Pour qu’ils ne soient pas morts pour rien

Depuis 2 mois, la planète vient d’apprendre la puissance d’une courbe exponentielle.
Nous avons compris qu’une fois lancée, la croissance exponentielle double tous les X jours et que sa croissance est inarrêtable. Enfin, elle peut s’arrêter éventuellement, au prix de tout arrêter.

les croissances exponentielles

Alors nous avons tout arrêté et nous regardons si ça marche. N’ayant pas pu éviter l’inévitable, n’ayant pas écouté les avertissements quand nous étions encore en phase 1 ou en phase 2, nous utilisons le dernier parachute troué que nous avons et on attend, impuissants. Parce qu’il est trop tard pour éviter l’inévitable.
Nous ne sommes plus en train de regarder le nombre de morts ou de nouveaux cas, nous sommes en train d’apprendre à observer le ralentissement de l’accélération comme le dit lemonde.fr ce jour :

Nous regardons si l’accélération a diminué. S’il y a moins de plus qu’avant, que la veille, que le jour d’avant, que le jour d’encore avant. Nous surveillons le pic. Nous espérons que bientôt, il y aura encore des morts, mais moins que la veille. Nous savons qu’il n’y en aura pas subitement 0, nous  savons que d’abord l’augmentation diminuera…
Nous prions pour que ça passe le plus vite possible, que chaque jour où nous avons tardé à déclencher le confinement, que chaque jour où nous n’avons pas pris nos responsabilités passe le plus vite possible.
Nous sommes condamnés à contempler les conséquences de nos actes d’il y a 2 semaines, d’il y a 3 semaines, la propagation du virus à travers nos actes, ses conséquences à J+20 sur notre système de santé. Ne pas avoir à supporter trop longtemps toute la responsabilité que nous portons de ne pas avoir su réagir à temps, de ne pas avoir su nous préparer.
Pendant ce temps là, les soignants soignent, les médecins meurent, les caissières épongent, tous les métiers indispensables tiennent et maintiennent, au péril de leur vie, dans des conditions désastreuses, criminelles, ils absorbent notre impréparation. Ils essuient de leur vie notre connerie collective. Ils payent de leur courage et de leurs corps les choix faits par nos dirigeants. Ils mourront pour nous à cause d’eux.

Nous leur devons la vie.

Ils mettent en danger la leur pour que nous n’ayons pas à risquer la notre.

Ils sont le prix de notre patience. Ils sont le rempart qui nous permet de regarder les chiffres, confinés chez nous.

Nous avons immobilisé et contraint à domicile 3,7 milliards d’humain pour un virus. Un tout petit virus qui nous transforme tous en machine à tuer notre prochain et à faire sauter notre système de sauté mondial.
Nous sommes devenus des minuteurs sur pattes, risquant de précipiter papie ou mamie dans l’au-delà. Même si ce n’est que 20% d’hospitalisation et 5% de létalité, nous les humains, du fait de notre bêtise, de noter impréparation et de la contagiosité du virus sommes devenus autant de balles fatales dans nos systèmes hospitaliers.

Rien ne semble plus tenir. Rien ne semble pouvoir arrêter le virus que l’arrêt complet de la planète, de toute activité non essentielle. Et encore, pour l’instant, cela ne l’arrête même pas. Le virus se propage encore. Nous le propageons.

Et comme tout le monde est touché en même temps, nos voisins ne peuvent plus nous aider car ils ont les mêmes besoins que nous. Et comme tout est mondialisé, les chinois ne peuvent plus nous aider, les transports de l’autre bout de la planète qui en temps normal font la puissance de cette mondialisation en font aujourd’hui le talon d’Achille. Chaque choix justifié en temps normal comme une qualité pour faire du moins cher et plus vite devient une épine dans le pied, une aberration. Chaque raisonnement qui en temps de business as usual était imbattable devient une ignominie dans la situation actuelle. Plus rien ne fait sens. L’ISF, les dons pour l’hôpital, se fournir en chine, importer des masques, compter sur l’aide des voisins européens… rien de tout ce qui est prévu en temps normal ne tient la route. Et nos hôpitaux, notre système de santé ne peut rien faire face à un nombre de cas qui double tous les X jours. Une quantité limitée de lits se fera toujours dépasser par une croissance exponentielle. Si ce n’est pas demain, ce sera après-demain. Si pas après-demain, dans 2 ou 3 jours de plus. La question n’est plus si mais quand.
Nous sommes KO.

Notre système et son système a fait son temps.
Il est mort avec les presque 60 000 vies qu’il a payé et toutes celles que sa logique met en danger inutilement.

Tout était prévu

Ce n’était pas juste prévisible, c’était prévu. On le sait. On le savait. On ne savait pas quand, mais on le savait, qu’une épidémie, que des épidémies nous menaçaient. Il y en a d’autres, de nombreuses autres qui vont arriver, on n’en connait pas encore les formes, les intensités ou les dates de sorties, mais elles sont déjà là, à guetter dans le coin d’une forêt que nous n’avons pas encore rasé. Au fur et à mesure que nous envahissons un peu plus et colonisons l’espace, les habitats naturels des espèces sauvages encore préservées, nous allons titiller le jeu des forces en présence et déclencher la ou les prochaines épidémies.
C’était écrit donc. On le savait. On le savait et on n’a rien fait. Chacun a minutieusement diminué les risques, minimiser le danger pour réaliser des économies. C’est ça, être responsable.
La facture est encore en train de se chiffrer dans les heures où j’écris ces lignes. Le nombre de mort au niveau de la planète, le temps passé en confinement, l’isolement, l’angoisse et la solitude, les économies à l’arrêt… ce temps de réflexion nous est offert par l’impréparation et l’imbécilité de nos dirigeants. Tâchons de faire mieux qu’eux, collectivement. Que le prix de ces déjà 60 000 morts ne soit pas en vain.
Malheureusement, cela ne nous donnera que le résultat de l’addition du premier passage, et nous savons que sans dépistage massif, sans vaccins, sans remède magique, sans solution de déconfinement global, nous allons devoir jongler avec le virus et les gestes barrières pendant un certain temps encore.

croissances exponentielles, la réchaufement climatique arrive
« Je serai content quand ce sera fini »

Tout est prévu

Il y a d’autres rapports sur la table qui nous préviennent déjà des risques, d’effondrement, de croissances exponentielles inarrêtables dont les actions doivent auraient dû déjà être prises pour éviter l’inévitable.
Des croissances exponentielles dont le temps entre l’action et la réaction ne se mesure pas en 3 semaines. La concentration de CO2 dans l’atmosphère par exemple.
Chaque gramme de CO2 que nous émettons et envoyons dans l’atmosphère y restera pour … 10 ans?  non… 100 ans?? non … alors vous avez une idée?
La conséquence de chacune de nos actions ou plutôt de nos non actions face au réchauffement climatique nous condamne pour 1000 ans.

