sûr, parce qu’on est actionnaire on peut aussi recevoir du profit/dividendes des projets financés.

Au jour d’aujourd’hui :

1 ETh = 12,50 dollars à peu près

1 ETH vaut 100 Tokens de DAO

Mais dans leur émission de DAO tokens (jetons DAO), ils ont repris le même schéma de rareté artificielle en réduisant tous les 15 jours ou toutes semaines le nombre de DAO émis pour 1 ETH échangé. Donc 100 DAO pour 1 ETH la première semaine puis à partir du 14 mai ce sera 95 DAO pour 1 ETH et puis ça changera encore…

Cela pour valoriser ceux qui arrivent le plus tôt, car ils prennent un plus grand risque.

Donc

Aujourd’hui, on a 42 millions de dollars qui ont été investis.

Ce qui représente : 4,31 millions d’ETH créés.

Ce qui représente 430,77 millions de DAO Tokens.

5.1 Slock.it

Les grands malins qui ont bien boosté le lancement de The DAO, c’est Slock.it, une startup basée sur l’internet of things, internet des objets qui veut proposer une alternative à AirBnB & über en utilisant la blockchain. Pourquoi? parce que c’est possible, moins cher et que la richesse est partagée.

Donc plutôt que ce soit une entreprise qui possède la plateforme et fasse intermédiaire, la proposition c’est d’avoir une technologie open source, avec des contrats proposés par Slock.it et que chacun puisse louer ses objets, sa voiture, son appartement, directement via The Dao.

5.2 Ethereum Computer & le universal Sharing Network

Mais plus malins encore que ça, leur premier projet, avant de pouvoir dérouler toute leur vision, c’est de créer un Ethereum computer, sorte de box wifi, qui contribuerait à réaliser les transactions ethereum et donnerait de la puissance de calcul à la blockchain d’Ethereum, le tout dans le monde physique, parce que tout ça, c’est quand même vachement virtuel, donc difficile à capter pour le grand public.

Conclusion

Alors qu’une nouvelle ère de l’informatique, de l’innovation et du p2p s’ouvre devant nos yeux, de grands écueils viennent avec elle : la levée de fonds étant faite en dollars/euros, l‘accès à cette monnaie étant de plus en plus cher, on retrouve des mécanismes de rareté artificielle qui sont bien peu nécessaires à nos inventions du 21ème siècle.

La quantité monstrueuse de DAO achetés, les mécanismes évidents de spéculation et la croyance que ça va toujours monter donnent à la DAO un gout de super produit magique qui va changer le monde.

Or, et c’est bien là que tout recommence, avec près de 200 millions de dollars financés, tout reconstruire avec une telle somme génère une pression et un enthousiasme qui peut vite faire perdre la tête.

Le pouvoir de vote lié au nombre de DAO est-il bien raisonnable pour sortir des mécanismes déjà bien connus de concentration de pouvoir monétaire et décisionnaire?

Une chose est sûre : peu nombreux sont ceux, à ce jour, qui peuvent lire les codes et algorithmes et comprendre vraiment de quoi il en retourne, alors même si on n’a plus besoin d’avoir confiance en notre prochain grâce aux machines, encore faut-il avoir confiance dans ceux qui en écrivent et programment la colonne vertébrale.

A suivre… ce n’est qu’un début…

Merci à Hadrien & Nicolas Loubet pour les infos et perspectives sur Ethereum & Dao.

Sources :

DAO :

Site officiel (EN) : https://daohub.org/

https://medium.com/@BlockByBlock/the-decentralized-autonomous-organization-dao-5e80cfe8c993#.pkfffktu7

Acheter ses premiers DAO (EN) : https://forum.daohub.org/t/up-updated-official-statement-on-the-dao-creation-process-how-to-get-and-watch-tokens/425

White paper (EN) : https://download.slock.it/public/DAO/WhitePaper.pdf

Code source (EN) : https://github.com/slockit/DAO/wiki/The-DAO-v1.0-Code#verifying-the-dao-code

Faire une proposition (EN) : https://github.com/slockit/DAO/wiki/How-to-create-a-proposal

Les propositions en cours : https://dao.consider.it/

What is the DAO (EN) : http://www.coindesk.com/the-dao-just-raised-50-million-but-what-is-it/

