Création, destruction, mesure, changement de la valeur

Suite au billet et aux commentaires des billets de Thierry Crouzet sur la question du statut du blogueur dans le Flux, par rapport aux aides offertes aux médias pure players Rue89, Slate & MediaPart, voici un éclaircissement personnel sur ce qui me saute aux yeux de la situation actuelle.

Destruction de valeur

Nous avons d’un côté un monde qui s’écroule, un modèle dépassé en bout de course, une machinerie monumentale qui comme un titanesque projet révèle au grand jour ses plus belles imperfections.

Depuis le déclenchement de la crise du subprime, j’ai pris conscience que nous avons trop joué avec la machine économique et que pour la dernière fois aujourd’hui, le décalage est tellement important entre la masse monétaire, l’argent que nous utilisons et la valeur réelle créée, que notre système ne pourra cette fois plus s’en relever.

Le titanic qui s’effrite, ce n’est pas seulement la crise financière, bancaire, c’est également celle des médias, des politiques, de l’économie, de l’éducation, de l’environnement, de la culture. Notre monde surconsommateur et matérialiste vient avec Internet de découvrir plus fort que lui: immatériel, reproductible à l’infini, presque gratuit, sans possibilité de contrôle et instantané. what else?

A l’heure du bilan, l’évolution nettoie ce qui n’a plus de sens, la destruction créatrice de Schumpeter si on veut.

Dans l’augmentation du chômage, on perçoit l’augmentation de la destruction de valeur. La valeur est pour nous la plupart du temps ce qui est monétisé, en réalité la valeur est bien plus large que sa simple représentation monétaire. La valeur est l’ensemble de ce que nous reconnaissons et déclarons comme tel. Ce qui nous rend heureux, ce qui provoque de la joie, ce qui est utile, ce qui subvient à nos besoins, ce qui nous importe. Alors forcément, si on comprend ça, on se rend compte que la valeur qui n’est plus reconnue ne répond pas forcément à la valeur que nous reconnaissons mais à la valeur monétaire de la rentabilité de ces structures.

Ce n’est pas la valeur qui change, c’est notre perception de la valeur. C’est en changeant ce qui nous est utile, agréable et indispensable que nous changeons ce qui a de la valeur.

Si le chômage augmente, cela veut dire que des emplois qui servait à créer de la valeur sont aujourd’hui dépassés, inutiles. Ce n’est pas tant une destruction de la valeur, c’est plutôt une régulation de cette valeur. Étant donné le contexte actuel environnemental et énergétique, bon nombre de produits et d’emplois n’ont plus leur place, la valeur a migré ailleurs.

Création de valeur

Alors que je vois s’effondrer un monde, une économie et la valeur que je lui avais attribué, je vois un autre monde apparaître sous mes yeux. Fasciné par sa rapidité et ses propriétés, celui-ci remet tout en cause. Il nous permet à moindre coût d’être plus performant, plus rapides, moins contrôlés. Je le décris comme l’abondance numérique, c’est le Flux.

Le Flux, c'est le bordel, mais on le cache pas.

Jamais au grand jamais il n’a été donné à quelque être humain que ce soit d’avoir accès à tout le savoir, la connaissance, l’information, la culture, la science à laquelle nous avons accès avec Internet. Donner un ordinateur et Internet à quelqu’un et il a accès à la plus grande bibliothèque jamais imaginée, il a accès au cerveau global de l’Humanité. Là est la richesse que nous avons créé ensemble.

Ainsi, dans notre vie quotidienne s’installent de nombreuses applications, services, sites webs et autres vaisseaux surfant sur la vague dématérialisée et répondant à nos besoins à moindre coût. Nombre d’entre eux se cassent les dents à la recherche du business model magique qui permettra de vivre, interdépendant et libre. Certains offrent déjà un service plus rapide, performant, qualitatif et sans les défauts intrinsèques au monde qui s’écroule. D’autres cherchent, testent et allient créativité et performance sur le nouveau support avec rentabilité financière sur le monde qui se meurt.

La question est toujours la même, comment perdurer et recevoir suffisamment d’énergie, de valeur, d’argent en retour pour le travail fourni? C’est la problématique principale de survie et de vie. Si un écosystème se meurt, la vie doit se réorganiser pour pouvoir continuer d’être et de se développer.

Changement de valeur?

S’il est clair que le monde industriel basé sur la rareté matérielle souffre, que sa valeur s’effrite, à nos yeux comme financièrement, le transfert de valeur monétaire ne s’est pas encore opéré vers le Flux.

Nous nous retrouvons donc à organiser les transpositions de la valeur de l’ancien monde vers les services du Flux. Relier les connexions sanguines du monde qui se meurt sur le nouvel outil de production, transposer, recoder et donner et rétribuer la création à la hauteur de la valeur qu’elle représente.