Agir maintenant

Il y a un intérêt à la situation : apprendre de nos erreurs.
Agissons dès maintenant pour prévenir les autres croissances exponentielles et leurs dégâts colossaux sur nos environnements, nos populations. Déjà des milliers de morts de la pollution, des populations fragilisées par tous les bouleversements que notre société a créé.

N’attendons plus. Que cette situation nous serve de leçon et que nous l’apprenions.
Pour qu’ils ne risquent pas leur vie pour rien.
Pour qu’ils ne soient pas morts pour rien.

Pour éviter le 2ème tour ultime

 Nous avons tous envie d’éviter le 2nd tour Macron – Le Pen.

La gauche nous préparera probablement un bel émiettement comme elle aime les faire, chacun croyant à son étoile montante.

Nous connaissons le pouvoir du couple présidentielle-législative dont le dégoût du premier prépare l’abstention du second.
Laissant au pouvoir un monarque minoritaire accompagné par son assemblée globalement illégitime et non représentative des désaccords traversant la société.
 

Comment éviter un bis repetita d’un scénario catastrophe déjà joué et rejoué?
Comment éviter un deuxième tour nauséabond entre l’extrême centre et l’extrême droite où la bascule risquerait de se produire vers l’extrême droite dont on voit déjà poindre toutes les vomissures alors que l’extrême centre nous a déjà montré l’ampleur de sa négation démocratique, sociale et environnementale parsemée de violences policières et d’injustice fiscale?

Il me semble que définir 2-3 grandes lignes directrices, non négociables, derrière lesquelles nous sommes déjà des millions pour changer véritablement de cap est un pré-requis. Refuser l’émiettement et conditionner nos votes, en refusant les aventures individuelles, via une pétition massive pourrait donner le poids de notre détermination pour ce nouveau cap et de l’impérieuse nécessité de ne pas répéter la dernière présidentielle. Sorte de primaire dont le préalable serait un programme commun et non une myriade de propositions défendues par des pantins prêts à retourner leur veste sans tenir leur parole ou engagement.

Pas question de rentrer dans les détails, juste, à ce stade, de valider les grandes lignes de ruptures avec l’ordre établi :
-> répartition des richesses
-> urgence démocratique
-> urgence écologique

Des propositions concrètes existent déjà. Piketty en a formulé des très précises et très claires. Sur le climat aussi, on sait ce qu’il faut faire, idem sur la démocratie, des propositions existent déjà bien avancées.

Dans un deuxième temps que viennent une sélection de femmes et d’hommes politiques d’envergure nationale plébiscités et soutenus largement pour concourir pour porter ce programme. Je pense à Mélenchon, à Ruffin, à Nicolas Hulot, à Hamon, à Jadot ou à Delphine Batho par exemple. J’en oublie sûrement.

S’ils ne se rassemblent pas de leur fait, croyant respectivement à un destin individuel, il n’y a qu’un avertissement collectif et préalable qui doit pouvoir leur donner le signal d’urgence du choix raisonnable, nécessaire et irrémédiable de la cohésion plutôt que de la débandade dont on peut déjà prédire l’issue.

Il est trop tard pour répéter 2017 ; il est encore temps de préparer 2022.

On s’y met?

Nouveau cadre – nouvelles lois irréversibles

Comment réaliser notre transition écologique vers une société bas-carbone pour honorer nos engagements du pacte de paris et rester sous la barre des 1,5°C de réchauffement :
Quels sont les leviers pour faire bouger les lois qui influenceront légalement et globalement les comportements des entreprises, des individus et des agents économiques actuels et nous permettront de tenir nos engagements?

Je relie ici plusieurs documents lus récemment :

– une étude de Carbone 4 : Faire sa part – pouvoir / responsabilité des individus, des entreprises et de l’Etat : Publication-Carbone-4-Faire-sa-part-pouvoir-responsabilite-climat

Il y est dit que la part individuelle, dans un comportement héroïque nous amène à 25% de réductions carbone. Dans l’objectif des 100% qu’il nous faut pour rester sous les 1,5° de réchauffement climatique, l’action individuelle HEROÏQUE permet de réduire de 25% les émissions carbones. 35% si j’investis du capital dans la rénovation thermique de ma maison.
Le reste, c’est les entreprises et les Etats.

Conclusion : quoi que nous fassions individuellement, et il est ô combien nécessaire que nous fassions le maximum et de notre mieux, cela reste largement insuffisant pour rester sous les 1,5°C, il faut faire bouger les entreprises et Etats en même temps car ils représentent les deux autres tiers.

– Cécile Duflot, ancienne ministre de l’écologie qui partageait dans Arrêts sur images que lorsque les politiques publiques décident et imposent l’interdiction des pailles en plastique pour tout le monde, cela simplifie et accélère largement la transition et les nouveaux comportements vertueux, respectueux des limites environnementales. On sort du coup du comportement héroïque individuel marginal et volontaire pour avoir un nouveau socle général collectif.

– Le cabinet BL evolution publiait en février 2019 une étude sur les efforts à faire, les décisions précises et concrètes que nous citoyens pourrions faire / prendre / appliquer pour respecter la réduction d’émissions de tonnes de CO2 pour rester sous les 1,5°C (181208_BLevolution_Etude-Trajectoire-rapport-special-GIEC-V1), le tout est résumé dans cette image :

s'aligner sur une trajectoire de 1,5°CConclusion : il existe un certain nombre d’actions et décisions concrètes précises, que nous pourrions prendre pour réduire considérablement nos émissions et pouvoir espérer tenir nos engagements.