Backfeed veut changer la gouvernance du DAO pour instaurer du mérite : https://magazine.backfeed.cc/dao-alive-now-let-evolution-begin/

Présentation par le COO de Slock.it (EN) : https://blog.slock.it/the-inexorable-rise-of-the-dao-2b6e739b2615#.rtiwhwiwz
Q&A with Stephen Tual from Slock.it (EN) : https://www.youtube.com/watch?v=cnm7nh7LVPA
Q&A avec Stephan Tual de Slock.it (FR) : https://bitcoin.fr/video-presentation-de-slock-it-par-stephan-tual/
Qu’est -ce qu’une DAO (FR) : https://www.ethereum-france.com/decentralized-autonomous-organization-dao-blockchain/
Stats du DAO : http://daostats.github.io/accounts.html
Quels contrats sont possibles à coder (EN): http://www.the-blockchain.com/2016/04/12/beware-of-the-impossible-smart-contract/
Crowdfunding list (EN) : https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_highest_funded_crowdfunding_projects

Mes revenus et échanges monétaires professionnels en 2013

Voici le temps de vous partager le résultat de mon activité d’auto-entrepreneur pour 2013. En effet, je pense que l’argent ne devrait pas être un tabou. Ainsi je souhaite vous partager combien j’ai reçu, de qui, dans quelles conditions et pour quelles missions. Nous pouvons en discuter, s’étonner, mais je souhaite que cela ne soit pas secret car je crois que cela concerne tout le monde et permet à mes précédents, futurs et potentiels partenaires de voir les missions que j’ai réalisé et pour qui. En fait, je n’ai rien à cacher alors je choisis de tout montrer!

Je pratique la participation consciente dans mes échanges (issue de l’expérience de l’Université du Nous) , ce qui signifie que je donne mon temps et réalise la mission confiée et l’entreprise choisit ensuite, en fonction de ce qu’elle estime avoir reçu ce qui est juste pour elle de me donner en échange. Il n’y a pas de prix minimum, pas d’attente, une liberté et une responsabilité de chacune des deux parties : pour moi de m’épanouir et de donner le meilleur de moi dans ce que je fais, pour l’autre de sentir ce qui est juste.
C’est un grand pas de côté qui fait sortir de la notion de compétition, de négociation et de sortir gagnant ou perdant de l’échange. Par ma posture je choisis et suis déjà heureux d’avoir donné, le montant choisi est un remerciement mais ce n’est pas le motif de mon travail.

Voici donc mes prestataires et échanges de 2013 :

Finances EH 2013Pour l’avoir déjà posté sur Facebook j’ai remarqué que cela générait également des discussions intéressantes car nous en parlons si peu d’argent en France…

Sommes nous libres de payer nos impôts? ou obligés?

Et si nous étions libre de payer nos impôts, à quoi ressemblerait notre économie, notre nation?
Wikipedia fonctionne dans l’économie du don et nous permet à tous d’en profiter bien que seulement une minorité contribuent. Cette dynamique spécifique du web a permis à l’humanité de se doter d’une encyclopédie en ligne d’une ampleur inédite.

Et si, à la manière de Wikipedia, nous étions libres de contribuer, ou non, à la hauteur que nous souhaitons aux impôts que nous donnons à notre nation?
Et si, à la manière de l’économie du don, nous étions libres de contribuer ou non aux services que nous recevons, qu’est-ce que cela changerait?

Si plutôt qu’une obligation, nous avions le choix, et la visibilité sur la conséquence. Imaginez sur le site impots.gouv.fr une jauge « nous sommes à 756 millions d’impôts récoltés sur les impôts sur les revenus pour 2013 » il nous faut encore 42 milliards pour permettre de faire fonctionner notre économie.
« encore 3 milliards » et nous pourrons assurer le programme d’investissement pour les écoles
« encore 7 milliards » et nous pourrons continuer la guerre en centrafrique
« encore 12 milliards » et nous pourrons continuer de financer la dette française

Utopie? Faisable? A quelles conditions? Qu’est-ce que cela changerait pour vous?

If the sharing economy is about renting, i’m out

my favourite question since day 1 in OuiShare.

0) Sustainable dev – allocation of ressources
Sharing a space – co using and re-using good in a time of intensive sustainable development needs is a very good move. It’s smart, it’s usefull, it’s logical.

