Le nouvel homme

Face au vent, la branche plie mais ne rompt pas.
Face à ses parents, l’enfant s’adapte mais ne casse pas.

Né dans la famille qu’il a choisi, il grandit petit à petit
Nourri à diverses sources, il pousse sans jamais s’arrêter.
Une fois adulte, il peut revenir sur ses pas.

pour retirer les clous restés enfoncés là.
pour ouvrir les blessures et y mettre du sparadrap.

Fort de ce qu’il a transformé, il promet de ne pas le répéter.

De sa blessure est née une force.
ce qu’hier encore saignait, aujourd’hui l’aide à briller.

L’adulte est devenu Homme,
Quel beau chemin depuis le petit bonhomme.

Bienvenue au nouvel Homme!

Le guerrier de lumière

Le Nouveau Guerrier n’a pas peur de la Lumière,
Il s’en sert pour révéler ses ombres.
Tapies dans l’obscurité, des formes nous agissent.
Visibles ou cachées, elles se jouent bien de nous.

Le Nouveau Guerrier veut les débusquer et à la Lumière les amener.
Ainsi il neutralise le monstre qui git dans la pénombre.
L’égo, le violeur, le violent, le manipulateur et les autres
à leur tour seront bientôt cernés.

L’Homme tel un miroir réfléchit pour que chacun s’illumine.
Conscient de mes ombres, j’en prends l’entière responsabilité pour ne plus sombrer.

Intégrité sur le chemin me fait le plus grand bien.
Libre et conscient, c’est un travail de chaque instant.

Je m’engage ici et maintenant devant vous et les cieux,
à oser regarder, reconnaître et intégrer
chaque compromis, qu’il y a longtemps j’ai fait
avec ceux qui m’ont fait.

Guerrier je suis, j’espère que vous me reconnaîtrez.


La forêt qui pousse

La forêt qui pousse

Une question de perspective

11 mars 2018 – d’abord publié sur strikingly

Concentration des richesses, concentrations et propriété des médias, bénéfices du CAC40, destruction des espèces, CO2 dans l’atmosphère, consommation des ressources fossiles, je crois que chaque personne qui veut observer les tendances de ce système est capable de voir où il est en train de nous mener.

Heureusement, il existe des tonnes de collectifs, d’organisations, de réponses, de pistes, de voies, d’exemples, d’alternatives, de solutions, d’idées, de pensées, de philosophies, d’humains, de familles, de réseaux qui œuvrent pour créer et raconter une autre histoire.

Que ce soit au tout petit niveau très local ou au niveau mondial, des humains se bougent pour faire vibrer une autre histoire, pour faire vibrer un autre récit, pour ne pas tomber dans la fatalité, dans le pessimisme et dans la croyance que c’est comme ça et qu’on ne peut rien y faire.

Dans tous les secteurs, dans toutes les organisations, dans toutes les familles même les endroits les plus insoupçonnés existent des femmes et des hommes qui militent, agissent, défendent et protègent des droits respectueux de chacun, pour que la vie se développe le mieux possible, en respect avec les équilibres naturels qui nous entourent et dont nous faisons partie.

Ils ne le font pas pour démontrer que c’est possible autrement ou pour montrer que forcément si tout le monde faisait comme eux ce serait parfait, non ils le font parce qu’ils savent que c’est la seule façon de faire qui a du sens. Ils le font parce qu’ils savent qu’au fond d’eux, c’est ainsi. Ils acceptent d’entendre et de se rendre face à l’appel de leur âme.

Ces actions, ce que l’on pourrait appeler cette résistance ou plutôt ce bon sens, ne sont coordonnés par personne, aucune entité suprême ou aucune figure de prou qui ne soit capable de relier ces êtres tant leur diversité est grande par rapport à l’étendue des différents sujets en question.

Et pourtant, chaque jour, des millions d’actes de générosités.
Chaque jour, des millions de solutions, de possibilités, de possibles, d’alternatives, de déviation de l’impasse généralisée.
Chaque jour, des millions de caresses, de baisers, de dons.
Des millions d’actes gratuits, de protection, de respect, de prévoyance, de vigilance et de bienveillance.

On dit que l’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse.

J’entends la forêt pousser et quel son magnifique!
Qu’elle est discrète et sublime.
Qu’elle est puissante et humble.
Qu’elle est courageuse et persévérante.
Qu’elle est joyeuse et heureuse.
Qu’elle est fragile et sensible aussi.
Qu’elle est tenace et pugnace.
Qu’elle est diverse et connectée.
Qu’elle est variée et désynchronisée..
Qu’elle est surprenante et cachée là où l’on ne l’attend pas..

Alors à toutes ces graines, plantes, buissons et touffes, à toutes ces feuilles mortes, arbres naissants et lichen bariolés, à toutes ces fougères et même aux ronces…

Je vous entends et merci d’être là.
Poussez, poussez, on vous entend déjà…

Delete Facebook : c’était gratuit, j’étais le produit!

Depuis le temps que je le disais, il fallait bien que je finisse par le faire

Cher Mark, je souhaite mettre fin à mon contrat à durée indéterminée dans ton entreprise Facebook.

« J’ai vraiment adoré travailler pour toi, mais c’est trop. J’ai travaillé nuit et jour, de nombreuses heures sans compter, pour aider à construire ce réseau, ce rêve d’humanité. Tu es devenu très très riche ce faisant, en vendant mes données à des annonceurs. Ils m’ont ciblé. Moi pendant ce temps là, je formais mes amis à facebook, j’expliquais l’edge rank, les publicités, comment taguer des amis, comment faire une page pro. Ah j’en ai formé des gens pour toi. Ahh j’en ai initié des personnes à voir les intérêts de ta plateforme.
J’ai créé des groupes que j’ai animé pendant des années. J’ai administré des pages, des discussions. J’ai vraiment donné beaucoup de temps pour notre projet commun, moi il m’a apporté des amis des relations et une magnifique chérie pendant que toi tu devenais un des hommes les plus riches sur Terre.
Je te rassure, je suis très content de ma situation et ne souhaite pour rien au monde échanger avec toi, je trouve juste que notre contrat n’était pas équilibré, et que tu aurais dû me rémunérer pour toute la valeur que j’ai apporté à la plateforme que toi et tes actionnaires détenez. Ou alors tu aurais dû prendre soin de mon travail et de mes données.
Aujourd’hui tu es surpris du bordel qui arrive à Facebook, je t’ai vu dans les médias, tu n’en menais pas large, mais vous n’avez rien fait pour protéger nos données, vous avez toujours réagi après coup, pour éviter la fuite d’utilisateurs.
Avec les moyens que vous aviez et la responsabilité que vous avez, il y avait un contrat de confiance entre nous, ça fait longtemps qu’il est rompu, mais je voulais quand même y croire, que tu prendrais soin de moi, que tu me respecterais et que tu honorerais ta part du contrat, même si tu ne me payes pas, que tu me protègerais, que tu me prendrais en compte, que tu me respecterais.

Force est de constater que ce n’est pas le cas. C’est pourquoi je choisis de rompre de manière unilatérale notre collaboration, pour choisir de me respecter moi.
Tout ce que tu m’apportais je peux le trouver ailleurs. Un ailleurs où mes données ne seront pas données, vendues, pillées, souvent à mon insu. Un ailleurs ou peut-être même, je choisirai de payer pour ne plus être le produit.