– Greta Thunberg disait à l’Assemblée nationale (vu sur arrêts sur images) en reprenant les éléments du GIEC qu’il nous restait 420 Giga Tonnes de CO2 à émettre dans un scénario où on avait encore 2 chances sur 3 de rester sous les 1,5°C.
Nous consommons 42 milliards de tonnes par an, il ne nous reste donc que 8 ans et demi pour avoir 67% de chances de rester sous les 1,5°C.
Conclusion : notre budget est hyper limité et nous avons très peu de temps pour limiter nos dépenses en Carbone et changer notre moteur énergétique pour le remplacer par des énergies propres.

En lien également avec la séance vidéo live entre Charles Adrien Louis & Cyril Dion lors du Camp Climat du 4 août 2019 sur le thème assumer un discours de vérité face à l’urgence climatique, un frein ou une opportunité pour changer le système ?

En résumé :
1. Si l’on sait que 35% max de réductions reviennent aux individus
2. Si l’on admet que les entreprises et Etats représentent 65%
3. Que les décisions qui viennent d’en haut accélèrent et impose à tous les comportements vertueux
4. Si l’on comprend qu’il nous reste plus que 8 ans de buget

Quels sont les leviers pour faire bouger les lois qui influenceront légalement et globalement les comportements des entreprises, des individus et des agents économiques actuels et nous permettront de tenir nos engagements?

Donc :
1. Quels sont les leviers?
2. Quelles lois en premier?

1. Les leviers : via la démocratie : la pétition, le référendum

Si elles sont désagréables lorsqu’elles sont imposées, elles peuvent être salvatrices lorsqu’elles sont choisies consciemment et « désirées ».
L’affaire du siècle qui a rassemblé 2 millions de signatures était consensuelle et permettait de faire masse. Bien. Elle a permis de donner une image concrète de la volonté citoyenne d’une action plus massive envers l’écologie. Super.

De la même façon que les Gilets Jaunes ont rassemblé plus d’1 millions de signature contre la Taxe Carbone, pouvons nous proposer et rassembler 1 ou 2 millions de signatures POUR quelque chose?

Les Gilets jaunes se sont opposés et mobilisés d’abord contre quelque chose de très précis.
L’affaire du siècle s’est mobilisé massivement sur un constat très large.

Pouvons-nous mobiliser POUR une loi / proposition très précise?

A la manière du Référendum d’Initiative Partagée sur l’aéroport de paris qui doit mobiliser 4,5 millions d’électeurs, je pense que la démocratie, à défaut qu’elle se fasse dans les organes représentatifs légaux actuels (sénat, assemblée nationale), peut être influencée par des pétitions à grande échelle qui, je l’espère, peuvent faire bouger les lignes.
En attendant le RIC.
Sans attendre un programme complet.
Sans attendre une cohérence complète.
Je propose donc : une pétition sur un point précis, argumenté, documenté, presqu’une loi clé en main, en tout cas une direction très claire de ce que nous voulons.

2. Quelles lois ?

Maintenant, dans un climat Macroniste avec une assemblée majoritaire qui vote le CETA, quelles sont les règles, les lois, les propositions (certainement très impopulaires) que nous pouvons pousser collectivement.

Quelles sont les lois, les changements sur lesquelles nous devons/pouvons faire pression?
Par quoi commencer?

Problématique :
Quelles sont les 10 décisions-lois qui pèsent sur les émissions CO2 et sur lesquelles nous pourrions rassembler 1,2, 4 millions de signatures et qu’on a besoin de faire passer dès demain matin à l’assemblée nationale pour notre transition et ne pas faire sauter cette planète?

– Interdire la vente de véhicule neuf?
– interdiction des voitures thermiques en centre urbain dès 2024?
– obligation de construction neuves en habitat collectif avec une surface maximum de 30m2 par personne?
– Interdiction de la pub en ligne intégrée aux sites internet?
– interdiction de tout vol hors Europe non justifié dès 2020?
– interdiction des vols intérieurs lorsqu’un équivalent par le train existe?
– interdiction du labour profond?
– toute parcelle de jardin doit devenir productive ?
– interdiction du chauffage au fioul en 2026
– interdire la construction de nouvelles stations services?
– la limitation des régimes carnés?

Dites moi, pour vous, quelles seraient les mesures phares, pas forcément désirables ou excitantes mais qui sont incontournables pour vous dans ce changement de société dont nous avons besoin et qui une fois la ligne rouge tracée, nous inviterait à repenser de fond en comble nos modes de vies.

à vous lire.
On commence par quoi?

PS : question bonus : combien peut-on mener de RIP en parallèle? 😉

Démocratie en danger – appel au débat citoyen

restitution debat citoyen
Novembre 2018, les gilets Jaunes réveillent la France, début Décembre Macron lance un « Grand Débat ». Janvier, nous nous saisissons de l’idée de créer un débat citoyen, respectant la charte du CNDP pour nous rencontrer et dialoguer. Voici l’invitation envoyée à une liste de mails citoyenne le 14/02/2019

 

Cher Clac, 

 
Si je prends ma plume aujourd’hui, 
pour t’appeler à l’aide
c’est que l’heure est grave
et je pèse mes mots.
 
Je suis en danger, je suis maltraitée,
on me récupère, on me malmène, 
on me bafoue et l’on me harcèle.
 
Plus personne ne me respecte
d’aucuns pour prendre ma défense.
Tous parlent en mon nom, 
Mais personne pour vraiment me protéger.
 
Alors je fais appel à toi, 
pour me soutenir, et me faire vivre à nouveau
pour me protéger et me redonner du sens
car moi la Démocratie, sans toi, c’est fini.
 
J’ai besoin de toi, que tu me dises ce que tu veux, 
J’ai besoin de ta voix, pour y voir un peu mieux, 
J’ai besoin de t’entendre pour sentir où tu es,
J’ai besoin de ton avis, pour faire majorité.
 