1) definition of sharing
There are 2 different meanings I can attribute to sharing in french : partager, they are close, but refer to different feelings if I may say. The first one is something close to dividing. One Share says it all. We share shares, it’s close to mathematics and cold science. The other one is about experiences and humans, to experience something together as human, we shared a good moment : you can’t divide that moment I would rather say « living together » then divide.
It refers to me as the natural rush from children to divide things into pieces but to distribute shares to each person in a room in order to have the same piece of the cake and to eat the cake together and experience eating together
>> Sharing is caring

In this second part of the definition, sharing calls to the heart, to something warm, something profound and deep.

2) sharing and renting
There is nothing wrong with renting and earning money. The problem I see is when renting is called sharing, misusing the warm part of sharing to use a more trendy and human face.
Said in other words, in renting the story is not « people come together, put ressources in common and share them » it is « people who have some specific ressources rent them for other people who need them »

While you still have the allocation of ressources effect that suits sustainable development’s problem you just lost the sense of community and of deep connection.

3) money money money
Sharing is one of the most powerful resistance to the monetary system since it goes perfectly against its growth and program : monetizing and creating profit with everything nature gave us.
Sharing, as well as giving are 2 of the best counter-system answers that don’t contribute to monetize things. It is an act of resistance saying my relation has huge value but no price, I’d rather share my stuff/car/appartment then sell or monetize any of this. (see sacred economy from Charles Eisenstein)

4) the choice
While the monetary system is entering its final phasis, sharing, the warm one is very appropriate to resist, while sharing, the renting one is just more of the same monetization process (and there is nothing wrong with it).

This is why from day one I have been vigilant to what do we speak about when we speak about sharing and not to put all dynamics / organisations in the same box even if they have things in common.

5) my choice
I’m in love with the sharing economy, when we share something deep, create a relation between two beings. I believe this is the strongest and most sacred act we can do in order to solve our global enigma : get rid of profit-money and share some special moments together.

The renting economy doesn’t need my help nor my energy and this is not what I’m advocating for. It has nothing wrong but it doesn’t fit my agenda and my priorities and it doesn’t answer the world deepest problem to me.

6) stop the sharewashing & long live the renting economy
By calling the renting economy sharing, or by not getting into too much details about the differences between sharing and renting some companies are nurturing a lie for me. They are sharewashing. This is where my limits are.

Did you notice that renting comes from rente / rentable (which means profitable in french), quite different from the sharing – profound, human experience of being together that I spoke about earlier..

Long live the gift!

(re)Découvrez l’Economie Symbiotique avec Isabelle Delannoy

En Juin 2013, Isabelle Delannoy, fondatrice de Do Green est allée à la commission 2030 pour présenter l’économie symbiotique, modèle qu’elle a développé en observant les exemples concrets qui viennent du terrain.

Cette magnifique présentation vous invite au voyage du réel, à la découverte des choix auxquels nous faisons face au niveau local comme au niveau global.

Je recommande très chaudement le visionnage de cette identification des principes communs à tous ces modèles pour comprendre l’essence et l’origine du projet Symba : projet de monnaie en Ile de France.

Le but? Créer un réseau capable de restaurer le milieu dans lequel il s’inscrit en développant les richesses Sociales, Environnementales & Economiques.

We, the people are paying for this game

Le système ne tourne pas rond.. Les gouvernements empruntent aux banques des sommes d’argents que les banques créent à partir de rien.

Nous payons les intérêts sur cette dette (37% de nos impôts, soit un transfert de richesse de 16 milliards d’euros chaque année depuis les plus pauvres vers les plus riches), pour que nos Etats aient des belles notations.

Les banques reçoivent les intérêts, des primes et se gavent sur notre dos sans rien faire.

Les politiques font des promesses et continuent d’emprunter en nous endettant collectivement.

Chaque année le plafond de la dette est rehaussé car aucun politicien ne veut voir le système s’écrouler sous son règne.

Les US ont fait leur 3ème injection monétaire grâce à la FED (Quantitative Easing 3) pour relancer la croissance US. D’un montant de 255 milliards de dollars (sortis de nulle part), ils l’ont fait rentré dans leurs recettes comme du PIB ce qui leur permet de faire croire qu’ils sont en croissance. Cela fait 4 trimestres que les injections couvrent les vrais chiffres, cela fait 4 trimestres que les vrais chiffres sont en récession. Au bout de 8 trimestres de récession, on appelle cela une dépression.

on se la refait :
Les US sont en dépression économique.
Les US cachent leurs chiffres et font apparaître l’injection d’argent comme du PIB.
Les politiciens demandent de l’argent-héroïne aux banques.
Les politiciens réhaussent le plafond de la dette pour que le jeu continue.
Les citoyens payent.