Tu as une responsabilité dans ce qui arrive, j’ai la mienne aussi, c’est pourquoi je pars l’esprit léger et tranquille et te remercie pour toutes ces années. Je sais qu’il n’y a pas de solde de tout compte, que je repars juste avec une copie de mes données, mais le plus important n’est pas ce que nous avons vécu, c’est de se rappeler que facebook n’a pas créé l’amitié, donc quitter facebook ne la détruira pas non plus.
L’amitié pré-existait à facebook, ainsi, sans lui, elle perdurera. »

colonne FB

Partir pour de bon

Pas facile de quitter une telle pieuvre. 12 ans de vie, de partages, d’images, d’événements, de discussions.
12 ans de commentaires, de pages créées, de groupes. Depuis le Mexique en 2006 où j’avais découvert le monstre jusqu’à ce 28 mars 2018 où je me suis finalement décidé à le supprimer.

Cela faisait longtemps que je souhaitais le faire, longtemps que j’avais dit que je le ferai. Pour Snowden. Pour la liberté d’expression. Pour ne plus être victime râleuse d’un réseau qui abuse de mes données. Victime consentante puisque le réseau est gratuit, que c’est son business model et que je le sais depuis longtemps.

Je peux très bien choisir consciemment de partager un certain nombre de données et de savoir que des mate-algorythme les utiliserons pour cibler des pubs parfaites pour mon profil.
Je peux aussi le faire sur mon blog, sans laisser toutes les traces que je laisse sur facebook. Tous les clics, les likes, les j’aimes, les commentaires.
Le réseau a cela d’ hideux qu’il me fait culpabiliser au moment de partir, que comme l’accro, il me manquera ceci ou cela.

Bien sûr, je coupe des ponts, des liens, des années de liens créés sur ce réseau. 4080 amis, 800 followers et je ne sais combien de groupes créés.
Mais qu’est-ce que Snowden a coupé pour révéler sa vérité et faire connaître au public l’usage aliéné de nos données?
Qu’est-ce que je perds pour pouvoir gagner en tranquillité d’esprit et en cohérence?
Qu’est-ce que facebook permettait que je ne pourrai vraiment plus faire? Chacune des fonctions une par une je peux les retrouver ailleurs.

Fear of missing out? la peur de manquer l’événement?Je raterai quoi?
La vie ne se passe pas derrière l’écran, elle est ici et maintenant

Il y a bien une ou deux fonctions qui me manqueront. Un ou deux contacts que je chercherai un peu. Mais en cas de besoin, je pourrai toujours passer par le facebook d’un ami pour récupérer l’email, le téléphone ou je ne sais quoi.

Un dernier tour avant de partir

Pour dire pourquoi je pars, pour faire le ménage.
De quelles pages suis-je encore l’admin? Prévenir celles et ceux qui m’y chercheront. Que la relève s’organise.
De quels groupes n’ai-je pas fait mes adieux?

459,2 Mo pour 7 238 éléments. Voilà ce que pèsent les infos que facebook me rend.
Que reste-t-il de toutes ces interconnexions, de tous ces commentaires, ces pings, ces tags, ces lectures, de toutes ces vidéos inutiles? l’histoire ne le dit pas.

En 12 ans, j’avais dû changer un certain nombre de fois la confidentialité de mes paramètres, de mes photos, de mes statuts pour correspondre à l’époque facebook dans laquelle je vivais, d’un réseau d’étudiants en errance à l’étranger aux soirées électros parisiennes à un média global avec ma cousine et ma tante, il m’a fallu revenir plusieurs fois dessus pour lisser l’intime et faire du politiquement correct.

Toujours veiller à ce que je donne à voir et ce que je cache.

Veiller à cette excitation que je vois en moi avant de poster et d’espérer que ce post là emportera du like, de l’attention.
Veiller à cette endormissement quand je scroll quand un zombie le fil d’actu pour faire passer le temps. Des heures d’attentions données pour sucer toutes ces vidéos inutiles et inintéressantes.

J’ai arrêté la clope en novembre et je ne le regrette pas.
J’arrête facebook aujourd’hui et je m’en réjouis déjà. Du temps de cerveau que je vais récupérer. De la liberté d’esprit que cela va me donner.
Ceux qui me chercheront pourront me trouver ici, par mail ou sur Framasphère. Peut-être même sur twitter où mon compte y est encore actif avec un twitt tous les 3 mois..

Et chez Google?

Via cet excellent article du guardian, qui reprend toutes les infos que Google a, je suis en train de faire le point de ce qu’il me semble bon de laisser chez eux ou pas.

Pour tous ceux qui souhaitent casser le Prism, sortir des fichiers ciblés, de la traque des données, il y a cet excellent site : Prism-break qui donne la liste des services open source, propres qui n’abusent pas de nos données et nous protègent. J’avais déjà commencé à en sélectionner quelques uns. Je continue, chaque jour à en utiliser un peu plus.
Pour donner moins de pouvoir à google, à facebook, et reprendre le contrôle de mes données.

J’aime donner, mais encore faut-il que je sois conscient de tout ce que je donne, à qui, et de l’intention de l’usage de celui qui le reçoit.

Rdv sur framasphère, sur twitter, par mail me@etiennehayem.fr sur ce site évidemment ou par tel, à la rubrique contact.

Pour ne plus dépendre du bon vouloir d’autrui, aujourd’hui, j’agis.

Retour sur 2014

Article originellement posté sur medium le 20 janvier 2015
Et c’est reparti pour un tour, une nouvelle année, la suivante : 2015. Mais avant de pouvoir ouvrir et faire des grands projets, c’est le moment pour moi de faire le bilan, la rétrospective, de regarder derrière pour prendre conscience, retracer, repasser devant la rétine les étapes, les ponts, les points, les passages, les goulots, les arrêts et les temps forts que j’ai traversé cette année.

2014 fut une grande année de mutation pour moi, la fin d’un chapitre, d’un tome même et par la même occasion l’ouverture d’un nouveau tome de ma vie : c’est ce que j’appelle l’entrée dans la trentaine.

2014 c’est le départ de Paris, après 10 ans de bons et loyaux services, c’est l’échappée et l’expansion vers la nature, c’est l’arrivée à Millemont, sur le domaine du Château, avec tout ce que cela implique de vie à la campagne…

2014 c’est la mise en Terre de Symba avec son ancrage juridique, c’est aussi une occupation du terrain à plus que plein temps avec de nombreux événements à la rencontre des citoyens de la région et des alentours…

2014 c’est la musique encore et toujours sous toutes ses formes : jouer, improviser, me régaler avec d’autres..

2014 c’est aussi la rencontre avec Julie, 6 mois de relation, l’amour et la cohabitation à Millemont, le bonheur, la relation, l’équilibre et la richesse du couple…

Si je devais mettre un thème sur mon année 2014, je dirai nourri par la Source, en musique, dans le couple ou dans Symba, le mot qui me vient alors est la gratitude.

La gratitude d’être là où je suis, de faire ce que je fais.

Merci à vous d’en faire partie. Merci à la Vie de l’avoir permis.

Ma transition dans la trentaine :

Devenir créateur c’est poser une intention et réaliser son rêve. C’est mettre en cohérence la pensée, la parole et l’action. C’est incarner ce changement que l’on souhaite. C’est ce que je tente de vivre, de faire depuis plusieurs années maintenant. Ce n’est pas facile, ce n’est pas gagné, mais ça s’invite de plus en plus dans les différents aspects de ma vie.

A travers le déménagement pour aller vivre à Millemont, trouver un logement où je choisis le prix en économie du don, cela fait partie de ce rêve. A travers la coopérative Symba et le fait de me verser un salaire pour faire le métier vertueux pour la planète et les humains, un métier que j’aime et que j’ai choisi.

A travers le fait d’œuvrer avec des personnes consentantes, de ne donner d’ordre à personne, simplement de coopérer avec des personnes qui en ont également envie, mues par l’élan d’avancer ensemble vers un but commun.

Je crois que dans cette recherche de cohérence, consommer moins, consommer mieux, ne plus fumer, sont des miettes qui cumulées me rapprochent petit à petit de cet idéal de réduction de mon empreinte écologique, de ce ralentissement, de ce rapprochement d’un essentiel ô combien précieux.