J’ai besoin de débats, et d’éclats d’idées, 
J’ai besoin de conversations et d’échanges, 
J’ai besoin de dialogues et de rencontres enjoués
J’ai besoin de rassemblements et de temps bien vivants.
 
Des réunions, des échanges, 
Des moments, des soirées
Tu choisis à ta guise, ce qui te fera bouger.
 
Mais par pitié, mobilise-toi, c’est maintenant, 
Pour participer et créer l’instant !
Initier une démarche, un nouveau processus, 
Un machin, un bidule, peu importe la formule…
 
Un truc qui consulte et écoute, 
Un truc où chacun a sa place, 
Un truc où l’on décide ensemble, 
Ce qui pour nous, compte vraiment.
 
Un truc où l’on peut dire, 
Comment demain on veut vivre.
 
Déjà dans ton bled, 
Des citoyens ont posé la première pierre, 
Le 9 février, ils étaient une cinquantaine,
Ont formulé 18 propositions, 
Ils ont pris la température, 
pour sentir comment ça vibre pour chacun.
 
Ce vendredi, ils r’commencent, 
Et ils t’invitent gaiement.
Les petits comme les grands sont bienvenus à l’événement.
 
Maintenant, il s’agit pas juste de 2 soirées, 
Mais d’une gymnastique citoyenne, 
Sorte d’exercice quotidien, 
C’est une autre forme d’hygiène !
 
Ce vendredi, c’est critique, 
Faudra écrire la suite, 
Ou plutôt le début, 
De ce truc-machin bidule.
 
Qu’est-ce qu’on fera, au-delà de ces deux soirées?
Comment on vote? comment on décide?
Est-ce qu’on envoie la suite à Manu M
Ou est-ce qu’on s’auto-constitue?
 
Est-ce qu’on r’fait des soirées? ou des après-midi?
Est-ce qu’on laisse tout tomber, 
et on r’tourne regarder la télé?
on continue de râler sur nos canapés ou au café.
 
Est-ce qu’on est capable,
De s’installer à la table, 
De brancher nos cerveaux, 
D’écouter nos mots?
 
De s’écouter vraiment, 
Et de formuler posément, 
Ce qu’en tant que peuple, 
Nous voulons maintenant?
 
Pour nos vies, nos parents, 
Nos enfants, notre environnement, 
Pour être acteurs et décider vraiment, 
Quel monde on construit, pour dans 5 à 100 ans.
 
Vendredi 15 Février, 
à la Salle des Rencontres, 
On aura la réponse, 
De ce qu’on peut faire à nous tous.
 
Alors cher Clac, montre moi ton beau Collectif, 
Clac chéri, montre moi ce que Local veut dire dans ton nom
Cher Clac, explique moi quelles sont tes Actions
Clac adoré, viens faire briller ton C Citoyen.
 
L’avenir du local, et de ta cité, 
C’est maintenant ou jamais !
 
Je te dis à vendredi, 
Je me réjouis déjà, 
A l’idée de construire avec toi, 
Des tou’ptis prochains pas.
 
Et de rêver très grand, 
à notre démocratie dès maintenant !
 
Des citoyen.ne.s : 
Etienne Hayem, Emeline Sebert, Sandrine Bonnel, Pascal Mousson Verette, Alban Thomas, Mareva Noel, Nicolas Devaux, André Galan, Fred Nembrini.

Restitution :

Pour quelques truffes de plus

Fin 2018 à Ferrière les Verreries, nous découvrons un trufficulteur-financier qui veut installer un projet démesuré :

Pour quelques truffes de plus
Ils sont venus des quatre chemins,
bravant la pluie et le crachin.
Alertés par un voisin,
Ils sont allés sur le terrain.

C’est à la Jasse, que ça se passe,
où dans nos contrées, rode cette menace.

à 10 minutes de Saint Martin de Londres,
à 40 au nord de montpellier.

Il est marqué, il est écrit,
qu’ici veut s’installer un vrai génie.
Un Martin anglais, qui aurait tout pigé
Et qui voudrait s’approprier,
Nos terres pour tout arracher.

Un p’tit projet sans prétentions,
Avec juste un peu d’rêve et d’ambition,
De faire des truffes sur 400 hectares,
et les multiplier comme des tétards.

Un p’tit projet tout financier,
Avec retour sur investissement,
et du gros cash qui tache.

Arracher la garrigue et aplanir tout le terrain
Pour y faire pousser tous ces chênes verts
Y mettre le p’ti champi magique,
cette truffe noire, chère et unique.

Cette grosse monoculture obnubilée
Par la valeur des cours bien spéculés
Pas sûr que les espèces protégées des alentours
Résistent longtemps à ce vautour.

Acheter donc un p’tit hectare
vous ramènera 5000 dollars
pas d’impôt ni d’taxes en france
Est-ce qu’on ne nous prend pas pour des gros glands?

Le type te vend pour 50 arbres,
Il a déjà 250 000 glands
Te promet un retour sur investissement de 800%
faut il être con pour y croire vraiment?

Graeme H$£€d€rson l’écossais veut en croquer
Jan N$v$tny son investisseur préféré y croit aussi
Pendant 15 ans, pas d’taxes pour eux,
C’est beau comme ils sont généreux…

Mais le souci de leur projet,
C’est qu’ils veulent tout raser.
Fini l’guépier et l’ecobat,
Ciao l’thym et la garrigue ouverte

Y planter des arbres, c’est vraiment une connerie
Car des chênes verts, on en a des tonnes
Ce lieu est magique car il est ouvert,
Il est précieux car il respire encore.
Alors s’ils pouvaient se retourner
et rentrer chez eux
Plutôt que d’planter et de tout fermer.
Ça ferait de nous des gens heureux.

Tout ça pour une truffe noire du Périgord,
Si on les laisse faire, ça va être gore.
Après la ferme des milles vache,
Le projet d’ferme aux 250 000 glands.

Les mecs sont visionnaires, c’est surprenant,
Mais ils comprennent rien à l’environnement.
L’en faut toujours un pour faire rêver
Et arracher toute la biodiversité.