ça tient tant que nous payons, ça vous plaît comme programme d’avenir? 😉

De la pyramide au réseau, prends ta place et entre dans la danse

L’internet et les nouvelles technologies n’ont pas créé la démocratie participative, l’économie du partage ou la création de nouvelles monnaies.
Ils ont simplement inversé l’asymétrie entre ceux qui possédaient les pouvoirs de décisions, les moyens d’échanger, les systèmes de contrôle et d’information et ceux qui en étaient les utilisateurs.

Avec le net, le transfert, le partage et la copie d’informations numériques à grande vitesse et à moindre coût, nous prenons conscience de tous les nœuds et flux de pouvoir que nous pouvons réécrire et reconnecter. Nous prenons conscience beaucoup plus vite car chacun publie, partage, avance sur ses thèmes respectifs et informe son entourage / ses partenaires de thème sur sa veille, ses trouvailles..
Les forums, wikipédia, le crowd-funding, le p2plending, le micro-crédit international, le mouvement du logiciel libre, le budget collaboratif, les pages facebook, protéi, les réseaux, wikileaks, snowden, les indignés, les révolutions arabes..
Nous sommes maintenant capables de veiller, de créer de manière décentralisée et asynchrone avec des équipes internationales motivées par leur volonté de faire de leur mieux pour créer.
Transférer un pouvoir d’un type d’instance vers le peuple, partager telle responsabilité entre un élu ou d’autres individus, organiser un forum, animer une équipe projet devient un jeu d’enfant.
En nous donnant accès à tous à ces outils, en nous permettant de voir les liens, nous densifions notre nombre de relations, la distance de ces relations et devenons des pieuvres sur les sujets que nous scannons respectivement. Chacun devient le phare d’un thème, d’une problématique et nous nous faisons passer les infos de façon organisée et non coordonnée. En se spécialisant sur un thème on peut rapidement avoir accès aux meilleures thèses, articles, vidéos, auteurs sur le sujet, signalées, taggées, twittées par le réseau de veilleurs en français et dans d’autres langues. Les contacter, les rencontrer est à portée de main.
Le pouvoir social de la foule internationale présente sur le web permet de se synchroniser, de faire passer des informations rapidement, des messages de paix, des pétitions, des nouvelles oubliées des médias.
Le rapport de force prend alors une autre tournure car la foule commence à parler et à s’éveiller à son pouvoir de s’organiser, de communiquer, de s’indigner de façon synchronisée et médiatisée même quand les médias principaux font le black out.
Son pouvoir de créer un autre système, de s’organiser d’une manière indépendante avec de nouveaux liens apparaît plus proche et plausible. Sa capacité à essayer plein de stratégies et voies différentes nourri l’intelligence de l’ensemble et son auto-apprentissage. Prenant conscience de sa propre capacité d’organisation, elle se mit alors en chemin. Le net accompagnant cette prise de conscience que les outils sont là, les connaissances aussi et qu’il n’y a plus qu’à le faire et se mettre en mouvement.

Ces pouvoirs existaient avant mais leur contrôle était tel qu’il était impossible de lutter contre le haut de la pyramide.
Ce que permet l’internet c’est de créer un nouveau réseau de liens à la fois humains, de chaînes d’informations, de communautés centrée sur des valeurs, d’organiser avec des outils équivalents à ceux de nos dirigeants la société dont nous rêvons sans aller contre eux. Nous pouvons jouer sur un autre terrain. Définir et mettre au point sa distribution des pouvoirs, son partage des richesses et des savoirs, ses valeurs propres, son rêve commun d’humanité.

Tout le reste, nous l’avons déjà.

à tous mes collègues de Quake, frefrafac, OuiShare, SEML, IRC, Netvibes, Twitter, Facebook, diigo, Freemen, Crouzet, du groupe Monnaies complémentaires, des nombreuses listes de diffusions de veilleurs, des réseaux de réseaux et des chatlist skype
Merci pour toutes vos infos, les projets co-créés à distance, les ping malins et les liens partagés.
Si vous voulez donner 2 mots clés dans votre commentaire, chacun peut faire sa cueillette de liens sur des thèmes à suivre, des personnes à rencontrer, des passions communes
Simples humains, nous sommes riches de nos liens!

