Construire un réseau

Réunir une masse critique, concentrer l’énergie – initialement publié le 18 octobre 2016 sur strikingly

Souvent, on critique bitcoin et les crypto-monnaies de ne pas donner la même valeur à tous les arrivants et d’être artificiellement rares. Sur les crypto monnaies pourquoi elles sont toutes codées comme rares : pour remercier ceux qui ont pris le risque de se joindre au réseau tôt. Peut-être que sinon elles n’auraient probablement pas pris et montré que c’était possible…

C’est comme un réseau ou une plateforme, il faut réunir une masse critique, si tu n’as pas un incentive fort au début pour les early adopters, personne ne viendrait tôt, parce que venir tôt ou tard ce serait pareil. Donc elles encodent cette rareté artificielle pour construire le réseau et attirer du monde, c’est à la fois très malin et très critique pour l’équité et l’équivalence entre tous les membres. Si bitcoin n’avait pas encodé la limite de 21 millions de bitcoin de masse monétaire et sa façon de la distribuer, peut-être qu’il n’y aurait pas eu de bitcoin tout court 8 ans après, juste quelques fous qui en auraient eu et c’est tout. Il fallait donc attirer les gens à venir construire un réseau inexistant. L’espoir qu’un jour ça vale beaucoup est un moteur puissant.

C’est ce qu’on retrouve dans les crowd-sale (vente aux foules) des monnaies cryptées : des émissions monétaires qui avantagent toujours les premiers arrivés et qui s’amenuisent avec le temps, le risque pour les arrivants ensuite étant moins grand. C’est par exemple ce qu’avait fait DAO qui leur a permis de lever 150 millions de $. La prise de risque de venir au début, seuls, tôt, sur un réseau qui peut-être ne marchera pas est récompensée si jamais ça marche.

C’est la force qui est nécessaire pour construire un effet de réseau, une masse critique sur une plateforme, il faut beaucoup beaucoup beaucoup d’énergie au début pour rassembler les premiers qui ont peu d’intérêt ou de valeur d’usage à être sur la plateforme car il n’y a pas encore grand monde. Imaginez être parmi les 10 premiers sur Facebook ou les 100 premiers sur le réseau téléphonique.. chiant n’est-ce pas?

Donc vus que les technologies sont maintenant accessibles au plus grand nombre, ce sont les réseaux où il y a du monde qui marchent et ont de la valeur. Dès lors, quelle est la bonne recette pour construire ces réseaux en valorisant et partageant la valeur assez pour que les premiers soient attirés et suffisamment pour que les suivants y gagnent aussi sans se faire écraser par le rapport de masse monétaire des premiers.

Application place de marché & réseaux sociaux :

Même si Facebook, Airbnb et blablacar nous offrent des plateformes avec une grande offre et une grande demande, de nouveaux entrants proposant des marges, des commissions plus faibles et d’autres valeurs : communs ou s’appuyant sur de nouvelles technologies : blockchain, devraient pouvoir se faire une place et détrôner ces réseaux qui paraissent aujourd’hui si bien ancrés. Quelqu’un se souvient d’ICQ? de Messenger? de myspace? On pourrait alors dire que ces réseaux privés auront fait la première couche de connexion, reliance superficielle et rapide pour nous montrer que c’est possible, que ça existe.

La deuxième vague permettra-t-elle de créer des réseaux plus pérennes économiques qui ne vendent pas toutes nos données à des commerciaux tout en évitant les impôts de nos pays d’origines? Je l’espère.

Application monétaire :

On sait qu’il existe déjà des logiciels pour développer des revenus de base à dividende universel sur une blockchain, il s’appelle Duniter. La difficulté n’est donc plus le code et la perfection des algorithmes de distribution, c’est celle de réunir un grand nombre d’utilisateurs prêts à donner/échanger/vendre des marchandises réelles en échange de ces points/unités de compte/nouvelles monnaies.

C’est notre capacité à faire corps, à nous réunir, à switcher ensemble et nous engager à utiliser ensemble de nouveaux accords, à nous prêter à un nouveau jeu qui rendra efficace et utile ces développements. Là où Facebook et blablacar ajoutent de nouveaux usages, la monnaie, ces monnaies viennent complémenter le terrain de l’euro et cela représente toujours un risque et une perte d’efficience d’utiliser une autre monnaie que l’euro à court terme.

Ce risque est pris par des millions de gens s’il y a possibilité de gagner plus après (DAO). Mais il n’est pas suffisamment pris juste pour des raisons éthiques, ou des motifs de valeurs profondes seulement. Soit.

nombre d'euros pour une action DAO en fonction du temps

Celui ou celle qui arriverait à développer une monnaie dont l’usage serait différent de l’euro et ne remettrait pas en cause l’utilisation de l’euro et des monnaies conventionnelles tant qu’elles vivent, marquerait un grand point pour sa capacité et sa facilité d’adoption. Le choix n’étant plus entre l’euro et autre chose, mais l’euro pour certaines choses et cette monnaie pour d’autres usages.

Tisser le réseau, c’est aussi la phase dans laquelle rentre le Coopek, monnaie numérique nationale initiée depuis Toulouse avec une SCIC SA. C’est la phase où Symba n’a pas su réunir assez de monde assez vite. C’est sûr que les incentives étaient loin d’être monétaires…

Le bon moment

Je suis sûr que nous arriverons à faire décoller ces nouveaux réseaux basés sur des partages de valeurs et de richesses justes qui ne soient pas seulement des répétitions des schémas actuels de répartition de la richesse…

Peut-être faut-il juste attendre… le bon moment…

Essayez de convaincre Leonardo Di Caprio et Kate Winslet de rejoindre un canot de sauvetage pendant que la fête bat son plein sur le Titanic… ridicule. Par contre une fois l’iceberg touché, les places dans les canots ont une autre valeur…

Il ne s’agit pas tant de monétiser ces places que de créer des canots qui permettent d’emmener tout le monde, même ceux qui se moquaient de nous.

L’équilibre

L’équilibre est à trouver entre les belles valeurs de ce que ça devrait être et comment ça devrait fonctionner d’un côté et les concentrations d’énergies nécessaires et les prises de risques relatives à la construction de ces réseaux d’un autre côté.

Enfin, cela doit être fluide et se faire sans efforts… j’ai vu des réseaux se construire avec une légèreté et une fluidité incroyable, simplement parce que la plateforme était là au bon endroit, au bon moment, l’intention juste répondant à un besoin, ou offrant un service qui n’existait pas auparavant.

Cela ne doit pas être une lutte, trouvons le plaisir et remettons nous en question si jamais ça ne prend pas comme nous l’avions rêvé..