Nous on a rien contre les truffes,
Même les anglais on les accueille gaiement,
Mais prendre d’assaut la Jasse,
Tout raser, planter des glands,
Entourer ça d’murs de 2 mètres
C’est sûr qu’à la fin y aura d’la casse.

Pour faire croire qu’on pourra récolter calmement
Des kilos et des kilos de truffes
Sans payer d’impôts,
Appeler ça éthique, durable, environnemental & écologique,
Nous prendre pour des truffes, c’est pas comique.

Alors au nom du thym & des reptiles,
Au nom des moutons & des fossiles
De la part de la rivière & de la lisière
Au nom des mares & des bosquets,
Au nom de la garrigue et pour tous les oiseaux,
Au nom des végétaux et des 7 minéraux,
De la part des humains et de tous les animaux,
On vous le dit une fois et c’est cadeau :

Quittez ce lieu, il est trop beau !

 

Poème pour défendre la Jasse / Ferrière les verreries
La pétition : https://www.petitions24.net/sauvons_les_jasses
La lettre ouverte : http://www.acnatlr.org/open-letter-to-TruffleFarmsLTD

 

Travail qui relie – poèmes naturels

Redevenir terrestre : stage de Travail Qui Relie entre Hommes du 29 juin au 3 juillet 2018 à Vielsalm en Belgique organisé par Terr’eveille.

Intention : Accompagner la fin d’un monde qui meurt et être les sages hommes d’un monde qui naît

Jour 1 : S’ancrer dans la gratitude

Je voulais vous conter,
Je voulais vous dire,
Je voulais raconter,
Au lieu de juste écrire,

Ce qu’en moi j’ai vu,
Et auquel j’avoue, j’ai cru

J’ai vu l’Humanité
Debout et solide,
J’ai vu mes frères forts et faillibles.

J’ai vu le Vivant luttant résistant
J’ai vu le Vivant rayonnant s’exprimant.

J’ai vu les humains nus et perdus,
J’ai vu les humains pour parts déchus.

Je les ai vus se relier par milliers
Je les ai vu s’agiter et aussi se compter
Je les ai vu beaux et costauds
Je les ai vus agir sans jamais faiblir.

Avec le papillon avec le héron
Avec l’être et le boulot à fond
Soutenus par millions
Soutenus par les monts

Avec les torrents et les nuages dansants
Avec les lombrics et tous les rampants

Avec les pierres, les minéraux et tous les cristaux
Avec les herbes, les feuilles et tous les rameaux

Sagement et gaiement ils se mirent en chemin,
Un par un, se tenant par la main.

Unis et reliés ils virent l’avènement
D’un monde doux et clément

Patiemment et sûrement, ils construisirent le changement

Pas à pas, en y allant
Ils imaginèrent un demain

Un demain magnifique et un brin idyllique.
un demain réjouissant relié au Vivant.

Sans savoir pourquoi ni comment
Ils se confièrent au changement

Guidés d’en haut et d’en bas
Ils marchèrent lentement.

Ralentir ralentir et encore ralentir
pour entendre le cœur retentir
des millions de vivants

et des humains errants.

Ralentir ralentir et encore ralentir
pour entendre le cœur retentir
de la Terre Mère et du Ciel Père
et de tous mes frères.

Si c’était à refaire, si c’était à remettre
Nul doute que chacun saurait faire
Et que tous voudraient s’y mettre
A construire ce changement dans les cœurs
En conscience en douceur.

Alors dores et déjà,
Merci à chacun
Et merci à toi
Car le changement est déjà là,
C’est ça d’être Vivant !

Jour 2 : Honorer sa peine

Si je prends ma plume
Pour t’écrire un mot,
C’est que je n’ai plus d’ailes
Pour voler si haut.

Je suis le héron, je suis le hérisson,
Je suis l’éléphant et le goëland,
Je suis le tigre et le cochon d’inde,
Je suis le lapin et le vieux marsouin
Je suis le morse et la vieille écorce
Je suis le raton et tous les chatons.

Je suis le dauphin, jeune et joueur
Je suis la mouette blanche ou de couleur

Je suis le saule et je suis l’être
Je suis l’érable et l’arbre maître

Je suis le saumon, je suis la mousse
A me pêcher, tu penses te la couler douce

Si aujourd’hui nous t’écrivons,

C‘est qu’il est temps pour nous d’alarmement.
Nous te regardons, nous t’observons

Et pourtant nous ne te comprenons.

Comment peux-tu détruire, casser, chasser,
voler violer, polluer et enfouir ?
Comment peux-tu jeter, briser arracher et polir ?
Comment peux-tu entacher, contaminer assécher et rôtir ?
Comment peux tu feindre, faire semblant et t’enfuir lâchement?

Depuis des siècles déjà, nous te voyons te regardons
Mais récemment, c’est le cas, t’as cassé ta tirelire.

Toi qui croyait t’enrichir et devenir puissant
T’as vidé les sols, les lacs et les océans.

Toi qui voulait devenir beau et très élégant
T’as tué nos maris, nos femmes nos enfants.

Pour ta quête effrénée de progrès, de succès
T’as pillé nos maisons, nos rivières, nos vergers

Tu voulais être le Roi, tu voulais être le King,
C’est fini t’as gagné nous on sort de ce ring.

Alors cher humain, toi qui marche sur notre Terre
Sois gentils, sois sympa et redescend sur Terre.

Si jamais t’as le temps, si jamais t’as l’envie

Ecoute bien et dis moi,

Ce qu’au fond il y a pour Toi ?

Car l’Histoire que tu écris, la fable que tu te contes.
Nous elle nous saoule et nous couvre de honte.

Elle nous frappe, elle nous tue, elle nous exténue.

Un par un c’est certain bientôt on n’sera plus.
Alors en ce jour et pour toujours,
Nous te demandons calmement,
Mais sans détournement.

Peux-tu arrêter ta course d’acharnés
Pour te reconnecter à qui tu es ?

Peux-tu ralentir ton traineau
pour recevoir tous nos cadeaux

Peux-tu arrêter ton exploration
pour qu’enfin nous respirions ?

Peux-tu calmer ton cerveau
pour cesser tous tes maux ?

Peux-tu taire ton mental,
pour voir cqu’y va mal ?