Tes amis sont mes amis, alors partageons! Open House wants to live!

 Mon rêve : partager un maximum de choses avec un maximum de gens : avoir accès à tout ce dont j’ai besoin

Si on me demandait aujourd’hui ce qui m’intéresse le plus : démonétiser et faire entrer dans l’économie du partage un maximum de chose. Alors l’avantage c’est que je ne suis pas seul à oeuvrer dans ce sens, par exemple, voici un projet que je porte en mon cœur depuis longtemps : Mus Open. Le but : lever de l’argent pour enregistrer en licence Creative Commons des disques de musique classique qui sont déjà libres de droit mais qui, puisqu’ils sont enregistrés par les Majors ne le sont pas dans les faits et donc télécharger un album. En finançant ce projet, vous libérez la musique pour tous, pour toujours.

Qu’est ce que je peux partager sans argent?

Je n’ai pas besoin d’argent, j’ai besoin des choses que l’argent peut acheter, mais si quelqu’un peut me le prêter, le partager avec moi ou m’en offrir l’accès, alors je peux largement diminuer mes besoins en argent. Voici donc la liste des bien matériels que je peux prêter ou dont je peux partager l’accès :

– mon appartement
– ma machine à laver
– ma guitare
– mes livres
– mes DVD
– mon écran 22″
– mon wifi

Partager ces biens ne me coûte rien, je ne souhaite donc pas de rétribution monétaire. Je souhaite juste que ce soit fait auprès de personnes de confiance : mes amis. Je sais que je peux partager avec mes amis sans soucis car ils respecteront ces affaires comme si c’était les leurs. En échange, je demande à ce qu’ils me donnent accès à ce qu’ils  peuvent partager avec moi.

J’ai besoin que vous me demandiez pour l’accès et les dates, pour qu’on s’arrange et qu’on s’organise. Si vous n’êtes pas encore mes amis, j’aimerai que vous me demandiez pour qu’on le devienne et je souhaite vous faire confiance pour partager avec vous.

J’ai également besoin que vous ne le partagiez pas qu’avec moi mais que vous invitiez vos amis à le faire. Pas tous, ceux qui sont sensibles à ce genre de démarche et qui sont prêts à jouer le jeu. En gros, ceux en qui vous avez confiance.

Vous définissez ce que vous pouvez partager, ce que vous avez envie, vous pouvez changer à tout moment, vous êtes libres.

Open House : faites comme chez vous /-)

L’intérêt : partager mon logement et les biens dont je ne me sers pas 100% du temps, avoir accès à d’autres endroits et d’autres biens qui pourraient me servir de temps en temps.

Un esprit : Ensemble on est plus riches, c’est l’esprit du partage! J’y contribue par mes valeurs, le respect que je mets dans chaque échange, prêt, accès et la confiance que je donne à mes amis.

3 Valeurs : Partage, Respect, Confiance

Partage : on est plus riches ensemble, plus je partage plus je suis riche.
Respect : je prends soin des affaires qu’on me prête, des espaces qu’on m’ouvre.
Confiance : je connais mes amis, je sais que je peux leur faire confiance.

Qu’est-ce qu’on compte, qu’est-ce qu’on ne compte pas?

> La quantité que vous partagez n’a pas d’importance, c’est l’esprit du Partage qui compte
> Le nombre d’amis que vous invitez n’a pas d’importance, c’est la qualité de votre Confiance en eux qui compte
> Le nombre de fois où vous jouissez des accès chez les autres n’a pas d’importance, c’est votre Respect à chaque fois qui compte

Des règles

> Il est interdit de monétiser quoi que ce soit, ce projet est à but non lucratif
> Chacun est libre de choisir ce qu’il souhaite partager ou non
> Celui qui ne partage plus rien n’a plus accès

La communauté co-optée et reliée :
Quand j’invite un ami je lui donne un peu de ma confiance. Je suis en partie garant de mes amis et je réfléchis à deux fois avant de les faire entrer dans l’Open House.