La forêt qui pousse

La forêt qui pousse

Une question de perspective

11 mars 2018 – d’abord publié sur strikingly

Concentration des richesses, concentrations et propriété des médias, bénéfices du CAC40, destruction des espèces, CO2 dans l’atmosphère, consommation des ressources fossiles, je crois que chaque personne qui veut observer les tendances de ce système est capable de voir où il est en train de nous mener.

Heureusement, il existe des tonnes de collectifs, d’organisations, de réponses, de pistes, de voies, d’exemples, d’alternatives, de solutions, d’idées, de pensées, de philosophies, d’humains, de familles, de réseaux qui œuvrent pour créer et raconter une autre histoire.

Que ce soit au tout petit niveau très local ou au niveau mondial, des humains se bougent pour faire vibrer une autre histoire, pour faire vibrer un autre récit, pour ne pas tomber dans la fatalité, dans le pessimisme et dans la croyance que c’est comme ça et qu’on ne peut rien y faire.

Dans tous les secteurs, dans toutes les organisations, dans toutes les familles même les endroits les plus insoupçonnés existent des femmes et des hommes qui militent, agissent, défendent et protègent des droits respectueux de chacun, pour que la vie se développe le mieux possible, en respect avec les équilibres naturels qui nous entourent et dont nous faisons partie.

Ils ne le font pas pour démontrer que c’est possible autrement ou pour montrer que forcément si tout le monde faisait comme eux ce serait parfait, non ils le font parce qu’ils savent que c’est la seule façon de faire qui a du sens. Ils le font parce qu’ils savent qu’au fond d’eux, c’est ainsi. Ils acceptent d’entendre et de se rendre face à l’appel de leur âme.

Ces actions, ce que l’on pourrait appeler cette résistance ou plutôt ce bon sens, ne sont coordonnés par personne, aucune entité suprême ou aucune figure de prou qui ne soit capable de relier ces êtres tant leur diversité est grande par rapport à l’étendue des différents sujets en question.

Et pourtant, chaque jour, des millions d’actes de générosités.
Chaque jour, des millions de solutions, de possibilités, de possibles, d’alternatives, de déviation de l’impasse généralisée.
Chaque jour, des millions de caresses, de baisers, de dons.
Des millions d’actes gratuits, de protection, de respect, de prévoyance, de vigilance et de bienveillance.

On dit que l’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse.

J’entends la forêt pousser et quel son magnifique!
Qu’elle est discrète et sublime.
Qu’elle est puissante et humble.
Qu’elle est courageuse et persévérante.
Qu’elle est joyeuse et heureuse.
Qu’elle est fragile et sensible aussi.
Qu’elle est tenace et pugnace.
Qu’elle est diverse et connectée.
Qu’elle est variée et désynchronisée..
Qu’elle est surprenante et cachée là où l’on ne l’attend pas..

Alors à toutes ces graines, plantes, buissons et touffes, à toutes ces feuilles mortes, arbres naissants et lichen bariolés, à toutes ces fougères et même aux ronces…

Je vous entends et merci d’être là.
Poussez, poussez, on vous entend déjà…

Les business model à l’ère du numérique

les bits veulent être gratuits, mais je ne veux plus des modèles de pub

Monétiser le monde, monétiser les humains

Comment on en est arrivés là?
Le challenge impressionnant c’est de voir la valorisation boursière et la capitalisation de facebook parce qu’on peut y vendre de la pub. Même avant qu’on puisse y vendre de la pub, twitter & facebook avaient des valorisations boursières monstrueuses, décorrélées de toute réalité. On ne savait d’ailleurs pas comment elles allaient gagner de l’argent, avec quel business model, mais ce n’était pas un problème, puisqu’elles grossissaient. C’est ça, les start-ups, tant que ça grossit, le souci n’est pas de savoir comment on va gagner de l’argent, on se dit qu’on aura toujours le temps de trouver plus tard.
Parce que ça vaut de la thune, des tonnes de gens y mettent des tonnes de fric. Du coup, c’est gratuit, on a un service développé et mis à jour en continu, qui grossit qui grossit. Pour grossir encore, le produit est réfléchi pour nous sucer notre temps, notre énergie et nos datas, pour nous faire amener un maximum d’amis. Du coup on se fait sucer et en échange tout ça est vendu à des agences de pubs, des marketeux, des annonceurs qui cherchent leur audience.

C’était tout l’enjeu du web, ne pas mettre de barrière à l’entrée pour pouvoir partager les bits de données de façon illimitée.

Les 4 modèles du web :

Chris Anderson écrivait dans « free » les différents business model possibles pour ces économies numériques abondantes. Il en proposait 4 :

  1. Cross-subsidies : un produit gratuit et un produit payant (mon blog est gratuit, mon mooc est payant ou l’entrée est gratuite mais les boissons sont payantes)
  2. Le marché à 3 : la radio est gratuite pour moi parce qu’elle est payée par des annonceurs qui veulent me faire passer un message
  3. Le modèle freemium : le produit de base est gratuit, pour avoir toutes les fonctionnalités je dois payer (soundcloud, le monde etc..)
  4. Les marchés non monétaires : principalement le modèle du don et le troc

Nous sommes arrivés à un moment où l’intérêt du web et ses capacités techniques ont été bouffées par les géants : Google et Facebook sont les gros géants du web, ils sont gratuits et ils vivent de la pub. Cela veut dire qu’ils ont grandi autant qu’ils le pouvaient, nous faisant rentrer dans un maximum de leurs services pour nous sucer un maximum de nos données, pour pouvoir les vendre.
Non pas parce qu’ils sont méchants, ou mal intentionnés, non simplement parce que c’est le business model qu’ils ont trouvé. C’est con, et à la fois, ils n’auraient pas pu se développer à ce point s’ils avaient choisi un business model payant au départ. C’est comme bitcoin, le fait que la masse monétaire soit limitée à 21 millions et que la distribution se fasse aux premiers arrivés est vraiment injuste sur la durée, mais sans cette précaution de départ, il n’y aurait pas eu le réseau. Bien.

Chassez la pub, elle revient au galop

Google & Facebook on donc choisi le modèle 3 : marché à 3, tout est gratuit parce que quelqu’un paye pour vous envoyer un message ciblé : de la pub. L’avantage c’est que c’est gratuit, l’inconvénient, c’est que nous sommes devenus des cibles, avec nos cookies, avec nos traces, avec nos intérêts, nous sommes devenus les cibles de la pub…

Prenez 10 de vos likes et allez faire ce test créé par Michal Kosinscki, il vous dira qui vous êtes, pour qui vous votez, votre orientation sexuelle, votre religion, si vous êtes plutôt compétitif ou coopératif, introverti ou extraverti et toutes une autre douzaine de profils psychologiques. Donnez lui 68 likes et il vous dira avec 98% de certitudes toutes ces infos. Donnez lui 5 ans de votre historique facebook et il vous dira des choses sur vous que vous ignorez probablement.
Prenez l’exemple de Cambridge Analytica et l’élection américaine et vous arrivez au bout de ce qu’on peut faire avec ces datas et le micro-targeting adapté aux comportements des personnes, le tout à leur insu.
A ma connaissance, à ce jour, c’est tout à fait légal. Les données ont été récupéré via une application abusive, c’est certain, mais si elles avaient été récupérées par d’autres moyens, personne ne lèverait le petit doigt pour crier au scandale.