Peux-tu entendre nos cris désespérés ?

Peux-tu voir nos vies déchirées ?
Peux-tu regarder nos habitats souillés ?
Peux-tu toucher notre grand malheur
et enfin sentir notre gigantesque peur ?

Que ta connerie d’aujourd’hui composte déjà pour demain
Que tes errements d’hier n’aient pas servir à rien.

Alors une dernière fois nous te demandons simplement
Arrête tes conneries et vis simplememnt
Débranche la prise et r’connecte toi au Vivant
Nous s’rons là c’est certain, nous t’accueillerons toujours

Mais grouille toi sérieusement
car on a plus trop l’Temps !

On te le dit sincèrement
on te le dit vraiment

de la part de nous tous,
Les 4 éléments.

 

Jour 3 : Changer de regard
J’ai vu le cerf, l’aigle et le loup errant.
J’ai vu la girafe, le bison et tous ses parents.
Après avoir crié, pleuré, honoré vraiment
J’ai ouvert mes yeux, mes sens à tous les vivants.

Si la forêt de mille bois m’a accueilli
Je mesure gaiement à quel point, j’ai guéri

Ouvrir les yeux à ce qui était là
Sous mes pieds sous mon poids à 2 ou 3 pas

L’immensité de ceux qui ne disent
La générosité de ceux qui me guident.

Dans la mare, la prairie, la clairière autour
La bruyère, les myrtilles et le cab violet.
Le poisson, le brochet, la petite araignée.
Les moustiques, les taons et la tique qui s’accroche.

J’ai pu les voir, j’ai pu les entendre, à eux me relier.
Les douglass géants, les gardiens des temps.
Changer de perception pour retrouver,

Au fond de moi, ma panthère blessée.
Mon sauvage, mon bestial, cette vieille bête qui rale.

Mon animal oublié et tant refoulé
qui s’excite qui s’agace de ne pas être aimé.

Alors riche de cette rencontre en moi vraiment,
Je retrouve ma nature et tous les éléments
Relevé, reparti, je repars aguéri
pour ici, à jamais, retrouver mes amis.

4 arbres douglass
4 douglass

Construire un réseau

Réunir une masse critique, concentrer l’énergie – initialement publié le 18 octobre 2016 sur strikingly

Souvent, on critique bitcoin et les crypto-monnaies de ne pas donner la même valeur à tous les arrivants et d’être artificiellement rares. Sur les crypto monnaies pourquoi elles sont toutes codées comme rares : pour remercier ceux qui ont pris le risque de se joindre au réseau tôt. Peut-être que sinon elles n’auraient probablement pas pris et montré que c’était possible…

C’est comme un réseau ou une plateforme, il faut réunir une masse critique, si tu n’as pas un incentive fort au début pour les early adopters, personne ne viendrait tôt, parce que venir tôt ou tard ce serait pareil. Donc elles encodent cette rareté artificielle pour construire le réseau et attirer du monde, c’est à la fois très malin et très critique pour l’équité et l’équivalence entre tous les membres. Si bitcoin n’avait pas encodé la limite de 21 millions de bitcoin de masse monétaire et sa façon de la distribuer, peut-être qu’il n’y aurait pas eu de bitcoin tout court 8 ans après, juste quelques fous qui en auraient eu et c’est tout. Il fallait donc attirer les gens à venir construire un réseau inexistant. L’espoir qu’un jour ça vale beaucoup est un moteur puissant.

C’est ce qu’on retrouve dans les crowd-sale (vente aux foules) des monnaies cryptées : des émissions monétaires qui avantagent toujours les premiers arrivés et qui s’amenuisent avec le temps, le risque pour les arrivants ensuite étant moins grand. C’est par exemple ce qu’avait fait DAO qui leur a permis de lever 150 millions de $. La prise de risque de venir au début, seuls, tôt, sur un réseau qui peut-être ne marchera pas est récompensée si jamais ça marche.

C’est la force qui est nécessaire pour construire un effet de réseau, une masse critique sur une plateforme, il faut beaucoup beaucoup beaucoup d’énergie au début pour rassembler les premiers qui ont peu d’intérêt ou de valeur d’usage à être sur la plateforme car il n’y a pas encore grand monde. Imaginez être parmi les 10 premiers sur Facebook ou les 100 premiers sur le réseau téléphonique.. chiant n’est-ce pas?

Donc vus que les technologies sont maintenant accessibles au plus grand nombre, ce sont les réseaux où il y a du monde qui marchent et ont de la valeur. Dès lors, quelle est la bonne recette pour construire ces réseaux en valorisant et partageant la valeur assez pour que les premiers soient attirés et suffisamment pour que les suivants y gagnent aussi sans se faire écraser par le rapport de masse monétaire des premiers.

Application place de marché & réseaux sociaux :

Même si Facebook, Airbnb et blablacar nous offrent des plateformes avec une grande offre et une grande demande, de nouveaux entrants proposant des marges, des commissions plus faibles et d’autres valeurs : communs ou s’appuyant sur de nouvelles technologies : blockchain, devraient pouvoir se faire une place et détrôner ces réseaux qui paraissent aujourd’hui si bien ancrés. Quelqu’un se souvient d’ICQ? de Messenger? de myspace? On pourrait alors dire que ces réseaux privés auront fait la première couche de connexion, reliance superficielle et rapide pour nous montrer que c’est possible, que ça existe.

La deuxième vague permettra-t-elle de créer des réseaux plus pérennes économiques qui ne vendent pas toutes nos données à des commerciaux tout en évitant les impôts de nos pays d’origines? Je l’espère.

Application monétaire :

On sait qu’il existe déjà des logiciels pour développer des revenus de base à dividende universel sur une blockchain, il s’appelle Duniter. La difficulté n’est donc plus le code et la perfection des algorithmes de distribution, c’est celle de réunir un grand nombre d’utilisateurs prêts à donner/échanger/vendre des marchandises réelles en échange de ces points/unités de compte/nouvelles monnaies.