Les fils rouge de 2014

Réveiller sur la création monétaire et les monnaies

En tant qu’auto-entrepreneur, je suis intervenu pour présenter les monnaies complémentaires et surtout éveiller sur la création monétaire par les banques privées. C’était parfois rémunéré, parfois non, c’était au CESER à Reims et à Neoma Business School, à Strasbourg pour le lancement du Stück, à Nantes pour les dialogues interreligieux sur l’économie et le bonheur, en Belgique pour les rencontres sur l’économie collaborative, à l’ISTEC, au Syndicat du tréfilage de l’Acier et en Normandie pour les e-days! Je suis aussi intervenu au WikiStage ESCP en mai, à la radio pour RFI, France Inter dans un temps de pauchon, en conférence au OuiShare Fest, sur le plateau média de la gaité lyrique REWU en Avril, sur France Info Junior pour répondre aux questions des enfants sur Bitcoin…

Merci à tous ceux qui m’ont fait intervenir et qui ont pu donner de la visibilité à ces questions à travers ma voix et mon regard.

Construire les solutions dans l’aventure Symba

En Île de France, pour lancer Symba, j’ai remué Ciel et Terre pour informer, former et éveiller citoyens, organisations, entreprises aux questions fondamentales pour créer une monnaie. Si on définit les règles de Symba, alors c’est à prendre ou à laisser, si certains paramètres sont encore ouverts, cela pose des questions de design et cela nous oblige à nous poser les questions de quels sont les bons choix et en fonction de quels critères nous devrions décider. Ce n’est plus quelqu’un d’autre qui décide pour nous, nous sommes acteurs, co-créateurs et responsables de ce système que nous ne pourrons plus critiquer et nous poser en victime : nous devons nous impliquer pour le façonner, le comprendre, et choisir ses contours et ses règles. Si le business plan donne les revenus à venir, c’est que quelqu’un a écrit l’avenir, pensé l’avenir et que nous n’avons qu’à le croire et lui faire confiance. S’il n’y a rien d’écrit, nous devons nous poser la question et mettre de la conscience sur comment cela marche, comment cela peut marcher, comment cela pourrait marcher… redevenir architectes et designers de l’infrastructure que nous utilisons plutôt que d’en être les victimes inconscientes et impuissantes.

Avec un coup d’œil dans le rétro-viseur, nous avons joui d’une grande coopération avec les réseaux qui nous ont permis d’organiser une belle communication citoyenne. Voici les événements que nous avons organisé cette année :

  • 2 soirées au Centre Tao
  • 5 soirées Symbase à Officience
  • 2 Séminaires Symba au Château de Millemont
  • 3 soirées Symbases à la Paillasse
  • 2 UP Conférences : une sur la gratuité et une sur les systèmes d’échanges
  • 1 participation au Festival des Utopies Concrètes
  • 1 OuiShare Drink
  • Des passages et des rencontres à la mairie de Paris, la mairie du 11ème et au Centre Economique Social & Environnemental.
  • L’organisation d’un Moneyfest à Numa pour faire vivre le sujet en plein coeur de Paris avec toute la diversité des acteurs.

Dans la catégorie démarrage à fond, c’est aussi en se retrouvant parmi les 15 finalistes de l’Echappée Volée, l’accélérateur du TEDxParis que j’étais ému et excité de présenter Symba lors d’un pitch de 3 minutes. Nous n’avons pas été retenu, mais c’était une belle étape pour imaginer voir Symba fleurir.

Enfin, comme en 2013, ce fut l’occasion de passer un moment riche et fort au Cabaret Sauvage avec toute la communauté OuiShare lors du OuiShare Fest en mai. J’ai eu la chance de passer le plus clair de mon temps dehors, à connecter les amis des réseaux avec les copains des communautés et vice versas. J’ai présenté Symba en anglais, animé un panel avec 5 intervenants sur le futur des monnaies et surtout présenté et représenté Symba avec lequel nous avons été élu parmi les 5 gagnants des OuiShare Fest Awards!

Si je voulais m’investir à fond sur un sujet et le faire connaître, toucher du monde, je crois que tous les objectifs sont remplis et que j’aurai difficilement pu faire mieux. J’ai donné l’essentiel de mon temps et de mon énergie à ce projet avec une grande joie et un grand bonheur de voir le désert au niveau de la connaissance économique des citoyens français et le fait que je répondais à un besoin, à une véritable et profonde soif de connaissance. Il y a un besoin gigantesque de formation. Avec Symba cette année, j’ai fait beaucoup plus que ma part.

Merci à tous ceux qui ont pris des parts, à tous ceux qui y croient, qui y ont contribué, qui y contribueront. La route est longue et parsemée d’embûches.. et telle une utopie, Symba a beaucoup plus de chances de mourir que de vivre, mais n’aimons nous pas les grands défis perdus d’avance? ceux qui nous demandent de nous dépasser et de défaire nos croyances pour tester notre pouvoir créateur et nous rendre compte qu’en fait, c’était possible?
J’ai encore et toujours besoin de vous pour pouvoir continuer l’aventure.

La musique

SEML :

Cette communauté de partage de musique que j’ai créée avec Vincent & Mathieu il y a plusieurs années maintenant a franchi un nouveau pas dans sa maturité avec plusieurs pépites de succès : d’abord un passage au Rex en mai, ce club mythique où je dansais pour mes premières sorties en 2006, nous y avons mixé.. comme un goût de fête privée un jeudi soir de se retrouver dans la cabine de pilotage de ce bateau de la fête nocturne parisienne. Nous sommes aussi passés dans le magazine Trax, célèbre pilier des nuits électroniques de la capitale. Nous sommes allés jouer à la Briquetterie à Amiens en ch’Picardie, un beau moment sur les terres connues et une belle sortie pour le collectif parisien qui a trouvé un public enchanté et bien heureux de vibrer sur l’onde SEML.

SEML à Amiens à la Briquetterie

Nous avons dépassé les 10 000 membres au cours de l’année (et sommes maintenant à 12 000 et ça continue..) ce qui est aussi une belle étape dans la vie d’un groupe comme celui là. J’ai géré avec les autres de l’équipe une soirée 12–12–12 : 12 heures de fête de midi à minuit et ce fut aussi le moment pour constater que cela n’est plus juste pour moi de passer autant de temps autour de la fête électronique. Fier de constater que le collectif avance sans moi depuis longtemps maintenant, à travers des projets magnifiques comme le remix d’Indian Tropic par la communauté par exemple ou des collaborations avec des DJs Allemand de renom, j’ai passé la main à Vincent pour prendre le rôle de Président de l’association. Une évidence et une simplicité, de réaliser que je ne peux pas être responsable à deux endroits en même temps et que si je veux être responsable d’un projet comme Symba, j’ai besoin de toute mon attention et toute mon énergie.

Merci à toute la bande, à toute la communauté, de faire vivre avec autant d’amour et de passion cette onde musicale et de s’entêter à la partager avec toujours plus de nouvelles oreilles. ❤

L’alto avec les copains

Chez Adel, les dimanches se sont suivis sans se ressembler. Toujours ce havre de paix et de bienveillance pour retrouver et festoyer avec les copains du dimanche soir notre amour commun pour la musique. Avec Yoni, Stefan, Chico, Chloé & Fanny, Clara & Lou, Mathieu, Noa parfois et bien d’autres invités, nous avons alterné les dimanche à 2, 3, 4, plein pour faire varier les plaisirs. Une Joie immense de partager cette musique, cette spontanéité avec ces virtuoses sympathiques. Un bonheur chaque semaine renouvelé de reprendre place près de l’armoire et de sentir qu’au bout de 5 accords, on est calés, sans un mot, à travers deux ou trois regards complices, l’harmonie s’accorde et s’installe entre nous pour laisser place progressivement au chaos déstructurant de la liberté créative avant de retrouver la piste d’atterrissage des derniers accords nous ramenant à bon port afin de préparer le décollage pour la destination suivante.