La monétisation est le fait de transformer une richesse reconnue en richesse mesurable et échangeable. Cela signifie qu’il faut qu’elle soit reconnue et mesurée par l’autre également, et qu’il ait confiance en sa valeur.

Le monde qui s’écroule n’étant pas entièrement remplacé par le Flux, il s’agit de les faire coopérer, et de gérer la complémentarité, la complexité et la diversité que ces deux écosystèmes représentent. D’un côté la supposée rareté matérielle, liée aux ressources rares toujours inférieures aux besoins de tous, qu’il nous faut optimiser pour assurer la meilleure allocation possible, de l’autre l’abondance numérique, qu’il nous faut gérer pour donner à chacun l’information, le produit, le service qui correspond exactement à ses besoins, où qu’il soit, instantanément.

Comment monétiser une richesse abondante, dont les propriétés sont l’immatérialité, la reproductibilité à l’infini, la quasi-gratuité, l’instantanéité et l’impossibilité de contrôle?

En gros, comment monétiser l’air? 🙂

En temps normal, sur nos bases habituelles de contrôle permanent, on aurait deux solutions: le rendre rare et en vendre une petite part différenciée, ou alors, créer une bulle: faire diverger la valeur réelle du bien et sa valeur financière.

Aujourd’hui, comme Internet et le bit nous l’ont appris, il est question de lâcher notre habitude de contrôle, pour préférer la liberté et la fluidité. Le mouvement c’est la vie, la stagnation c’est la mort.

Changement d’outil de mesure de la valeur!

Si la monnaie a pu contenter plus ou moins l’expansion du capitalisme, ses propriétés rares et de contrôle appartiennent bien à l’ancien monde. Pour mesurer et permettre la circulation du Flux financier, il est nécessaire d’utiliser un outil adapté.

Si nous ne désirons plus arrêter, contrôler, séparer, alors ouvrons, partageons et faisons circuler. Pour lâcher prise il faut avoir confiance, en l’Homme, en l’autre, en soi.

Le partage

La monnaie, puisqu’elle est un média, une représentation de la valeur que nous créons doit refléter au plus proche la réalité, sans quoi nous vivrons dans l’illusion. La sagesse reposera alors sur le savant équilibre de la gestion de la masse monétaire en rapport avec la création de richesse et de l’implication de tous dans la responsabilité de ce flux sanguin. Enfin, les règles du flux, sa composition, sa définition et avant tout: son rôle détermineront son succès.

L’open money, les monnaies libres trouvent alors leur place comme outil de mesure répondant à la problématique de l’abondance. Si nous utilisons les monnaies libres comme une décentralisation du pouvoir monétaire classique alors nous en aurons compris un aspect réducteur, reproduisant la rareté artificielle. Si nous les voyons comme l’outil d’organisation de la mesure et de la circulation des richesses entre les hommes, alors nous pourrons en accueillir tous les bienfaits.

Changer ses valeurs

Si le monde de la rareté nous a habitué à évaluer notre richesse matérielle et notre bonheur par rapport aux autres, il est indispensable de nous réunir, et de dépasser cette compétition et cette peur du manque pour aller vers la confiance. Nous avons créé le système, nous pouvons le changer, mais nous devons d’abord nous changer, sans quoi nous allons recréer les mêmes problèmes.

Ce changement de valeur, c’est ce à quoi servent les crises, prendre conscience, faire le bilan, réaliser et acter. Le monde change, nous changeons, nos modèles ne sont plus adéquats, que puis-je changer en moi pour accompagner ce changement?

15 réflexions sur “Création, destruction, mesure, changement de la valeur

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  • 3 janvier 2010 à 19 h 17 min
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    On est en phase… je développe toutes ces pistes dans mon livre sur le Flux… je vais mettre en ligne la partie 1 en bêta dans les jours qui arrivent (les aspects économiques que tu évoques sont traités en partie 4).

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  • 6 janvier 2010 à 0 h 54 min
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    Bravo pour ces belles analyses que je lis ici depuis quelques temps 🙂

    En plus c’est du crouzet approved : la classe 😉

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    • 6 janvier 2010 à 2 h 47 min
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      @Stan: Merci Stan! Bonne année et tout le meilleur pour 2010!

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  • 6 janvier 2010 à 6 h 42 min
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    Je rejoins Stan : bravo pour cette analyse qui nous éclaire bien sur l’évolution à suivre. 🙂

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  • 7 janvier 2010 à 1 h 51 min
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    Merci Etienne, bonne synthèse et belle ouverture.