C’est notre capacité à faire corps, à nous réunir, à switcher ensemble et nous engager à utiliser ensemble de nouveaux accords, à nous prêter à un nouveau jeu qui rendra efficace et utile ces développements. Là où Facebook et blablacar ajoutent de nouveaux usages, la monnaie, ces monnaies viennent complémenter le terrain de l’euro et cela représente toujours un risque et une perte d’efficience d’utiliser une autre monnaie que l’euro à court terme.

Ce risque est pris par des millions de gens s’il y a possibilité de gagner plus après (DAO). Mais il n’est pas suffisamment pris juste pour des raisons éthiques, ou des motifs de valeurs profondes seulement. Soit.

nombre d'euros pour une action DAO en fonction du temps

Celui ou celle qui arriverait à développer une monnaie dont l’usage serait différent de l’euro et ne remettrait pas en cause l’utilisation de l’euro et des monnaies conventionnelles tant qu’elles vivent, marquerait un grand point pour sa capacité et sa facilité d’adoption. Le choix n’étant plus entre l’euro et autre chose, mais l’euro pour certaines choses et cette monnaie pour d’autres usages.

Tisser le réseau, c’est aussi la phase dans laquelle rentre le Coopek, monnaie numérique nationale initiée depuis Toulouse avec une SCIC SA. C’est la phase où Symba n’a pas su réunir assez de monde assez vite. C’est sûr que les incentives étaient loin d’être monétaires…

Le bon moment

Je suis sûr que nous arriverons à faire décoller ces nouveaux réseaux basés sur des partages de valeurs et de richesses justes qui ne soient pas seulement des répétitions des schémas actuels de répartition de la richesse…

Peut-être faut-il juste attendre… le bon moment…

Essayez de convaincre Leonardo Di Caprio et Kate Winslet de rejoindre un canot de sauvetage pendant que la fête bat son plein sur le Titanic… ridicule. Par contre une fois l’iceberg touché, les places dans les canots ont une autre valeur…

Il ne s’agit pas tant de monétiser ces places que de créer des canots qui permettent d’emmener tout le monde, même ceux qui se moquaient de nous.

L’équilibre

L’équilibre est à trouver entre les belles valeurs de ce que ça devrait être et comment ça devrait fonctionner d’un côté et les concentrations d’énergies nécessaires et les prises de risques relatives à la construction de ces réseaux d’un autre côté.

Enfin, cela doit être fluide et se faire sans efforts… j’ai vu des réseaux se construire avec une légèreté et une fluidité incroyable, simplement parce que la plateforme était là au bon endroit, au bon moment, l’intention juste répondant à un besoin, ou offrant un service qui n’existait pas auparavant.

Cela ne doit pas être une lutte, trouvons le plaisir et remettons nous en question si jamais ça ne prend pas comme nous l’avions rêvé..

La forêt qui pousse

La forêt qui pousse

Une question de perspective

11 mars 2018 – d’abord publié sur strikingly

Concentration des richesses, concentrations et propriété des médias, bénéfices du CAC40, destruction des espèces, CO2 dans l’atmosphère, consommation des ressources fossiles, je crois que chaque personne qui veut observer les tendances de ce système est capable de voir où il est en train de nous mener.

Heureusement, il existe des tonnes de collectifs, d’organisations, de réponses, de pistes, de voies, d’exemples, d’alternatives, de solutions, d’idées, de pensées, de philosophies, d’humains, de familles, de réseaux qui œuvrent pour créer et raconter une autre histoire.

Que ce soit au tout petit niveau très local ou au niveau mondial, des humains se bougent pour faire vibrer une autre histoire, pour faire vibrer un autre récit, pour ne pas tomber dans la fatalité, dans le pessimisme et dans la croyance que c’est comme ça et qu’on ne peut rien y faire.

Dans tous les secteurs, dans toutes les organisations, dans toutes les familles même les endroits les plus insoupçonnés existent des femmes et des hommes qui militent, agissent, défendent et protègent des droits respectueux de chacun, pour que la vie se développe le mieux possible, en respect avec les équilibres naturels qui nous entourent et dont nous faisons partie.

Ils ne le font pas pour démontrer que c’est possible autrement ou pour montrer que forcément si tout le monde faisait comme eux ce serait parfait, non ils le font parce qu’ils savent que c’est la seule façon de faire qui a du sens. Ils le font parce qu’ils savent qu’au fond d’eux, c’est ainsi. Ils acceptent d’entendre et de se rendre face à l’appel de leur âme.

Ces actions, ce que l’on pourrait appeler cette résistance ou plutôt ce bon sens, ne sont coordonnés par personne, aucune entité suprême ou aucune figure de prou qui ne soit capable de relier ces êtres tant leur diversité est grande par rapport à l’étendue des différents sujets en question.

Et pourtant, chaque jour, des millions d’actes de générosités.
Chaque jour, des millions de solutions, de possibilités, de possibles, d’alternatives, de déviation de l’impasse généralisée.
Chaque jour, des millions de caresses, de baisers, de dons.
Des millions d’actes gratuits, de protection, de respect, de prévoyance, de vigilance et de bienveillance.

On dit que l’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse.

J’entends la forêt pousser et quel son magnifique!
Qu’elle est discrète et sublime.
Qu’elle est puissante et humble.
Qu’elle est courageuse et persévérante.
Qu’elle est joyeuse et heureuse.
Qu’elle est fragile et sensible aussi.
Qu’elle est tenace et pugnace.
Qu’elle est diverse et connectée.
Qu’elle est variée et désynchronisée..
Qu’elle est surprenante et cachée là où l’on ne l’attend pas..

Alors à toutes ces graines, plantes, buissons et touffes, à toutes ces feuilles mortes, arbres naissants et lichen bariolés, à toutes ces fougères et même aux ronces…

Je vous entends et merci d’être là.
Poussez, poussez, on vous entend déjà…

Intégrity – something must happen

Initialement posté le 18 janvier 2016 : Integrity – Something must happen.

I thought money was the biggest problem and the deepest architecture of power and that by changing money, even at a small scale we would, and could free ourselves of many of the problems that are crushing our society today piece by piece. I studied international finance & complementary currencies looking for alternatives for the last 7 years and I started a project in the region around Paris that didn’t reach a critical mass.