L’accès aux comptes se fait par l’email, coopté par 2 personnes au moins. 1 compte = 1 personne = 1 Numéro de téléphone = 1 ID

Au début je ne peux échanger qu’à un cercle de distance autour de moi. Passés quelques échanges, je peux emprunter à 1 cercle d’écart, puis deux. A chaque échange avec des cercles plus loin, je peux demander aux intermédiaires de me valider/recommander (comme sur viadeo) et alors ils m’ouvrent leur cercle d’amis.

Chaque partage est qualifié par une note de 0 ou 1 qui contribue à construire mon capital Confiance.
Chaque partage est qualifié par une note de 0 à 10 qui contribue à construire mon capital Respect.

Mon capital Confiance m’ouvre de nouveaux cercles et me donne accès à de nouveaux biens/lieux.
Mon capital Respect augmente mes chances d’échanger/de partager/d’avoir accès.

Quand une personne valide son Respect pour moi et sa Confiance pour moi, elle m’ouvre à son cercle d’amis. Son cercle d’ami verra que c’est elle qui m’a validé.

On peut jouir mais pas profiter.

Chacun reste souverain et responsable dans les échanges qu’il fait et les accès qu’il donne aux autres. Il ne s’agit pas ici de fuir ses responsabilités et de prêter tout ou n’importe quoi à n’importe ou d’accuser la plateforme. Chacun est grand et choisit, en conscience, s’il souhaite ouvrir sa maison ou non.

Bref, c’est quoi ce délire?

Pour l’instant, Open House ce sont des mots sur une page, un rêve, un projet. Un jour il prendra peut-être forme pour devenir réalité. Qu’en dites-vous? ça vous parle? ça vous tente? utopie? A vous de me dire!

Manifesto pour la reliance des causes communes

Suite à la soirée sur le Domaine Publique qui avait lieu hier soir au Centre Pompidou pour célébrer l’arrivée à terme des droits de certains auteurs, j’ai découvert que le domaine public n’existe pas en droit. Rassemblés autour de Comunia, Savoirs Com1, la Quadrature du Net, l’Open Knowledge Foundation et d’autres organisations qui promeuvent la défense du domaine public, de l’internet libre, des logiciels libres, j’ai appris l’inexistence du Domaine Public : il n’est même pas nommé. On suppose son existence par l’extinction des droits d’auteurs mais il n’est pas nommé. Nul part en droit français. Rien. Niet. Nada.

Difficile de créer une société du partage quand notre droit représente aussi bien les intérêts individualistes, les intérêts privés mais omet, ignore et ne nomme pas cette chose aussi essentielle et vitale qu’est le Domaine Public.

Le Domaine Public appartient à tous. Ainsi nous devrions tous nous sentir concernés lorsque nos bibliothèques, nos juristes, nos gouvernements, nos lobbys parlent, légifèrent et décident de ce grand pot commun de l’humanité qui devrait être inaliénable.

C’est ce que tentent de faire les licences Creative Commons avec notamment la licence Creative Commons 0, une sorte de carte de don d’organe ou je demande que l’on verse à ma mort toutes mes œuvres dans le domaine public… mais cela ne suffit pas.

C’est ce pour quoi Aaron Swartz s’est battu, c’est ce pourquoi beaucoup d’autres se battent… libérer la connaissance et la verser dans le pot commun, pour que les bases de données scientifiques, les anciens recueils, les photos de la Joconde, les images des grottes de Lascau, les œuvres soient accessibles et utilisables par tous, aussi bien scientifiques du MIT que pays en voie de développement. De nombreuses propositions concrètes existent pour faire évoluer la situation : que l’on réduise le droit d’auteur pour augmenter le partage, la diffusion de la connaissance et le partage de la culture par exemple.

Nous devrions tous être concernés lorsque l’on parle du domaine public, nous devrions tous être sensibilisés et sensibles à cette ressource qui est la propriété de tous et d’aucun.