Donc d’une je laisse et même je donne mes infos gratuitement et de deux je suis pris pour cible.

Tout ce que je déteste : la pub = dépenser de l’argent pour montrer des contenus à des gens qui ne sont pas forcément consentants et qui sont complètement inconscients de :
1. qui leur écrit
2. depuis quel endroit
3. avec quelles infos sur la cible
4. avec quelle intention
5. en réponse à quelle logique

C’est à dire que j’ai choisi de ne plus lire de magazines quand il y a de la pub, de couper la télé, la radio quand il y a de la pub, mais je m’en bouffe sur mesure sur facebook. Et je contribue à leur donner le bâton pour me faire battre.

La publicité est une intrusion dans mon espace

Pourquoi? parce que je sens bien que quelqu’un essaye de me faire rentrer quelque chose dans le crâne, et que je ne l’ai pas choisi. Quand je suis au volant de ma voiture et que j’écoute France inter et qu’arrive une page de pub, je sens que l’on a un projet pour moi. Des gens, souhaitent me manipuler, pour modifier mon comportement. Ils me proposent, m’influencent, me soumettent, m’envoie une info avec une intention. Ceux qui le font ne sont pas ceux que ça intéresse, la voix que j’entends et celle d’un comédien, qui fait cela pour gagner des sous. Ceux et celles qui ont un projet pour moi, ce sont les marketeux, les communiquants, qui eux-mêmes ne font que répondre au besoin d’un directeur marketing ou d’un directeur qui cherche à faire connaître, faire aimer son produit, à redorer son image, ou à vendre quelque chose.
Le plus souvent, ce directeur ne fait que répondre à l’actionnaire, aux actionnaires qui demandent des résultats, plus de vente donc. Et puisque ça marche et qu’on ne sait pas trop faire autrement, eh bien on fait des campagnes de pubs. Il faut dire que ça marche de moins en moins bien et qu’il faut toujours dépenser plus pour toucher des audiences. Créer des budgets événementiels, sponsoriser des équipes de foots, créer des campagnes de street marketing, embaucher des community managers pour avoir l’air cool. Bref, cette campagne de pub, derrière le directeur et l’actionnaire, il y a une croyance.
Derrière l’actionnaire il y a le besoin de rentabilité : j’ai investi de l’argent, j’ai croyance et confiance que l’argent travaille et que si j’en mets quelque part je dois en recevoir plus en retour, donc il faut investir pour vendre ce produit génial que nous avons et dont ces masses de consommateurs sont trop bêtes pour le trouver toutes seules, il faut les aider, les guider, créer le manque, créer le désir, attirer l’attention, leur faire comprendre qu’il manque quelque chose à leur vie, mais que quand ils nous auront acheté, consommé, jeté, leur vie sera bien meilleure, et alors s’apaisera se gouffre, ce vide, jusqu’à notre prochaine campagne.

Mais la première question que me pose tout ce bordel c’est :
1. est-ce que je l’ai demandé moi, à recevoir cette pub?
la réponse est non, mais j’y ai consenti en me connectant à une radio dont une partie du business model fonctionne avec de la pub.
La deuxième question qui me vient est :
2. est-ce que j’ai vraiment besoin de ces produits?
Absolument pas, puisque je tends à diminuer ma consommation, mes besoins, mes achats et que je me mets en recherche uniquement quand j’en ai le besoin et que j’ai confiance que je sais trouver ce que je cherche. Combien même ils pourraient avoir toutes les datas sur moi et savoir mieux que moi ce que je désire, le simple fait qu’ils me le proposent et me le suggèrent m’insupporte, c’est pour moi de l’ingérance, une intrusion dans mon espace, un viol de ma liberté de penser par moi même et je préfère résister et ne pas acheter quelque chose dont j’ai besoin que de leur donner victoire.

En fait, je préfère faire le chemin moi même. Recevoir de l’information? avec plaisir. Mais de la publicité, c’est non.
La différence, c’est qu’il n’y a pas d’intention de me faire acheter quelque chose.

Je reste libre et n’ai pas à ressentir l’intention du publicitaire qui veut me faire agir dans une direction ou une autre.
C’est fou ce monde non?

Que faire de tout ça

Jesus, ou un de ses potes disait : ne fait pas à autrui ce que tu n’aimes pas qu’on te fasse.

 

Fort de ce constat, la première chose pour moi, c’est de sortir au maximum de tous ces services où je suis le produit, le hamster de laboratoire que l’on dissèque à longueur de journée pour étudier le comportement d’achat non pas du citoyen, mais du consommateur. Je ne veux plus côtiser et être participant. D’un autre côté, je ne veux pas non plus me bouffer les pubs incessantes des magazines mais aussi sur le web.
Évidemment installer adblock plus et ghostery ou même privacy badger ou encore facebook container est un bon début pour me protéger de toutes ces agressions non désirées.
Cela veut dire trouver d’autres systèmes, soit le modèle 1, soit le 3, soit le 4. A ce jour, en tant que consommateur je suis prêt à payer des services premium en abonnement en étant sûr que je n’aurai pas de pub. D’où mon abonnement récent pour Mediapart.
En tant que producteur de contenu, je continue de croire que le don (modèle 4) est plus intéressant pour faire connaître au plus grand nombre des idées sans barrière de coût. Depuis 2009 où j’avais mon blog zoupic.com les choses ont bien changé et nous avons maintenant Tipeee et Patreon aux Etats-Unis qui permettent de faire des dons récurrents à des auteurs, artistes, blogueurs et qui permettent donc de financer la création sans pour autant mettre de barrières à l’entrée pour les créateurs. C’était bien là tout l’intérêt du numérique, partagez plus ne coûte pas plus, il faut juste que l’émetteur puisse vivre de son travail pour continuer de façon durable à créer.

Le financement participatif à travers ses plateformes KKBB, Ullule, Indiegogo, Kickstarter et toutes les plateformes dérivées ou de niche pour tel ou tel usage ont bien rempli le paysage et apportent vraiment un moyen de financement par la foule.

L’enjeu aujourd’hui pour moi est de reprendre une écriture de temps long, d’écrire pour moi et non pour qui me lira.
Facebook crée cette addiction du like où quand j’écris je salive déjà à imaginer combien de personnes vont liker mon post.

J’ai envie de reprendre le temps, de la hauteur, de la profondeur, du recul.