Un dimanche parmi d’autres, Chez Adel avec Houssine, Etienne & Yoni

Merci mille fois à Yoni, Chico, Stefan, Chloé & Fanny & Noa et à toute la bande pour toutes ces soirées créatives, musicalement palpitantes et collectivement envoutante qui nourrissent mon âme et font vibrer ma chaise.

En Normandie pour la première fois j’ai eu l’occasion de faire un concert avec Yoni pour jouer les chansons que nous partagions les dimanches soir chez Adel, une escapade d’un peu plus d’une heure pour faire voyager dans l’univers musical de Radiohead à Tom Waits en passant par Pixies et Noir Désir les participants des e-days, une belle sortie pour nous, une grande première à deux.

Au Château de Millemont ce fut aussi l’occasion de déporter la bande de chez Adel pour un petit concert nocturne tardif lors d’une nuit de rassemblement. Et puis lors de l’Open Château, nous avons enjoué, endiablé, animé toute la nuit du Samedi soir avec une trentaine de danseurs le dancefloor de l’Orangerie. Ce groupe constitué spontanément de Sokha, Val, Baptiste & Antoine, toute une équipe récemment et spontanément constituée, nous nous sommes écoutés et avons joué ensemble toute une nuit, réalisant pour certains notre premier concert et goûtant au délice de l’improvisation en se posant la question de qui menait vraiment, de ce que nous jouions et d’où venait la musique? Toutes ces questions qui meurent devant la spontanéité radicale et magique de l’instant qui garde en alerte les danseurs jusqu’à leur prochain pas et à la prochaine chanson. Le plaisir de continuer la collaboration de la journée vers un autre terrain la nuit.

Je remercie les danseurs et les collègues de scène pour cette nuit délicieuse et surprenante où j’ai vraiment pris mon pied à partager cette joie de créer notre musique et de l’offrir si simplement à notre public d’un soir.


Me transformer

Changer le monde sans se changer soi, ce ne serait pas du jeu. Puisque je suis créateur de ma vie et que ce qui arrive à l’extérieur est la manifestation de qui je suis, de ma vibration à l’instant t, je continue de me former, de me transformer, de me déformer, pour apprendre, pour apprendre à désapprendre et cultiver cette curiosité qu’est l’aventure de la conscience. A travers le festival de la méditation & le Festival du Féminin au Centre Tao j’ai pu participer à l’organisation de moments de transformation collective. Participer légèrement mais certainement à accompagner la transformation. Être présent, seul homme parmi 100 femmes dans une conférence de Danièle Flamenbaum, est un privilège d’enseignement sur la vie et la mort, le bon sens et la simplicité de dire les choses. Ces événements sont précieux pour moi et pour les autres je le vois aussi, la qualité des ateliers, des intervenant-e-s, la beauté de l’investissement des uns et des autres pour construire ce moment sont une addition de qualité qui créent un maelström de transformation, un vortex d’énergie permettant à chacun de se dépasser, de traverser ses peurs pour arriver sur l’autre rive de lui-même.

Merci à l’équipe du Centre-Tao de mettre autant d’énergie, de qualité dans la création de ces événements et de les réussir avec autant de sourires et de beauté!

Le MKP est une aventure que j’ai vécu en mai, une initiation pour les hommes par les hommes que je souhaite à tout homme en chemin de pouvoir vivre. Une magnifique initiation moderne à ce que cela veut dire d’être un Homme, une grande étape pour moi dans la chevauchée vers mon centre, dans la mise en lumière de mes ombres et dans l’accompagnement de cette famille masculine qui a du chemin à faire, des peurs à traverser et des parts d’ombres à reconnaître et à se réapproprier. J’y ai découvert et rencontré une famille, avec une grande bienveillance et une belle puissance. Mouvement créé il y a plus de 30 ans maintenant et qui initie des hommes sur les 5 continents, voici un réseau précieux qui arrose le bon et aide chaque homme à développer le meilleur de lui-même et surtout son leadership.

Je remercie les Hommes qui m’ont initié, ceux qui rendent cette aventure possible et les créateurs initiateurs de ce mouvement d’avoir su y mettre les bonnes graines pour nous les hommes, pour les femmes qui nous accompagnent et nous côtoient et pour le monde.

Pour mes 30 ans, je me suis offert un cadeau, un voyage à la recherche de moi-même. J’ai fait une retraite dans le silence, le jeûne et la solitude pour aller au plus profond de mon existence. A la rencontre de qui nous sommes, petits grains de lumières, microscopiques étoiles de lumières reliées dans cet océan de galaxies. Me trouver aux confins du futur et du passé pour chercher au Centre, au Cœur ce qui fait de moi un créateur. Me trouver au présent, dans cet instant en suspens pour percer le mystère entre Ciel et Terre de notre origine, du sens de notre présence, du jeu entre l’esprit et la matière qui se séparent pour mieux ne faire qu’un, de cette alchimie à double sens et de ma raison d’être? du Pourquoi du Pourquoi? Osciller entre vibration et particule pour ne plus voir que l’onde, la vague musicale qui emplit le coeur et éveille le corps, sentir le frisson de chaque note de musique comme un escalier étoilé, un aller simple pour le paradis en première classe.

Cette bougie, cette lampe, cette conscience, cette évidence d’être un parmi plein, d’être un parmi tant, d’être unique et si fragile. Cette conscience éclairée d’être petit-fils des étoiles, descendant des planètes et du Cosmos, partie intégrante de la nature, de la planète et de toutes les espèces. Conscience vivante et affinée d’être chaînon d’une grande famille des espèces en évolution, d’un jeu passé-présent-futur qui se joue ici et maintenant pour purifier les arbres et les lignées, pour pardonner les méfaits, pour avancer en toute tranquillité et ainsi mieux me retrouver. Enfant de la lumière je ne peux que conseiller Cloud Atlas pour mieux illustrer le récit de ce voyage.

Merci aux accompagnateurs et aux participants du stage pour leur bienveillance et leur expérience.

L’Amour

Une étape essentielle de 2014 qui change vraiment la couleur de ma vie, c’est la rencontre et la relation avec Julie. Rencontrée sur une autre planète, nous nous sommes reconnus et retrouvés à vitesse grand V. D’une simplicité à une fluidité, d’une semaine à l’autre, nous nous découvrons et partageons de plus en plus jusqu’à vivre ensemble très rapidement, très simplement. Un magnifique stage au Coeur du Tantra pour fêter notre 3ème semaine de relation ensemble aura la sensation d’approfondir les contours de ce que nous partageons pour aller vers le respect de soi et de l’autre et l’authenticité de qui nous sommes. La profondeur de cette relation a la capacité d’aplatir et d’aplanir l’intensité des autres terrains de ma vie. La force de l’amour et sa beauté ont l’attrait inégalable de rendre fade toute lutte ou revendication pour savourer l’instant et ce sentiment merveilleux de faire un avec le cosmos. Surpris par son insondable richesse et son goût apaisant, la relation du couple nourrie par l’amour de chacun est un puit, une source qui arrose et nourrit tellement qu’elle ne peut qu’être partagée.

Elle est abondance par essence et déborde du couple pour irriguer les alentours. Si l’on cherchait business model multiplicatif, l’amour est une formidable inspiration par sa générosité naturelle et sa capacité à irradier à la ronde. J’ai découvert avec Julie toute cette complémentarité qui font que 1+1 dépasse 3. Je me sentais déjà fort seul, en confiance et en phase avec la vie que je rencontre, avec elle je me sens augmenté.