    J’ai toujours trouver absurde, ceux qui s’opposait à la mise en place d’automate, comme les caisses automatiques, sous prétexte de destruction d’emplois. Comme si c’était une fin en soi d’être assit toute la Sainte journée derrière une caisse, et que le socialisme soi-disant humaniste, allait nous permettre à tous d’avoir une place prêt d’une caisse enregistreuse.

    Si la caisse automatique permet de libérer des energie et de se concentrer sur des tâches plus noble, le problème de la répartition de la richesse demeure.

    Depuis que j’ai découvert les idées autour des monnaies complémentaires, je sais tenir un début de réponse à se paradoxe, ce que évoques ici;

    merci

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    • 7 janvier 2010 à 15 h 13 min
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      @phyrezo: Merci à toi.

      C’est un vieux réflexe que de lutter contre le changement. Nous sommes pourtant des êtres nés de l’évolution, et pourtant quand nous commençons à prendre une habitude, le train train, la routine, tout changement ou variation nous embête. Le changement c’est l’aventure, c’est l’excitation, c’est l’imprévu..
      à suivre 🙂

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    • 7 janvier 2010 à 15 h 15 min
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      @Galuel: Salut Galuel,
      D’un côté je soutiens le dividende universel, le revenu de vie, tout ça est plein de sens et équitable, bien pensé et réfléchi, cela ne fait aucun doute.
      D’un autre côté, ce n’est pas à mes yeux la solution qui permettra de réorganiser les rapports et les échanges entre les hommes.

      Je respecte ton travail et te soutiens, mais ce n’est pas là où je désire mettre mon énergie.

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  • 7 janvier 2010 à 15 h 41 min
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    @Christophe CESETTI: Merci!

    Ravi de voir que tu es en pleine activité!

    Oui pour les statistiques du casino mondial, c’est n’importe quoi. J’ai fait toutes ces études et statistiques l’année dernière, elles me sont un peu sorties de la tête car j’avais du mal à les garder et à ne pas penser du mal des traders et de la folie spéculative.
    Il y a 2 angles que j’affectionne pour voir les flux monétaires et celui du FLUX sanguin, de la comparaison avec le vivant est toujours très parlant. C’est par cet angle là que je souhaite communiquer et faire intéragir d’autres acteurs que les passionnés de math et de monnaie. Cette comparaison permet de remettre de la VIE et du souffle dans nos vies. Sortir des symboles, des chiffres, des médias et des représentations pour comparer ce que nos flux de vie, d’argent à la VIE de la nature. The money fix fait une belle comparaison sur l’écosystème naturel à ce niveau là.
    Le deuxième angle est celui effectivement de l’amour, de la confiance, par rapport au risque et au calcul. Comment passer d’un niveau stratégique (guidé et contrôlé par le mental) à un niveau d’amour et de confiance (guidé par le coeur)? Il faut lâcher prise et avoir confiance. Nous sommes bien peu de choses, si nous avons confiance en nous, que nous nous posons les bonnes questions, nous saurons faire la différence entre ce qui est bon et ce qui ne l’est pas.

    Au final, ce n’est pas mesurer la valeur, l’échanger, contrôler, organiser, mais laisser faire la Vie qui nous amènera vers des échanges plus respectueux de nous même, des autres et du monde. Au fond de nous, si nous écoutons nos intuitions, nous savons.
    Le coeur dépasse toujours le cerveau.

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  • Ping : A lire sur le Web (11-01-10) | Tête de Quenelle !

  • 12 janvier 2010 à 15 h 51 min
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    Etienne mon commentaire est toujours en attente de ta permissions 🙁

    A+ 😉

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    • 12 janvier 2010 à 16 h 15 min
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      @Christophe CESETTI: Oui, j’ai essayé de le valider moulte fois mais le spam detector y voit trop de liens. Le voici donc copié-collé manuellement!

      Christophe Cesetti a dit:
      Quelques compléments partagés avec beaucoup de cœur…tu me connais 😉 et bravo pour cette belle et bonne contribution…

      > Je te trouve gentil quand tu dis que nous avons “trop joué avec la machine conomique”…c’est carrément devenu du casino et l’addiction gagne la majorité : ce n’est pas pour rien qu’une autre bulle menace (http://ow.ly/ACu7).

      B.LIETAER relève que « les statistiques de 1995 indiquent que le volume de devises échangées au niveau mondial est de 1,3 billion de dollars par jour. Ce qui est 30 fois le produit intérieur brut (PIB) journalier de tous les pays développés réunis (OCDE). Le PIB annuel des Etats-Unis est échangé dans le marché tous les trois jours ! Sur ce volume, seulement 2 ou 3 pour-cent ont à voir avec du commerce ou de l’investissement réel ; le reste prend place dans le cyber-casino spéculatif mondial. Ce qui signifie que l’économie réelle a été reléguée à un simple glaçage sur le gâteau spéculatif, l’exact opposé de l’état des choses il y a vingt ans. »

      > En outre, on trouve dans L’Atlas mondial du Monde diplomatique 2009 « de l’économie de production à l’économie financière, le grand écart » :

      – 5.500 milliards de dollars par jour pour les produits dérivés,
      – 1.680 milliards par jour pour le marché des changes,
      – 120 milliards par jour pour le marché boursier,
      – 110 milliards par jour pour le PIB mondial
      – et 20 milliards par jour pour le commerce mondial !