Je suis content d’avoir pu expérimenter à fond l’instantanéité, maintenant, place au temps long!

Delete Facebook : c’était gratuit, j’étais le produit!

Depuis le temps que je le disais, il fallait bien que je finisse par le faire

Cher Mark, je souhaite mettre fin à mon contrat à durée indéterminée dans ton entreprise Facebook.

« J’ai vraiment adoré travailler pour toi, mais c’est trop. J’ai travaillé nuit et jour, de nombreuses heures sans compter, pour aider à construire ce réseau, ce rêve d’humanité. Tu es devenu très très riche ce faisant, en vendant mes données à des annonceurs. Ils m’ont ciblé. Moi pendant ce temps là, je formais mes amis à facebook, j’expliquais l’edge rank, les publicités, comment taguer des amis, comment faire une page pro. Ah j’en ai formé des gens pour toi. Ahh j’en ai initié des personnes à voir les intérêts de ta plateforme.
J’ai créé des groupes que j’ai animé pendant des années. J’ai administré des pages, des discussions. J’ai vraiment donné beaucoup de temps pour notre projet commun, moi il m’a apporté des amis des relations et une magnifique chérie pendant que toi tu devenais un des hommes les plus riches sur Terre.
Je te rassure, je suis très content de ma situation et ne souhaite pour rien au monde échanger avec toi, je trouve juste que notre contrat n’était pas équilibré, et que tu aurais dû me rémunérer pour toute la valeur que j’ai apporté à la plateforme que toi et tes actionnaires détenez. Ou alors tu aurais dû prendre soin de mon travail et de mes données.
Aujourd’hui tu es surpris du bordel qui arrive à Facebook, je t’ai vu dans les médias, tu n’en menais pas large, mais vous n’avez rien fait pour protéger nos données, vous avez toujours réagi après coup, pour éviter la fuite d’utilisateurs.
Avec les moyens que vous aviez et la responsabilité que vous avez, il y avait un contrat de confiance entre nous, ça fait longtemps qu’il est rompu, mais je voulais quand même y croire, que tu prendrais soin de moi, que tu me respecterais et que tu honorerais ta part du contrat, même si tu ne me payes pas, que tu me protègerais, que tu me prendrais en compte, que tu me respecterais.

Force est de constater que ce n’est pas le cas. C’est pourquoi je choisis de rompre de manière unilatérale notre collaboration, pour choisir de me respecter moi.
Tout ce que tu m’apportais je peux le trouver ailleurs. Un ailleurs où mes données ne seront pas données, vendues, pillées, souvent à mon insu. Un ailleurs ou peut-être même, je choisirai de payer pour ne plus être le produit.

Tu as une responsabilité dans ce qui arrive, j’ai la mienne aussi, c’est pourquoi je pars l’esprit léger et tranquille et te remercie pour toutes ces années. Je sais qu’il n’y a pas de solde de tout compte, que je repars juste avec une copie de mes données, mais le plus important n’est pas ce que nous avons vécu, c’est de se rappeler que facebook n’a pas créé l’amitié, donc quitter facebook ne la détruira pas non plus.
L’amitié pré-existait à facebook, ainsi, sans lui, elle perdurera. »

colonne FB

Partir pour de bon

Pas facile de quitter une telle pieuvre. 12 ans de vie, de partages, d’images, d’événements, de discussions.
12 ans de commentaires, de pages créées, de groupes. Depuis le Mexique en 2006 où j’avais découvert le monstre jusqu’à ce 28 mars 2018 où je me suis finalement décidé à le supprimer.

Cela faisait longtemps que je souhaitais le faire, longtemps que j’avais dit que je le ferai. Pour Snowden. Pour la liberté d’expression. Pour ne plus être victime râleuse d’un réseau qui abuse de mes données. Victime consentante puisque le réseau est gratuit, que c’est son business model et que je le sais depuis longtemps.

Je peux très bien choisir consciemment de partager un certain nombre de données et de savoir que des mate-algorythme les utiliserons pour cibler des pubs parfaites pour mon profil.
Je peux aussi le faire sur mon blog, sans laisser toutes les traces que je laisse sur facebook. Tous les clics, les likes, les j’aimes, les commentaires.
Le réseau a cela d’ hideux qu’il me fait culpabiliser au moment de partir, que comme l’accro, il me manquera ceci ou cela.

Bien sûr, je coupe des ponts, des liens, des années de liens créés sur ce réseau. 4080 amis, 800 followers et je ne sais combien de groupes créés.
Mais qu’est-ce que Snowden a coupé pour révéler sa vérité et faire connaître au public l’usage aliéné de nos données?
Qu’est-ce que je perds pour pouvoir gagner en tranquillité d’esprit et en cohérence?
Qu’est-ce que facebook permettait que je ne pourrai vraiment plus faire? Chacune des fonctions une par une je peux les retrouver ailleurs.

Fear of missing out? la peur de manquer l’événement?Je raterai quoi?
La vie ne se passe pas derrière l’écran, elle est ici et maintenant

Il y a bien une ou deux fonctions qui me manqueront. Un ou deux contacts que je chercherai un peu. Mais en cas de besoin, je pourrai toujours passer par le facebook d’un ami pour récupérer l’email, le téléphone ou je ne sais quoi.

Un dernier tour avant de partir

Pour dire pourquoi je pars, pour faire le ménage.
De quelles pages suis-je encore l’admin? Prévenir celles et ceux qui m’y chercheront. Que la relève s’organise.
De quels groupes n’ai-je pas fait mes adieux?

459,2 Mo pour 7 238 éléments. Voilà ce que pèsent les infos que facebook me rend.
Que reste-t-il de toutes ces interconnexions, de tous ces commentaires, ces pings, ces tags, ces lectures, de toutes ces vidéos inutiles? l’histoire ne le dit pas.

En 12 ans, j’avais dû changer un certain nombre de fois la confidentialité de mes paramètres, de mes photos, de mes statuts pour correspondre à l’époque facebook dans laquelle je vivais, d’un réseau d’étudiants en errance à l’étranger aux soirées électros parisiennes à un média global avec ma cousine et ma tante, il m’a fallu revenir plusieurs fois dessus pour lisser l’intime et faire du politiquement correct.

Toujours veiller à ce que je donne à voir et ce que je cache.

Veiller à cette excitation que je vois en moi avant de poster et d’espérer que ce post là emportera du like, de l’attention.
Veiller à cette endormissement quand je scroll quand un zombie le fil d’actu pour faire passer le temps. Des heures d’attentions données pour sucer toutes ces vidéos inutiles et inintéressantes.