Je vois la transversalité dans ces causes, les mêmes fondements que ceux que je retrouve dans les mouvements des monnaies complémentaires au code libre, transparent et modifiable par les utilisateurs. Je vois les mêmes valeurs que celles qui nourrissent l’ESS, de Terre de Liens, de la NEF et biens d’autres coopératives qui créent une économie qui a du sens basés sur des liens humains. J’y retrouve les mêmes valeurs que ceux qui se battent pour ce grand Bien Commun qu’est la Neutralité du Net. J’ai ressenti la même volonté chez les indignés et les anonymous qui par milliers se sont levés pour dénoncer les limites criantes et l’hérésie du système en place qui réduit les droits et espaces de libertés. Je sens les liens également avec la montée du Parti Pirate et des défenseurs des logiciels libres et du partage. C’est évidemment la même source qui nourrit les partisans du revenu de base, ce revenu minimum pour tous. Je trouve la même dynamique que celle qui motive la défense du brevetage du vivant, la protection des semences… Les mêmes valeurs encore qui sous-tendent le Forum Social Mondial, l’émergence et la reconnaissance de la Société Civile.
Je vois les mêmes valeurs encore que celles des défenseurs de l’écologie, des indiens d’Amérique ou d’ailleurs qui défendent la Terre, l’Eau, l’Air, les forêts… comme Biens Communs de l’Humanité.

Au-delà des différences apparentes, il y a des choses que nous avons en commun, ces choses, ces causes, ces sujets qui nous relient et nous rassemblent, ces valeurs qui nous ré-unissent.

J’ai choisi de me spécialiser dans les monnaies car c’est pour moi un sujet qui me semble central et stratégique pour débloquer la rareté artificielle et les comportements individualistes, pour sortir de la compétition des uns contre les autres et du sentiment de séparation. En même temps je soutiens, encourage, lis et relie les branches voisines, mes coopérateurs et coopératrices qui œuvrent pour les combats similaires et parallèles qui défendent, améliorent et libèrent les autres branches de notre société vers plus de partage, plus de liberté et plus de bon sens.

Il est temps de relier les causes communes et de réunir les forces encore trop dispersées.

Je ne connaissais pas Aaron mais son combat est le mien, je me reconnais dans son action et son indignation. Je me reconnais dans sa vision, je me reconnais dans les autres causes que j’ai citées plus haut car elles contribuent toutes à plus de libertés individuelles et collectives et elles contribuent à plus de sécurités pour l’individu et pour les communs face aux intérêts privés.

Nous sommes quelques groupes à défendre, de plus en plus nombreux, à pousser, à faire avancer chacun dans notre silo : le droit, la mentalité, les pratiques pour qu’un nouveau paradigme puisse émerger, reconnaissons-nous et aidons-nous à faire émerger les causes des uns et des autres, nous partageons les mêmes valeurs fondamentales, nous défendons les mêmes causes.

  • Je choisis et recommande la non-violence comme principe essentiel d’action car toute violence sur l’autre est une violence que je m’inflige à moi-même dans cette conscience que je ne suis séparé de l’autre qu’en apparence.
  • Je choisis l’action créative et la coopération pour développer et mettre en place de nouveaux modèles qui rendent les anciens obsolètes.
  • Je choisis le dialogue, la confiance en la justesse de mon action et la patience lorsqu’il est nécessaire de faire évoluer l’existant.
  • Je choisis de sensibiliser, expliquer et former aux pratiques du partage, à la notion de Domaine Public, de Biens Communs, de brevetage du vivant, de bio-piraterie et je soutiens les organisations qui œuvrent dans ce sens.
  • Enfin je choisis la désobéissance civile en conscience et le droit à l’expérimentation lorsque la loi est dépassée, contraire aux intérêts de l’Humain

 

Le Domaine Public, les Biens Communs de l’Humanité doivent être reconnus et défendus par Tous et pour Tous!

Faisons rentrer le Domaine Public dans nos textes de lois!
Chaque pas, chaque victoire d’une de ces organisations, de ces causes contre les intérêts privés et égoïstes est une victoire pour Tous.
N’attendons pas une nouvelle Hadopi, un nouvel ACTA, un nouvel Aaron pour agir et ouvrir les yeux sur cette monétisation grandissante et perpétuelle de l’argent-dette sur notre Culture, nos Communautés, notre Terre, nos Œuvres et nos Vies pour promouvoir, défendre et développer nos libertés fondamentales!
Nous l’emporterons sur nos propres parts égoïstes, car notre Nature profonde nous montre l’exemple et le chemin… il n’y a qu’à suivre notre Cœur.

En avant les communs!

// Quelques manifestos.. à compléter!
Public Domain Manifesto
Guerilla Open Access Manifesto
Le Manifeste de Savoirs com1
Manifeste pour la récupération des biens communs
Manifeste pour la protection de notre héritage génétique
Manifeste sur l’avenir des semences