      > Sur la question de l’emploi B.LIETAR, encore lui, insiste sur le basculement du monde du job vers le monde du travail :

      « Je prétends que l’idée selon laquelle il existe un emploi pour chacun est en train de disparaître avec l’ère industrielle.
      Les technologies de l’information nous permettent d’atteindre une très bonne croissance économique sans augmentation du nombre d’emplois. Une étude faite par la Fédération Internationale des Travailleurs de la Métallurgie à Genève prédit que dans les 10 prochaines années 2 ou 3 pour-cent de la population mondiale sera à même de produire tout ce dont nous avons besoin sur la planète. Même s’ils se trompent d’un facteur 10, il restera la question de ce que feront les autres 80% de l’humanité.
      En revanche, je fais la distinction entre ce que les Anglais nomment un job, une activité ou un métier que l’on pratique pour gagner de l’argent, et ce qu’ils appellent work pour exprimer l’activité que l’on exerce par passion.
      Pour faire la distinction entre les deux, il suffit de se poser la question suivante : si j’avais suffisamment d’argent pour vivre confortablement jusqu’à la fin de mes jours, continuerais-je à exercer le métier que je fais ? Si la réponse est oui, il s’agit d’une véritable passion. Dans le cas contraire, il s’agit seulement d’un emploi, d’un job, comme pour l’immense majorité des gens dans le monde.
      Et bien, je pense que le monde des jobs est mourant : nous n’avons plus besoin de 6 milliards d’individus pour produire les biens et les services dont nous avons besoin. L’emploi n’est pas la solution du futur. Le travail l’est. Les monnaies complémentaires permettent, d’une certaine manière, de rémunérer ce travail, et d’en faire une priorité.
      Les devises locales seront un outil essentiel dans la construction sociale du 21e siècle, ne serait-ce que pour la question de l’emploi. D’un côté, les devises nationales, générant de la compétition, auront toujours un rôle dans le marché compétitif mondial. Et de l’autre les devises complémentaires locales sont bien mieux adaptées pour développer des économies coopératives, locales. »

      > Quand tu dis « Si un écosystème se meurt, la vie doit se réorganiser pour pouvoir continuer d’être et de se développer. » cela me fait penser au schéma de Bernard (encore ?) http://ow.ly/i/hZd

      J’aime bien ce rapprochement systémique entre notre économie et le corps humain, que tu fais et que BL fait aussi :
      • les économies sont des systèmes de flux d’argent
      • le corps est un système de flux de sang
      • argent et sang sont des véhicules essentiel pour 1- catalyser des processus, 2- distribuer des ressources et 3- permettre à des systèmes d’échange de fonctionner comme un tout synergique

      Donc la santé du tout dépend directement de la structure par laquelle le catalyseur (argent/sang) circule entre les agents. Le sang comme la monnaie doivent continuer à circuler en quantité suffisante dans tous les coins du système sinon il y a “asphyxie” soit de l’offre, soit de la demande, soit des deux.

      Je suis en train de lire un bouquin sur le contrôle de gestion qui évoque très bien se parallèle entreprise/corps humain http://ow.ly/TBGw.

      Moi qui suit contrôleur de gestion j’aime bien quand tu abordes le lâcher prise sur le contrôle, la séparation.

      J’aime à dire sur inspiration de Patrick VIVERET que :

      1. vu le constat d’échec de nos outils et organisations actuels, il est nécessaire de compte/piloter autrement

      2. cet effort de compter autrement nous fait très vite buter sur les limites de la mesure : il nous est impossible de tout compter

      3. alors accordons-nous le droit de ne pas tout compter…parlons des intentions

      4. en revanche donnons-nous l’obligation de conter ce qui compte en instaurant le débat, le dialogue, la transparence maîtrisée et en faisant la promotion du multi-dimensionnel…haro sur la pensée unique qui nous pousse vers trop d’efficacité au détriment de la capacité à se relever de nos échecs. C’est de la que la confiance renaîtra, que la peur de l’autre partira et que la capacité de changement se créera.

      Enfin, je souhaite faire référence au livre de notre ami commun Jacques FERBER « Le monde change…et nous ? » http://ow.ly/TCk4

      A bientôt mon ami…

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