Merci Julie d’avoir sauté dans ma Vie, et de m’emmener à la découverte de toutes ces nouvelles contrées ensoleillées.

Activités et sorties à Millemont :

En dehors des merveilleuses balades et baignades, de ramassage des noix, chataignes et des salutations aux chevaux, en dehors des semaines généralement assez vides, le château de Millemont s’est animé plusieurs fois pour accueillir de très beaux événements. Petra Popp & Avril Colleu ont initié le Sommet de Millemont sur l’écologie avec une cinquantaine d’acteurs pour partager, chacun depuis sa place ses avancées dans ses projets. Le temps d’une journée, s’arrêter pour réfléchir, penser et organiser la voie jusqu’à décembre 2015. Avril Colleu a également organisé une journée de découverte des énergies libres avec démonstration qui fut pour moi une belle surprise, de rendre tangible ce rêve et d’imaginer, non pas d’imaginer, de voir ce générateur bientôt dans nos logements, dans nos foyers… une pièce cruciale du puzzle qui trouve enfin sa place.

Dans la dernière ligne droite de Décembre, une étape importante pour moi fut cet Open Châteaux, ce week-end de collaboration avec plus de 100 personnes pour co-construire ce monde que nous appelons tant de nos voeux. Se retrouver en équipe avec les différentes branches de cet arbre que nous formons ensemble fut rassurant. De se reconnaître entre pairs, entre frères et de voir que chacun tisse sa toile et creuse sa percée, et que… non… nous ne sommes pas fous et que… non… nous ne sommes pas seuls. Que les petits maillons qui paraissent si fragiles commencent à former ce tout cohérent que nous visionnions et imaginions mais que ça y est, il est incarné par des humains, des organisations, avec des noms, des logos et que la forêt pousse.

Se présenter, se reconnaître, se synchroniser, s’étudier et voir comment nous pouvons nous connecter, nous relier, nous compléter, s’augmenter les uns les autres en mutualisant nos connaissances, nos outils, nos ressources et nos infrastructures.

Merci à l’Open Team pour la fraîcheur, la spontanéité et la sincérité des engagements.


Voilà ce sur quoi s’ouvre 2015 :

  • Comment faire la paix en moi et trouver l’équilibre subtile pour la garder tout au long de l’année.
  • Comment m’ériger dans ma verticalité, dans mon rêve : ce que j’ai envie de réaliser sur cette Terre.
  • Comment me coordonner et me relier avec les autres?
  • Comment se relier et faire front comme un seul organisme?
  • Comment organiser la coopération et les liens entre ces forêts qui poussent?

Merveilleuse année 2015 à toutes et à tous! Plein de belles choses nous attendent..

Le DAO est la mère des mille et une choses

Pour comprendre le DAO, Ethereum, Bitcoin & la Blockchain

16 novembre 2016 – post initialement publié ici

Article originellement publié sur Medium le 25 mai 2016

Bienvenue dans la plus grosse levée de fonds de tous les temps : 161 millions de dollars et ça augmente encore. Entre le moment où j’ai décidé d’écrire cet article (34 millions) et le moment où je l’ai publié (167), 133 millions de dollars ont été investis sur The DAO.

Pourquoi, des milliers de personnes se ruent-elles pour acheter des DAO Tokens pour un système qui n’existe pas encore?

Voilà ce qu’on peut appeler une Crowdsale, CryptoCrowdEquity ou CryptoIPO, c’est à dire une introduction en bourse cryptée, ou alors la venue au monde de la première Organisation Autonome Décentralisée : LA DAO. Ce qui est en train de se passer sous nos yeux, est la possibilité d’acheter en ligne directement des jetons de cette DAO, soit des actions ou des parts. Comme une entreprise naissante, des milliers de personnes sont en train d’acheter des parts, des droits de vote de cette nouvelle forme d’organisation complètement décentralisée.

3ème enfant d’une vague d’innovation toute récente, the DAO arrive comme fils d’Ethereum et petit fils de Bitcoin.

A quoi va servir cette DAO? Comment ça marche? Qui est derrière? Pourquoi avoir créé cette DAO?

Pour comprendre toute ces questions, nous allons faire un léger saut en arrière et retour dans le temps afin que vous compreniez bien les tenants et aboutissants de cette somme astronomique et de cet événement inhabituel qui se déroule sous nos yeux ébahis

0. Peer to peer

Le pair à pair est le principe même du réseau : être connecté d’ordinateur à ordinateur, sans intermédiaire. C’est ce que nous avons découvert dans les années 2000 avec le Bittorrent, le partage de fichiers qui nous a permis d’échanger des quantités impressionnantes de données rapidement, à moindre coût et de façon facile et sécurisée. Bittorrent a notamment posé d’énormes problèmes au niveau légal puisque des millions de films et de mp3 se sont retrouvés sur ces plateformes de partage. Fonctionnant de manière décentralisée, cette technologie a été quasiment impossible à arrêter et c’est au travers de la loi et du projet Hadopi que la France a pu retarder et réduire son impact. Voici, après Internet, les prémices du Peer to peer et la transformation de nos sociétés, de la pyramide vers les réseaux.

1. L’effet de réseau ou le Network effet

Deuxième chose à découvrir c’est l’effet de réseau, le fait qu’un réseau prend toute sa force et sa puissance par le nombre d’utilisateur qu’il a.

Pour faire court : allez utiliser le téléphone alors que vous êtes le seul à en avoir un. Ou inscrivez vous sur une nouvelle plateforme de rencontre dès le premier jour. Vous vous retrouverez seul-e, le réseau n’ayant pas encore atteint sa masse critique. A l’inverse, essayez de quitter Facebook alors que vous y avez tous vos ami-e-s. Pas évident.

L’effet de réseau est donc une force non négligeable qui entraînera un grand nombre d’utilisateurs vers un réseau déjà en place et puissant.

2. Bitcoin : une monnaie et une technologie

Apparu en 2009, Bitcoin est une monnaie décentralisée, elle existe sans banque centrale. Elle permet de faire des transactions anonymes entre 2 points de la terre sans passer par les banques, les régulateurs ou une autorité de confiance. Elle permet de créer la confiance grâce au logiciel, par la façon dont il fonctionne. C’est à dire que deux personnes qui ne se connaissent pas vont pouvoir échanger directement ensemble sans autre intermédiaire que le logiciel Bitcoin et sa puissance de calcul.

Première révolution du P2P (pair à pair) en finance, Bitcoin permet notamment à Wikileaks de continuer à recevoir des dons lorsque Visa, Mastercard & Paypal (3 entreprises américaines) la boycottaient au moment des révélations de wikileaks sur les cables des USA en Irak.

Masse monétaire limitée dans le temps : incentive à l’entrée.

La proposition de Bitcoin écrite dans son code était de limiter sa masse monétaire à 21 millions de bitcoin. C’est à dire qu’au fur et à mesure de sa vie, des bitcoins seraient émis, créés, pour remercier les ordinateurs qui participent à coder, encrypter la chaîne de blocs (blockchain) qui permet d’écrire les transactions et de les sécuriser dans le livre de compte (ledger). Plus l’on arrive tôt dans l’histoire de bitcoin, plus l’on a de chance de recevoir des bitcoins en remerciement de cette mise à disposition de notre processeur. Au fur et à mesure du temps, le nombre de bitcoins sera de moins élevé.

La masse monétaire limitée des Bitcoins

Cette masse monétaire limitée permettait d’encourager à venir tôt en créant une masse monétaire rare. Puisqu’elle ne bougerait pas dans le temps, le nombre de bitcoins créé serait à tout jamais défini et plus l’on avancerait dans le temps, moins il y aurait de nouveaux bitcoins créés.