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The problem we face is a simultaneous complexity at many levels. There are many answers and many situations that need to be addressed at the same time. The crisis is global, the answer must be global, but in a networked society, we can only act from our very local level, from the I.

We are facing a triangle of
-> Global consciousness: Global causes, global forces that we are aware of, that we understand the direction to be taken and the political decision that should be taken according to this coherent world vision.
-> INDIVIDUAL SURVIVOR: Local constraints: my rent, my food, my way to « earn my living »: earn the financial means to free myself from Maslow’s first levels of the pyramid: shelter, food, security… to be able to do things that make sense at a very local level in my everyday life.
-> Confidence + Trust: the satisfaction that acting at a local level in the right story has a ripple effect strong enough to satisfy the need of the new world vision and that enough individual will do too and that the right decisions at the top will be taken.

Is this enough? Is my individual action in coherence with a global positive vision enough?
Will it be sufficient for the shift to happen before it’s too late?

While money remains a very powerful architecture that guides the life of many of us, or should I say, the survival of many of us, at a psychological level it is our fears that are leading us to decide, to resign, to support what our souls could call the unbearable. It is not that we are weak, it is just that we are alone, facing a system that is so complex, so strong, and some mechanisms that are so deeply rooted in our system, we are facing demons of fog, ghosts of wind and streams of dust.
We know some aspects of what we criticize and what we should change, but at the individual level, we feel powerless. What can I do against such forces?
Being unconscious of this might seem easier because the fact of knowing and yet, not being able to give a successful answer makes us even weaker, it sometime leads to the destruction of our self-esteem and confidence.
Yet, every action we have that is part of a different story than the one that has been taught to us is a step toward a better future. Every step that is divergent from the voices from society that tell us what is good, what is normal, what is legal and how we should behave is a resistance act. Every little tiny choice that we make that say something different is a victory from the old story. It has a ripple effect that sends a signal to the world that has a double effect: it doesn’t feed the old system and it nourishes the new. Even if it is just one time, it is the first opening of another future.

Every creation of art, expression of ourselves trough music, poetry, writing, video, documentary is an act of communication that brings us closer to a beautiful world.

We need something else.

Solutions arise and do exist already in every field, we know what could be done and how it could be done according to the new story, yet we still fail to get out of the systemic washing machine at a global level. Some countries have tried. Some countries have iconic leaders that gave us temporary relief and strength to see that it is possible but we still fail to get a strong network of resisting country together, we are still very connected but not enough within our own countries boundaries. We are still limited to the old politician game where majority needs to be within a department, a city, a region, while our playground now is the earth.

The game is fake – les dés sont pipés
The system as it is seems undefeatable and too big to fail: governments save the banks that played against us, they save banks with our own money. And at the same time, they protect the companies that are destroying the planet. If we strike, manifest or oppose ourselves to this silly game, in France: we get listed, arrested and may end up in jail. We are trapped between the terrorist violence and the police violence. The power that be are getting sharper and sharper, lobbying, the state & corruption are

Jumping into the Unknown
At the individual level, the only way for me to achieve this path is through inner peace & integrity. The consciousness and the faith that I am ready to be killed to remain faitful to an idea, to an ideal, to a vision. This calls deep in my bones and flesh, in my mind and spirit and asks the question of who I am and what will remain of me. This questions my deep perception of the answer to what do I believe in and why am I here. It doesn’t mean I will die for it, but it means that life without this is deeply corrupted. This questions all the levels of my being and the reason of my choices?

Am I here to enter the boxes the system prepared for me and nourish it with my energy?
Am I here to experience my creativity and imagination to create new structures that free us from this dangerous machine?
Am I capable of creating a different story, feeling that I am part of the great web of life, of a conscious evolution of humanity that needs to rewire its organizations, way of deciding, power links and value system?
Can I feel the call in my body, in my mind, in my blood that begs me and asks to take action for a better life on this planet? A greater respect toward all living things, a sweeter harmony between humans and a strong posture against the unbearable?
Am I ready to take that leap?
Am I alone?

Demain

Initialement posté le 25 décembre 2015

Mon éternel respect à  Cyril Dion pour avoir expliqué le besoin de croissance perpétuel de nos économies en présentant la création monétaire privée sur le plateau de On n’est pas couché au cours de la promotion de Demain le film.

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J’y ajouterai principalement que pour créer cette dette, l’argent est créé avec intérêts et que c’est cet intérêt qui demande un 2, 3, 4 ou 5% de croissance pour pouvoir rembourser la dette.

C’est cet intérêt précisément qui demande une croissance. Si on créé de la monnaie à zéro pour cent, j’emprunte 100 je rends 100 dans 3 ans je n’ai pas besoin de croître. C’est le taux d’intérêt positif qui définit le surplus de production que je vais devoir réaliser pour rendre au banquier.

D’où la méga-magouille avec la Grèce à qui l’on prête à 2% pendant que le pays est en récession (croissance négative) et dont on sait déjà qu’ils ne pourront pas honorer les paiements des intérêts.

C’est ce mécanisme qui généralisé à notre économie fait qu’il n’y a pas assez de monnaie pour rembourser tous les crédits. Puisque dans la création monétaire la monnaie est créée pour le prêt mais pas pour les intérêts : on créée 100 € de crédits pas 104€ (à 4%). L’emprunteur devra donc aller investir ses 100 euros nouvellement créés sur le marché pour chasser, trouver 100 + 4€ et donc gagner 4€ d’intérêts parmi la masse monétaire disponible sur le marché.

Pour découvrir le fonctionnement de la création monétaire via Positive money : https://www.youtube.com/watch?v=lrQX4CF6Bxs

Un grand bravo aussi pour avoir tenu tête aux journalistes et leurs questions relous, pour Léa Salame qui a besoin d’être convaincue, je pense que c’est l’expérience qui peut lui plaire plus que des arguments mentaux, l’expérience pas seulement de faire du bien, mais de faire partie de la chaîne du vivant, de retrouver sa place dans le cycle.
A la question de Laurent Ruquier, faut-il sauver l’humanité? On touche à des questions profondément spirituelles où la réponse appartient à chacun.

Bravo Cyril!