J’ai arrêté la clope en novembre et je ne le regrette pas.
J’arrête facebook aujourd’hui et je m’en réjouis déjà. Du temps de cerveau que je vais récupérer. De la liberté d’esprit que cela va me donner.
Ceux qui me chercheront pourront me trouver ici, par mail ou sur Framasphère. Peut-être même sur twitter où mon compte y est encore actif avec un twitt tous les 3 mois..

Et chez Google?

Via cet excellent article du guardian, qui reprend toutes les infos que Google a, je suis en train de faire le point de ce qu’il me semble bon de laisser chez eux ou pas.

Pour tous ceux qui souhaitent casser le Prism, sortir des fichiers ciblés, de la traque des données, il y a cet excellent site : Prism-break qui donne la liste des services open source, propres qui n’abusent pas de nos données et nous protègent. J’avais déjà commencé à en sélectionner quelques uns. Je continue, chaque jour à en utiliser un peu plus.
Pour donner moins de pouvoir à google, à facebook, et reprendre le contrôle de mes données.

J’aime donner, mais encore faut-il que je sois conscient de tout ce que je donne, à qui, et de l’intention de l’usage de celui qui le reçoit.

Rdv sur framasphère, sur twitter, par mail me@etiennehayem.fr sur ce site évidemment ou par tel, à la rubrique contact.

Pour ne plus dépendre du bon vouloir d’autrui, aujourd’hui, j’agis.

2016 : du faire à l’Être

2016 : Du faire à l’Être

Une année de ralentissements pour faire le bilan

9 janvier 2017

Traditionnel bilan de fin d’année, je retrace les moments clés, les grands ensembles qui ont fait mon année.

Fragilité de l’instant, je me sens très léger

Je suis ancré comme un arbre dans le présent

Je suis vulnérable comme une feuille morte au gré du vent

Je me sens dépouillé, j’ai fait des choix, je n’ai plus rien à défendre, juste témoigner et me ré-ajuster.

Toute cette année 2016, j’ai été attentif à mes ressentis, à mes intuitions pour sentir ce qui était juste et confirmait mes positions et ce qui demandait à être ré-accordé.
Aujourd’hui, je suis confiant et heureux. Je suis amoureux et valeureux. Je suis fier de l’Homme que je suis et que je deviens un peu plus chaque jour. J’aime grandir et cette année a eu un goût de grand bilan pour moi. Voici le moment de prendre le temps pour tirer les fils, les leçons, pour apprendre et repasser devant les faits, relire ce que je n’avais pas vu au premier passage. Mettre à profit ce temps précieux de décantement pour me trouver, plus précisément.

2016

Quitter le collectif pour se retrouver à deux

Dès avril nous avons quitté avec Julie le collectif où nous avions atterris à notre sortie des Yvelines. Fatigués et usés par la cause collective, il devenait urgent pour nous de nous relocaliser, de nous recentrer sur notre petit collectif à tous les deux. Heureux de la richesse de l’aventure, de son potentiel et de ses apprentissages, les ingrédients n’étaient pas réunis pour nous pour pouvoir nous épanouir là-haut, déployer nos potentiels, nos activités et être reconnus à nos justes valeurs. C’est avec joie que nous avons participé et appris pendant un an dans ce vivre-ensemble multi-dimensionnel. Je garderai vraiment tout le temps passé au jardin, à construire la serre, les buttes en biodynamie comme des moments savoureux. C’est avec soulagement que nous avons quitté le navire pour redéfinir notre axe, retrouver notre centre et nos priorités : le couple, nos stages et notre bien-être.

Marianne Aya Omac, chorale, concerts, stages et collaboration

En quittant l’Aérium, je pensais travailler avec Marianne Aya Omac, cette chanteuse avec qui nous participons à la chorale depuis octobre 2015. C’était ma voie de sortie, la lumière au bout du tunnel, un projet hameçon auquel m’accrocher pour sortir du collectif avec un plan de route qui ne ressemble pas à un océan de vide… Je me suis beaucoup investi sur l’organisation des stages de chant auxquels j’ai participé : deux jours à découvrir, apprendre et chanter ensemble des chansons écrites par Marianne. Voix par voix, les harmonies remplissent vite le haut plafond magique pour faire résonner le gospell, incarner les textes et chanter la joie, l’amour et la vie. Un shoot de bonheur, de bien-être, de rencontres, de sympathie et encore un approfondissement de cet art qu’est le chant. Trouver ma voix, oser chanter, avec d’autres ces textes sacrés… Quel puissance et quelle magie, merci la Vie!

C’est un de mes axes de l’année 2016, un fil rouge. Entre les stages, la chorale tous les mercredis soirs, les concerts de Marianne à Lasalle où je la découvrais avec ses trois nouvelles choristes. L’enregistrement d’un clip-démo de la nouvelle formule à 6. Le concert au Château de St Jean de Buèges cet été, magnifique décor et sonorités dansantes, avant de finir en beauté au Jam à Montpellier avec la formule à 7 incluant le clavier. 3h15 de concert à faire danser et chanter toute la salle…

La chorale a aussi pris une place parcitulière dans ma vie… Merci à Marianne pour tout ce qu’elle donne et tout ce que nous avons partagé cette année, merci aussi de nous avoir initiés et invités dans la vallée de la Buèges…

C’est en juillet que j’ai compris que malgré tout l’amour et l’affection que j’ai pour Marianne et son projet musical, il était temps pour moi de me centrer sur mes projets.

Eté fleuri, soleil et rivières jolies : bienvenue dans la vallée de la Buèges

S’installant dans notre nouveau lieu de vie, j’ai eu à cœur de découvrir qu’un village comme Pégairolles de Buèges offre une vie de mini-collectif. Chacun habite bien sûr chez lui, mais toutes les coopérations sont là, parce que nous avons besoin les uns des autres, une douce et belle solidarité qui donne sens à cette vie de village.

L’été, nous avons joui des rivières rafraîchissantes, du soleil et des visites de nos amis. Où partir faire nos vacances quand tout le monde s’expatrie chez nous?

Être en vacances chez soi, c’était une de mes peurs en déménageant dans le sud, je dois dire maintenant que je n’ai plus peur, que c’est un grand luxe de vivre dans un aussi bel écrin de nature, d’air pur et de lieux magnifiques.

J’aime aussi la vallée et ses habitants, ces réseaux que nous continuons de découvrir. J’aime notre installation douce et progressive avec Julie sur notre bout de rocher, le petit nid que nous avons créé et dans lequel nous nous sentons enfin chez nous après avoir testé différentes configurations très alternatives de vies collectives.

Souvent lorsque l’on me demandait ce que je faisais cette année, je n’hésitais pas à répondre « je suis à la retraite ». Bien que je sois très actif sur différents fronts, le fait d’habiter un village dont la moyenne d’âge est plutôt celle des retraités m’a fait prendre conscience très clairement des choix de vie que j’ai fait. Ici, j’ai vraiment ralenti pour savourer le quotidien. Ici je prends racine.