Longtemps critiquée pour ses aspects spéculatifs, ce paramètre a permis d’encourager les intéressés à venir ajouter leur puissance de calcul au réseau dès le début et donc de renforcer la puissance du réseau et lui donner le succès que nous connaissons maintenant.

3. Blockchain

Découverte au fur et à mesure de l’évolution de Bitcoin et longtemps après ses farouches critiques, nous avons découvert que bitcoin était à la fois une monnaie décentralisée, mais aussi, la première fille d’une famille nouvelle, utilisant cette fameuse technologie de chaîne des blocs impétables.

Ce qui avait été permis pour bitcoin, à savoir une monnaie, pourrait donc être appliqué à bien d’autres choses, applications, qui jusqu’ici nécessitaient un tiers de confiance.

Définition :

« a Blockchain enables a database to be directly and safely shared by entities who do not trust each other, without requiring a central administrator. Blockchains enable data disintermediation, and this can lead to significant savings in complexity and cost. »

Depuis Bitcoin, environ 700 « Coins » alternatifs, petits frères et sœurs de bitcoin sont nés et co-existent sur internet à travers différentes Blockchains avec différentes règles et propriétés.

4. Ethereum

Et si, plutôt que juste faire des échanges de monnaies sur cette chaîne de blocs, on pouvait aussi coder, et imaginer plein d’autres fonctions? voici la proposition de Vitalik Butterin en novembre 2013.

L’avantage : plus de flexibilité
L’inconvénient : moins de sécurité

Ce qui veut dire en gros, faire péter tous les métiers basés sur la confiance pour les remplacer par du logiciel, ou plus exactement, une blockchain ethereum. En gros, simplifier la société par tous ces métiers devenus inutiles qui peuvent être effectués par des ordinateurs et fournir un travail pour lequel nous n’avons pas besoin de nous connaître, d’avoir confiance etc… Un projet de société radical qui va faire sauter tout un paquet de professions, et attaquer un certain nombre d’organisations que nous connaissons en remplaçant des entreprises centralisées par des réseaux décentralisés. Il va y en avoir pour tout le monde, des notaires à Airbnb en passant par Dropbox & Facebook.

En 2014 : Financement d’Ethereum : 18 millions de $ lors du CrowdSale d’août 2014. Le premier bloc d’Ethereum apparait moins d’un an plus tard le 30 Juillet 2015.

5 millions d’ETH ont été distribué aux codeurs, développeurs qui ont investi leur temps et énergie pour rendre ce rêve réel avant la levée de fonds. La levée de fonds de 18 millions de $ génèrera 70 millions d’Ether, achetés principalement à base de Bitcoin pour que la fondation développe Ethereum Fondation.

La monnaie d’Ethereum est le gas, qui permet de faire tourner les ordinateurs. Une façon de remercier, financer les ordinateurs qui font tourner le réseau.

Et puis, la spécificité d’Ethereum : la naissance des Smart contracts — contrats intelligents :

A smart contract is a piece of code which is stored on an Blockchain, triggered by Blockchain transactions, and which reads and writes data in that Blockchain’s database.

Eh oui, même si on est passé au digital, les petits contrats de nos petits ordinateurs ont besoin de « gaz » pour fonctionner, c’est leur nourriture, c’est le prix que les développeurs donnent à chaque transaction effectuée. Et le gas ne peut se payer que en Ether.

5. The DAO

Nous y voilà donc, pour fonctionner sur Ethereum, chacun peut maintenant créer sa blockchain. Seulement, pour lever des fonds, il y a plusieurs solutions : soit chacun pour soi, soit on la joue collective, en profitant de l’effet de réseau et tout le monde y gagne. Il faut savoir que créer un réseau puissant requiert beaucoup d’énergie, en temps, en investissement, en communication. Demandez à Airbnb et über combien ils dépensent pour faire connaitre leur réseau et leur service. Si les nouvelles technologies ont facilité et accéléré le temps qu’il nous a fallu pour réunir 100 millions d’utilisateurs sur chaque nouveau média, la proposition de DAO est révolutionnaire en cela qu’elle propose de mutualiser les fonds et de se réunir dans une organisation commune : THE Dao.

Première du nom, le principe est simple :

  • On prend des parts.
  • Avec ces parts on “devient” la DAO nous-même.
  • En étant actionnaire, on peut faire des propositions, voter pour des projets ou recevoir des bénéfices.
  • Faire des propositions de projets : pour être financés.

Donc contrairement à du don contre don, ici on ne fait pas que donner des sous pour acheter un produit, on n’achète pas des titres participatifs, non on devient membre à part entière de l’organisation et donc de sa gouvernance, avec un pouvoir de vote proportionnel au nombre de part que l’on a.

La conquête du far west recommence.

A la différence qu’il n’y a pas de Conseil d’administration. Il y a un grand nombre d’actionnaires, décentralisés, libres de voter, proposer, ce qu’ils veulent dans l’organisation.

En mettant ses jetons de The Dao, c’est à la fois investir ses droits de vote, mais aussi placer ses actions dans des projets à l’intérieur de l’organisation et en recevoir des bénéfices quand le projet sera développé et offrira des services et que des utilisateurs payeront pour l’utiliser.

L’objectif étant que le coût d’usage soit inférieur à celui des intermédiaires actuels. Donc plus rapides, moins cher, plus sécurisé.

C’est la naissance d’une super-organisation basée sur un super-ordinateur, open source, distribué, décentralisé, sécurisé et gouverné en direct par ses membres. La limite est que si on regarde la distribution des DAO aujourd’hui, les 100 plus riches ont la moitié de la masse monétaire, ce qui nous rappelle quand même quelques vices que nous connaissons dans nos monnaies habituelles..

Le vote :

Accepting a Proposal requires a majority decision after a debating period of two weeks minimum, and a participation rate of 20% or higher calculated proportionally to the value of ETH requested in the Proposal.

Maintenant, sinon ce ne serait pas drôle, DAO veut aussi dire Distributed Autonomous Organisation, soit organisation autonome distribuée, ce qui sous-entend que le truc tourne tout seul, de façon distribuée = sans centre, sans chef, sans autorité centrale.

En tant qu’actionnaire, et parce qu’on a des parts, on peut proposer des projets à être financés, décidés et allouer des DAO aux propositions. Bien sûr, parce qu’on est actionnaire on peut aussi recevoir du profit/dividendes des projets financés.

Au jour d’aujourd’hui :

1 ETh = 12,50 dollars à peu près

1 ETH vaut 100 Tokens de DAO

Mais dans leur émission de DAO tokens (jetons DAO), ils ont repris le même schéma de rareté artificielle en réduisant tous les 15 jours ou toutes semaines le nombre de DAO émis pour 1 ETH échangé. Donc 100 DAO pour 1 ETH la première semaine puis à partir du 14 mai ce sera 95 DAO pour 1 ETH et puis ça changera encore…

Cela pour valoriser ceux qui arrivent le plus tôt, car ils prennent un plus grand risque.

Donc

Aujourd’hui, on a 42 millions de dollars qui ont été investis.

Ce qui représente : 4,31 millions d’ETH créés.

Ce qui représente 430,77 millions de DAO Tokens.

5.1 Slock.it

Les grands malins qui ont bien boosté le lancement de The DAO, c’est Slock.it, une startup basée sur l’internet of things, internet des objets qui veut proposer une alternative à AirBnB & über en utilisant la blockchain. Pourquoi? parce que c’est possible, moins cher et que la richesse est partagée.

Donc plutôt que ce soit une entreprise qui possède la plateforme et fasse intermédiaire, la proposition c’est d’avoir une technologie open source, avec des contrats proposés par Slock.it et que chacun puisse louer ses objets, sa voiture, son appartement, directement via The Dao.