C’est aussi le plaisir de la musique avec les copains qui continue, tous les quinze jours lors de notre jam musical à la crêperie le Tracastel, l’occasion de dépoussiérer mon alto, de tâter un peu les claviers et de rencontrer musicalement de nouveaux talents!

Premiers stages Power & Love : première co-création et co-animation

Nous avions créé avec Julie en Novembre 2015 l’association Power & Love. C’est en avril et en octobre que nous avons pu nous mettre à l’œuvre et à l’épreuve de nos rêves en animant nos deux premiers stages sur le thème de la Réconciliation Féminin-Masculin. C’était la première fois que nous animions ensemble, ce stage que nous avons créé sur mesure, inspiré de nos formations respectives. Un bonheur et une grâce de pouvoir être ensemble, chacun à sa juste place dans des postures d’animations et de transmission pour faciliter les transformations des participants qui nous ont fait confiance. De l’importance aussi d’être un couple amoureux et d’incarner ce dont nous parlons.
Les retours des participants ont confirmé ce que nous avions ressentis. Je suis heureux et fier de partager ce chemin avec Julie : j’en avais rêvé, c’est maintenant magnifiquement incarné. Nous prenons notre temps : cette année 2016 nous a permis de poser des bases solides à notre collaboration et de fonder les modalités de cet espace sacré et de l’intention qu’il sert.

-> Nous reviendrons en Mars 2017 avec notre premier stage pour couples!

Training accéléré avec Horizon Tantra au Hameau de l’étoile : transmission du Tantra & du Wutao

Nous n’aurions pu créer Power & Love sans nous être rencontrés par l’intermédiaire des stages de Tantra que nous avions suivi Julie & moi. Cet été et cette fin d’année furent riche dans notre processus de transmission pour les derniers stages d’Horizon Tantra de Marisa Ortolan & Jacques Lucas.
En Juillet nous étions assistants pour le stage d’une semaine : Au cœur du tantra, en août nous redevenions participants pour le stage Tantra Couple : grand moment de découvertes, d’expériences et de réinvention du couple. Nous choisissions de revenir faire ce précieux stage en tant qu’assistant en Novembre. Enfin, fin novembre, nous étions encore assistants pour le dernier Tantra Homme/Tantra Femme animés par Jacques & Marisa.
C’était mon troisième assistanat de ce stage dédié aux hommes et je me suis senti à ma place, dans mon rôle de transmission et d’accompagnement, en lien avec les participants, en complicité avec les autres assistants sous la guidance bienveillante de Jacques. Confirmé et validé par les hommes que j’ai accompagné, j’ai pu sentir les galons, l’assurance et la confiance que j’ai pris. J’aime cette voie et ces rites, l’importance de se retrouver entre hommes pour redécouvrir qui nous sommes. Merci à Jacques & Marisa d’avoir fait vivre cet espace magique, tantrique et sacré. Merci de m’avoir initié!

Lors de tous ces stages j’ai pu proposer des initiations au Wutao dans un cadre magnifique. J’ai adoré transmettre cet art corporel qui me tient à coeur et à corps.

Premiers accompagnements individuels

C’était courant Septembre que j’annonçais sur Facebook que j’étais prêt à accompagner. Même si l’intention avait été posée depuis longtemps et que je sentais cet appel en moi, j’ai commencé officiellement en Octobre avec deux accompagnements sur des questions à la frontière du positionnement perso/pro. Entre la quête du jeu du Tao et la connaissance de Soi, être le miroir, le compagnon de chemin du demandeur pour lui permettre de prendre conscience de ce qui bloque, de ce qui se joue. Donner de l’air, des conseils, du recul, une oreille intime et bienveillante pour écouter ce qui est là et qui a besoin d’être dit, formulé ou déposé.
J’ai beaucoup appris et apprécié ces moments, ces coopérations et cette confiance partagée. Je vois que j’aime aussi bien accompagner sur des difficultés d’organisations professionnelles qui peuvent être rencontrées dans le quotidien que sur des postures personnelles et le vécu de certaines émotions. Accompagnant sur des problématiques de burn-out et d’équilibre pro-perso, j’ai eu plaisir à partager ma propre expérience, sans promulguer de recettes toutes faites.

-> Je continue en 2017 cette aventure, si vous en sentez l’envie ou le besoin, contactez moi.

Accompagnement avec l’Université du Nous à Chambéry, l’ADNc & Enquête de sens dans la Drôme.

Trois accompagnements cette année pour les organisations sur des problématiques bien précises. Le plus gros fut la levée de fonds de l’Université du Nous pour sa transformation. Accompagner la stratégie et le positionnement pour trouver le ton juste, choisir les outils et le calendrier approprié pour demander de l’argent, tout simplement. J’ai accompagné l’ADNc sur une petite demande de miroir, un besoin de recul, de regard extérieur sur l’ensemble de leur activité et de leur offre. Avec Enquête de sens, que je connais bien et que j’ai beaucoup accompagné sur les questions stratégiques de levée de fonds, de communication et de distribution alternative, cette fois-ci, l’objectif de ma présence était pour la facilitation et l’animation des temps collectifs lors d’un séminaire stratégique dans la Drôme en juin. Dans ces trois collaborations, j’ai aimé sentir la confiance et le lien bienveillant avec ces acteurs de la transition, tout comme l’amitié avec les membres de ces organisations qui sont devenus des amis avec le temps.

-> Je reste disponible sur ces questions pour vous accompagner dans vos transformations, pour faciliter et créer les espaces nécessaires pour trouver les stratégies appropriées aux mutations de vos organisations.

Conférences & formations

Conférences sur l’économie collaborative avec Drôme Active, Loire active, au CESER de Metz, sur les monnaies au ministère de l’écologie, avec Engage, team building avec les bénévoles & animation au OuiShare Fest, sortie à Bordeaux avec les Barbares pour l’APM.
Plus de conférences sur l’économie collaborative que sur les monnaies cette année… c’est peut-être un signe. Pour la première fois, j’ai osé vraiment parlé du Tao, de mon cheminement personnel, et j’ai senti que ce qui faisait du bien, en dehors des informations sur les avancées des nouvelles plateformes (airbnb, Facebook, über…), ce sont les partages de mes choix de vie personnels, ma posture de facilitateur, ma qualité d’être ainsi que les techniques d’intelligence collective que j’emploie.

Ce qui a également plu dans mes interventions, ce sont les histoires de comment certains êtres humains ont pu changer la donne dans leur organisation en créant des espaces de paroles, des espaces de créativité pour pouvoir challenger les pyramides de pouvoir et réécrire l’histoire.

J’ai senti la distance que je prenais avec les sujets hyper pointus et déjà fatigants du OuiShare Fest : qu’au-delà des informations qui gavent le cerveau, ce dont j’avais besoin c’est de rencontres et d’actions qui remplissent le cœur.