5.2 Ethereum Computer & le universal Sharing Network

Mais plus malins encore que ça, leur premier projet, avant de pouvoir dérouler toute leur vision, c’est de créer un Ethereum computer, sorte de box wifi, qui contribuerait à réaliser les transactions ethereum et donnerait de la puissance de calcul à la blockchain d’Ethereum, le tout dans le monde physique, parce que tout ça, c’est quand même vachement virtuel, donc difficile à capter pour le grand public.

Conclusion

Alors qu’une nouvelle ère de l’informatique, de l’innovation et du p2p s’ouvre devant nos yeux, de grands écueils viennent avec elle : la levée de fonds étant faite en dollars/euros, l‘accès à cette monnaie étant de plus en plus cher, on retrouve des mécanismes de rareté artificielle qui sont bien peu nécessaires à nos inventions du 21ème siècle.

La quantité monstrueuse de DAO achetés, les mécanismes évidents de spéculation et la croyance que ça va toujours monter donnent à la DAO un gout de super produit magique qui va changer le monde.

Or, et c’est bien là que tout recommence, avec près de 200 millions de dollars financés, tout reconstruire avec une telle somme génère une pression et un enthousiasme qui peut vite faire perdre la tête.

Le pouvoir de vote lié au nombre de DAO est-il bien raisonnable pour sortir des mécanismes déjà bien connus de concentration de pouvoir monétaire et décisionnaire?

Une chose est sûre : peu nombreux sont ceux, à ce jour, qui peuvent lire les codes et algorithmes et comprendre vraiment de quoi il en retourne, alors même si on n’a plus besoin d’avoir confiance en notre prochain grâce aux machines, encore faut-il avoir confiance dans ceux qui en écrivent et programment la colonne vertébrale.

A suivre… ce n’est qu’un début…

Merci à Hadrien & Nicolas Loubet pour les infos et perspectives sur Ethereum & Dao.

Sources :

DAO :

Site officiel (EN) : https://daohub.org/

https://medium.com/@BlockByBlock/the-decentralized-autonomous-organization-dao-5e80cfe8c993#.pkfffktu7

Acheter ses premiers DAO (EN) : https://forum.daohub.org/t/up-updated-official-statement-on-the-dao-creation-process-how-to-get-and-watch-tokens/425

White paper (EN) : https://download.slock.it/public/DAO/WhitePaper.pdf

Code source (EN) : https://github.com/slockit/DAO/wiki/The-DAO-v1.0-Code#verifying-the-dao-code

Faire une proposition (EN) : https://github.com/slockit/DAO/wiki/How-to-create-a-proposal

Les propositions en cours : https://dao.consider.it/

What is the DAO (EN) : http://www.coindesk.com/the-dao-just-raised-50-million-but-what-is-it/

Backfeed veut changer la gouvernance du DAO pour instaurer du mérite : https://magazine.backfeed.cc/dao-alive-now-let-evolution-begin/

Présentation par le COO de Slock.it (EN) : https://blog.slock.it/the-inexorable-rise-of-the-dao-2b6e739b2615#.rtiwhwiwz
Q&A with Stephen Tual from Slock.it (EN) : https://www.youtube.com/watch?v=cnm7nh7LVPA
Q&A avec Stephan Tual de Slock.it (FR) : https://bitcoin.fr/video-presentation-de-slock-it-par-stephan-tual/
Qu’est -ce qu’une DAO (FR) : https://www.ethereum-france.com/decentralized-autonomous-organization-dao-blockchain/
Stats du DAO : http://daostats.github.io/accounts.html
Quels contrats sont possibles à coder (EN): http://www.the-blockchain.com/2016/04/12/beware-of-the-impossible-smart-contract/
Crowdfunding list (EN) : https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_highest_funded_crowdfunding_projects

Aveu de vulnérabilité

Construire un nouveau système monétaire, imaginer les règles d’une nouvelle monnaie, de nouvelles règles pour identifier, reconnaître, mesurer, échanger la valeur pose des millions de questions, pour définir des paramètres, des options, des modes de fonctionnements nouveaux et la confiance que nous pouvons avoir entre nous, ses fondamentaux.

C’est un exercice difficile qui demande de laisser derrière nous tout ce que nous avons connu, de reconnaître qu’il faut recommencer à zéro, repenser depuis la feuille blanche et imaginer autre chose, à la fois pas si différent et pourtant intrinsèquement nouveau.

Construire un système cohérent, complet qui puisse satisfaire les besoins des humains dans une société fluide, conscient des limites de la planète, de notre place dans la chaîne du vivant, de l’impératif besoin de coopération, de respect dans nos relations entre voisins, entre régions, entre pays, du besoin de partage et de responsabilités face à tous les challenges qui nous regardent en ce début de 21ème siècle vient nous questionner profondément, jusqu’au coeur de nos peurs les plus profondes.

Cette quête nous challenge d’abord sur notre foi en l’homme, en l’humain, en la vie. Elle nous challenge aussi sur le comment faire tout cela. Elle nous challenge sur notre capacité à mettre tout cela en oeuvre. Ensemble? Qui y croit vraiment? Nous aimons repérer rapidement les bisounours, les dénigrer et reprendre nos affaires. Mais de vrais peurs sont tapies ici : la peur du manque, la peur de se faire trahir, la peur de ne pas avoir assez, la peur de se faire arnaquer… Elles existent et nous collent contre le mur, nous paralysant pour éviter de faire le saut dans le vide dans ces nouveaux systèmes qui appellent un vrai lâcher prise et une confiance profonde en la vie, en l’avenir.

Et même si c’était possible, nos croyances nous rattrapent et nous disent qu’il est trop tard, ou qu’on y arrivera pas ensemble, ou en tout cas pas à l’échelle de la planète.

Je suis convaincu que c’est possible, en fait je ne vois déjà plus d’autres alternatives. L’ancien étant déjà condamné à tous les niveaux, il n’est plus une option viable et rester collés au mur ne fait que compliquer et retarder le saut qu’il faudra de toutes façons faire…

L’aveu de vulnérabilité :
Dans cette quête, j’aimerai pouvoir vous garantir que nous savons le faire, que nous avons les réponses, que nous allons y arriver, que tout est déjà calé et que vous n’avez plus qu’à nous rejoindre et que c’est facile et garanti. J’aimerai vous garantir que vous pouvez avoir confiance et qu’avec nous tout va fonctionner. Ce n’est pas le cas. J’aurai aimé tout maîtriser et vous dire c’est bon, venez tout est prêt. Ce serait mentir.
Nous avons déjà des exemples de systèmes qui marchent, mais ce n’est plus possible à mes yeux de prendre cette garantie et de m’engager à ce que ces systèmes fonctionnent, fassent tout à notre place, gèrent nos ressources, nos échanges, reconnaissent la valeur et que si l’un de nous ne peut plus payer, que le système garantisse le fonctionnement, le paiement, la confiance des uns et des autres.

Je peux m’engager à faire tout mon possible pour que le système fournissent les informations pour créer la confiance, que le système soit transparent et permettent aux acteurs d’agir en étant informés, nous allons d’ailleurs nous y engager! Mais il ne nous est plus possible de garantir quoi que ce soit et il ne nous est pas possible en tant que gérant du système de prendre cette position.

Ce serait même de la folie à mon sens de vouloir recommencer et faire comme si nous avions la capacité de prédire l’avenir et de tout garantir, l’avenir, les défauts, les échecs et les risques.

Ce que par contre je sais, c’est que nous sommes une espèce plutôt douée, magique même, faite de millions de cellules qui interagissent entre elles et avec les millions d’espèces qui nous entourent en permanence, nous constituons un ensemble complexe et pourtant bien cohérent qui a trouvé un grand nombre de moyen d’évoluer, de s’adapter pour grandir, survivre, muter, se transformer et aller de l’avant.