-> Je reste disponible pour ces conférences d’éveil, ces ateliers, formations que ce soit sur l’innovation monétaire ou l’économie collaborative, sur le changement de paradigme en cours ou pour des témoignages sur mes choix de vie perso.

Fin de zoupic.com & sortie des nouveaux sites

C’est également cet été que j’ai passé un certain temps à ré-écrire mon offre, mes offres, à rassembler et synthétiser mes conférences dans un ensemble de sites tout propres pour pouvoir donner à voir mes activités de façon plus organisée. Moment de pause, de choix des mots, de choix des images, moment d’affirmation pour revenir vers internet avec une nouvelle peau, de nouveaux habits tout neufs. J’en ai profité pour créer mon nouveau mail me@etiennehayem.fr et quitter zoupic.com

www.etiennehayem.fr – conseil + facilitation

www.opensociety.fr – j’y ai rassemblé plus de 20 conférences et interventions filmées sur l’économie, la création monétaire, Symba & les monnaies

www.powerandlove.fr – stages de connaissance de soi & accompagnements individuels

http://powerandlove.fr/wutao – pour les cours de Wutao

Je me suis déclaré candidat aux législatives

C’est nouveau : j’ai décidé de me présenter aux élections législatives de la 4ème circonscription de l’Hérault. C’est peut-être aussi né maintenant car il y avait suffisamment de vide et de place dans ma vie pour pouvoir m’engager. C’était aussi quelque chose qui me parlait depuis 2008… agir pour la société. La voie politique me parlait profondément tout en me faisant peur par ce qu’elle a de très repoussant par les temps qui courent. Je ne sais pas où ce chemin me mènera mais je me sens à ma place, intègre dans ce choix et excité par les nouveaux horizons qu’il ouvre.
Je sens ici un terrain où je peux mettre à profit mes différents apprentissages, mes différentes expériences & mes différents talents pour faire avancer les choses.
Synthèse de mes 9 dernières années, ici commence une nouvelle aventure qui fait sens pour être cohérent et agir avec les outils du système.

Être responsable, être Homme

J’ai pu, par le passé, me dédouaner de certains événements, de mes responsabilités, de ma co-responsabilité de ce qui arrivait. Me faire des films géniaux pour raconter une autre histoire, ré-écrire la réalité et m’effacer de l’image. Fin 2015 je nommais ces faits pour ne plus me laisser agir par ces polarités blessées. C’est avec plaisir que j’ai acté pour prendre mes responsabilités. Être là, être Homme, faire face, répondre de mes actes, de mes actions, de mes choix. Nommer, et demander pardon là où j’ai une part de responsabilité. Dire et ne plus faire semblant.

Je me sens plus en phase avec mon aspiration profonde d’être qui je suis.

Une vidéo pour revenir sur mon parcours de vie, mes expériences, mes choix et là où je suis aujourd’hui.

Pour conclure, je dirai que 2016 fut une année d’arrêt. Le temps de me reposer et de revoir, de conclure les enseignements du cycle de 9 ans qui vient de s’écouler. Le temps de retrouver vraiment mon axe, mon centre, mon Être et ce que j’ai envie d’offrir en ce monde. Clarifier ce que j’aime partager, là où je suis dans mon Don, dans mon excellence et où j’ai grand plaisir à transmettre.

Je suis heureux de voir que ces espaces sont riches et nombreux, qu’ils sont nécessaires pour la transformation à l’œuvre et j’aurai plaisir à vous y retrouver pour co-créer ensemble et nous récréer.

Au plaisir de vous lire, de vous entendre et de partager cette nouvelle année à écrire!

 

Etienne

2015 : Réinvention & ralentissement

2015, année de la réinvention, année du ralentissement

Boooon, alors un bilan. difficile de dire en quelques mots ce que j’ai traversé en une année, surtout cette année. En dehors des points sur la ligne, des événements forts, quel est ce fil rouge auquel je puisse donner du sens? Quelle est la grande Histoire qui se lit derrière toutes les petites histoires?

Si l’année dernière au même moment j’étais plein de gratitude, content et confiant de ce nouveau départ, de ma sortie de Paris, aujourd’hui je suis à la fois heureux mais plein de questionnements. Beaucoup plus d’inquiétudes pour notre monde et son devenir.

A un niveau personnel je me sens confiant et heureux de mes choix mais plein d’interrogations et de curiosité sur la façon dont va se dérouler la suite.

2015 c’est une année de grosse transition de l’activiste parisien au néo-cévenol, un changement de modèle complet, un changement de métiers, un changement de région, un changement de maison, un changement de style de vie… une réinvention sur tous les plans.

Quitter la région parisienne, son rythme et ses rêves, sa pollution et ses angoisses pour atterrir au milieu des biquettes, là où il y a autant d’habitants dans toute la vallée que dans une rame de métro, c’est un peu l’image qui marque vraiment cette année 2015.

2015 c’est l’année où j’ai arrêté Symba, le projet pour lequel j’ai tant investi ces 2 et 8 dernières années.
2015 c’est l’année où j’ai quitté le château de Millemont pour venir m’installer dans les Cévennes avec Julie
2015 c’est l’année où j’ai découvert la vie en collectif, à la campagne
2015 c’est l’année où j’ai enfin touché la beauté et la grandeur de la nature
2015 c’est l’année où j’ai appris à me servir de mes mains
2015 c’est l’année où j’ai décidé de créer une nouvelle activité avec la femme que j’aime

C’est comme si après avoir cru vivre mon rêve, je me retrouvais en pleine nature, à méditer sur ce que j’avais mal fait, pourquoi, comment, et à en payer le prix. C’est comme si, je redevais construire le sens de mon existence après cette aventure si prenante, devoir me reconstruire, me réinventer, comprendre les errements, les erreurs et prendre la fuite, une solution de repli, de protection, de réinvention et de ressourcement.
Après la fuite à Varennes, la fuite dans les Cévennes. Pas sûr qu’un jour je revienne, pas sûr que l’envie me reprenne.

C’est comme si, grâce à cet arrêt soudain, je m’étais autorisé à vivre un rêve qui restait inaccessible jusqu’à maintenant : “je n’allais quand même pas quitter Paris pour aller élever des chèvres dans le Larzac” Ben non, jusqu’à maintenant un jugement m’en empêchait, une culpabilité, une peur de prendre soin de moi et de faire ce qui me parle au fond de moi, comme un besoin de croire qu’il faut que je reste sur le front de l’activisme, de cette peur de ce que les autres vont en penser, de ce qu’ils vont dire, penser et juger de moi.
Mais comme si en diminuant de fait cette polarité d’entrepreneur sauveur mégalo qui va changer le monde, je retrouvais un peu de ma base et de ce qui compte pour mon équilibre personnel et celui de la femme que j’aime.