Si je n’avais pas confiance dans un système qui peut tout garantir, j’ai confiance dans notre espèce et dans notre capacité à trouver des solutions ensemble, dans notre capacité à coopérer, à nous serrer les coudes et les coeurs pour faire face ensemble, pour organiser, définir, ce qui compte, comment nous pourrons créer des relations saines, respectueuses, durables, libres et fraternelles.

Cela nous demande de l’écoute, de la solidarité, du respect et de rappeler à notre mémoire la conscience de l’interdépendance qui nous unit et nous a toujours unit.

C’est ce qui nous attend. N’attendons pas plus, l’heure est venue.

Relions-nous, cocréons et prospérons ensemble.

2014 : The Wave is Here

Preparing the biggest event of our live is like waiting for the Wave. Surfers spend most of their time in water, paddling, watching, waiting. They prepare, they train, they spend hours and hours of swimming waiting for the good wave, the one they have been dreaming of. They need to be prepared because when it’s here, it is here.

Like a black swan, it might never come, you might wait for it all your life and dying without having the pleasure to had surfed it. It might never be the one you expected, it might come a day you are not surfing. But if you are here, the day it comes, this will be the biggest wave of your life, the moment you have been waiting and preparing for. The moment you dreamed about every morning when you stood up. The reason why you are alive and living on this earth.

I have been dreaming of a world of cooperation. Radical cooperation.

A world in which competition between businesses doesn’t exist.
A world in which companies collaborate to create useful services for conscious markets.
A world where there is no difference between a citizen, a company & a politics, a world where we all get to work together as a team, as a family, as a tribe, as the different organs of a big body, a world where we paddle together in the same direction.
A world in which nature, animals and the environment is part of us and not perceived as something external : outside of us.
A world in which we respect each other, nature and the animals as I respect my arm, my foot and my friends. Not because I get to pay fees and taxes if I hurt it, but because I can feel empathy, because I can feel united to it, because I know I am part of Nature and Nature is part of me.
A world in which behaviors are not pushed, limited or controlled externally by laws, lobbies and punition, but inner driven by values like integrity, consciousness of the whole and the gold feeling and grace of being Human.
A world where dreams and intuitions are our real motors and compass.
I dream of a world where money is not developing the powers in place and widening the wealth gap between humans but rather a world where money serves as an elastic to keep us close together, where money binds and unites us in a collective mission : develop all life toward coherence and unity.
In this world, there is no work or companies that exist with people that do it for the money. An unbearable boss is not an option anymore and a boss becomes a questionable role. Each action is driven by happiness, driven by the Joy of doing what you like to do. Each day, each moment is created in consciousness that I am the Creator of my life and that I co-create the events that happen to me. I know that my inner state and my happyness create the world that surrounds me. Therefore I know that Happyness is the Truth!

Each day of work is linked to a bigger purpose to contributing to something bigger then just us. Money becomes an accessory because you are already filled and overwhelmed by what you receive when you do what you love. In this world, money becomes just a tool, an indicator for us to rewire the flows of our society depending on the Needs and the Priorities, like blood pressure or heart beat.

A world where you are so passionate about what you are doing that you could get all your friends to join you.
A world where each day of your life is different yet each day of your life is the most amazing day of your life.
A world where you know that each problem, each bug, each situation is an opportunity to grow, to ask help and to progress.

We all have it inside our hearts, we dream of it but many shut down their dreams because of fears or deceptions. Fear of not knowing how to do it, fear of not knowing the consequences.. fear of being hurt again and sad of potentially not succeeding.

2014 is a year of surfing. Whatever your dream is, has been, was, will be, it is time to trust yourself, to dive into the deepest waters to find the jewel, the gift, the purpose of your presence here. Once you have found it, it is time to come back and to offer it to the world, the world needs you. I need you.

I beg you to respect yourself as your respect Nature, I beg you to trust yourself as I trust you, I beg you to harvest your dream and to share it with the world. I need you to thrive, I need us to thrive, each and everyone of us.

I wish for you in 2014 to find your Dream and to share it with the world.

I feel that 2014 is the year of a new dawn : surfers, riders, humans, let’s ride together!
The Wave is Here.

Sommes nous libres de payer nos impôts? ou obligés?

Et si nous étions libre de payer nos impôts, à quoi ressemblerait notre économie, notre nation?
Wikipedia fonctionne dans l’économie du don et nous permet à tous d’en profiter bien que seulement une minorité contribuent. Cette dynamique spécifique du web a permis à l’humanité de se doter d’une encyclopédie en ligne d’une ampleur inédite.

Et si, à la manière de Wikipedia, nous étions libres de contribuer, ou non, à la hauteur que nous souhaitons aux impôts que nous donnons à notre nation?
Et si, à la manière de l’économie du don, nous étions libres de contribuer ou non aux services que nous recevons, qu’est-ce que cela changerait?

Si plutôt qu’une obligation, nous avions le choix, et la visibilité sur la conséquence. Imaginez sur le site impots.gouv.fr une jauge « nous sommes à 756 millions d’impôts récoltés sur les impôts sur les revenus pour 2013 » il nous faut encore 42 milliards pour permettre de faire fonctionner notre économie.
« encore 3 milliards » et nous pourrons assurer le programme d’investissement pour les écoles
« encore 7 milliards » et nous pourrons continuer la guerre en centrafrique
« encore 12 milliards » et nous pourrons continuer de financer la dette française

Utopie? Faisable? A quelles conditions? Qu’est-ce que cela changerait pour vous?

L’Islande, un modèle pour la France? Et si on demandait un référendum aux Français?

Hier, j’ai rencontré une mamie de filiation monétaire Cela m’a touché car je n’ai pas connu mes grands-mères. Marie-Louise Duboin est née en 1931, fille de Jacques Duboin, secrétaire du trésor français et fondateur de la Grande Relève. Depuis 1976, la mort de son papa, Marie-Louise a repris le rôle de rédac chef de la Grande Relève et a construit, élaboré, transmis avec Attac et d’autres le travail de son père sur l’économie distributive. 39 ans déjà.

Hier, lors d’une conférence au Biocoop d’Epone, j’ai présenté en 30 minutes la même chose qu’elle présente depuis près de 40 ans, un travail initié il y a 80 ans lorsque son père a fondé l’association Le Droit au Travail et au Progrès Social et a écrit son livre « en route vers l’abondance » parmi bien d’autres..

Dans l’excellent documentaire La Dette que je recommande, Etienne Chouard explique qu’il faut une vie pour comprendre le système et pouvoir le remettre en cause et qu’on meurt ensuite, trop tard, trop vieux pour le faire bouger.

Hier en regardant le film, j’ai pleuré quand j’ai vu l’histoire du peuple Islandais qui a marché pour aller devant la maison de son président et demander un référendum populaire pour savoir si les islandais souhaitaient payer pour les banques ou les laisser faire faillite. J’ai pleuré quand j’ai vu ce peuple qui si simplement a dit NON et a dit STOP, pleuré de bonheur de voir qu’ils l’avaient fait et que c’était possible. Pleuré de voir la beauté et la force de ce peuple qui uni a su remettre les choses à l’endroit.

Aujourd’hui, malgré mon engagement intégral au service des monnaies complémentaires, je sais que cela ne suffit pas à changer le système en place et que je me dois d’aller plus loin.

J’ai envie, à la manière des Islandais de faire une pétition pour demander au Président de la République de faire un référendum pour statuer sur :
1) la dette : et si on faisait défaut?
2) la création monétaire : et si elle repassait aux mains de l’Etat?

Proposer au président de demander aux français leur avis. Qu’en dites-vous? Seriez-vous prêts à signer? Seriez-vous capable de répondre à ces questions? Serait-ce suffisant pour faire avancer le schmilblick? Merci pour vos réponses!