Comme un basculement du militant engagé tourné d’abord vers l’extérieur à l’homme présent, tourné d’abord vers l’intérieur, vers mes besoins. Je n’y serai probablement pas arrivé sans être d’abord allé à fond et au bout de mon rêve d’activiste.

Cela me pose la question de qu’est-ce qui compte vraiment? Qu’est-ce qui compte le plus? Me donner à 300% pour créer une solution qui me parait nécessaire pour sauver notre monde qui s’effondre? Ou être présent et aimant auprès de la femme que j’aime et pouvoir construire avec elle? Comment équilibrer ces polarités sans sacrifier l’une pour l’autre? Comment faire vibrer toutes ces facettes et m’épanouir dans toutes mes relations?

Ce qui est sûr, c’est que j’avais besoin d’aller au bout, de tenter l’aventure, de la vivre, d’essayer. Ça pour essayer, j’ai essayé.

Comment ne pas balancer et rayer tout ce que j’ai fait ces 7 dernières années en terme d’études sur la finance et les monnaies? Comment ne pas tout oublier mais remettre ces connaissances et ces expériences au service de projets plus petits tout en gardant cette grande vision de l’ensemble des projets que nous aurons à construire.

Proposer des week-ends de formation sur la création monétaire / les monnaies complémentaires / l’économie du partage et les plateformes / la blockchain pourraient être une piste. N’hésitez pas à me mettre un commentaire ou un mail si cela vous parle.

C’est donc bien ce qui s’est passé pour moi cette année : quitter et arrêter un projet que j’ai créé, aimé, porté et développé avec d’autres pour me recentrer sur mon équilibre personnel. Diminuer l’ambition, ralentir, ralentir, ralentir, rétrécir les objectifs, revenir à du petit, à du simple, à du maîtrisable, à du réalisable, à du presque connu. Que c’est reposant… De faire des choses avec mes mains, des petites choses, d’en voir le résultat à la fin de la journée, que ce soient des planchers de yourtes ou des buttes en permaculture, il y a un avant et un après, c’est profondément nourrissant et hypra concret.

La nature a son rythme, elle prend son temps, aujourd’hui et dans cette année 2015, j’ai appris à ralentir pour me mettre au diapason avec cette nature qui m’entoure.

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Un petit flashback des grands événements-phases de l’année :

Janvier : Symba à fond
L’année commence à fond pour le projet Symba et les interventions sur les monnaies : une audition au CESE avec Bernard Lietaer pour essayer de convaincre des sextagénaires que les monnaies complémentaires sont un canot de secours bien nécessaire pour notre Titanic à la dérive. J’oscille entre des rendez-vous avec coopaname et des rencontres avec le parc régional des chevreuses, je multiplie les rendez-vous pour trouver des parties prenantes intéressées pour Symba : un projet de monnaie régional.

Février : licenciement officiel

Le gérant en moi licencie le salarié en moi pour faute de fonds. Malgré les 87 sociétaires, les sous manquent pour continuer de pouvoir me rémunérer et travailler à plein temps au service du projet. S’en suivra une longue aventure avec pôle emploi pour leur expliquer et tenter de leur prouver qu’en tant que salarié, j’avais un lien de subordination… je vous passe les détails, mais cet épisode me met maintenant au rang numéro 2 des spécialistes des galères avec Pôle emploi. J’en sortirai perdant et pourrai donc être une bonne oreille pour toutes personnes ayant des déboires profonds avec cette institution délicieuse et cette suite d’individus qui ne prennent pas la responsabilité des défauts organisationnels de leurs process. Je comprendrai et accueillerai respectueusement toute personne ayant envie de mettre des cocktails molotov dans quelques bureaux en leur expliquant que cela ne règlera pas leurs problèmes, bien que pouvant soulager temporairement le désarroi qui peux exister face à cette administration au service des promesses de campagne de notre président chéri.

Avril : 1er tour dans le sud, découverte des éco-lieux, rencontre de conseiller d’orientation alternatifs, où aller et que faire, quand, à nos âges, on a envie de sortir de la grande ville, comment ne pas partir en autarcie mais rester connectés aux réseaux qui bougent?

En avril, j’ai aussi fait une cagnotte pour pouvoir payer mes loyers, faisant appel à l’incroyable solidarité de 40 contributeurs.

Mai :
Enfin, après avoir vu toutes ses vidéos, j’ai l’occasion de découvrir Chilly Gonzales au Philarmonie :

OuiShare Fest, intensité & transversalité
Organiser un atelier avec Charles Eisenstein & Joe Ross, raconter et partager des bribes de la nouvelle histoire, des déclics, des moments où nous sommes sortis de ce que l’ancienne histoire attendait de nous. J’ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec Anke pour coordonner, faciliter la cohésion entre les 70 volontaires, les 20 connectors et l’équipe de 10 personnes gérant l’organisation du Fest. Pas d’argent pour le déménagement, je me retrouve à demander à un auditoire de 150 personnes de l’aide, manuelle et financière pour descendre les 600 km qui me séparent de ma nouvelle maison. Un an auparavant, nous gagnions avec Symba les OuiShare Fest awards. Le vent a tourné.

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25 Mai Départ de Millemont pour l’Aérium

Mes activités « professionnelles » pour ce que ce mot a encore de sens pour moi aujourd’hui :
Un week-end à faciliter l’AG de Kaméa-meah avec l’équipe du film Enquête de sens, des interventions à Reims, à l’istec à paris pour des cours et des formations sur les monnaies complémentaires, une intervention sur l’économie collaborative pour le séminaire stratégique de France Active en Corse et une mission de conseil avec l’Université du Nous sur leur développement-communication dont vous entendrez bientôt parler. J’ai aussi animé une table ronde avec le PDG de BNP Paribas pour France Active…
J’ai eu la chance d’organiser un budget participatif de 15 000€ pour les 70 connectors de OuiShare : comment chaque membre de la communauté peut voter et distribuer « sa » part du budget aux projets qu’il veut soutenir, une expérience très intéressante pour les organisations qui veulent s’ouvrir…

Rentrée et découverte du Choeur de la Buège mené par Marianne Aya Omac

J’avais découvert cette femme grâce à Maryvonne à un concert au New Morning à Paris, Julie a eu le courage de passer l’audition la première, puis étant acceptée, je me suis lancé à mon tour dans cette audition a capella face à cette chanteuse que je respecte grandement. Un stress d’enfant m’envahi : que chanter? je finirai avec Wish you were Here de Pink Floyd & Across the Universe des beattles.. et je serai pris.
Depuis que nous avons été accepté, je me régale, chaque mercredi de chanter, de vibrer, d’être avec les hommes, d’entendre les voix des femmes, cette harmonie.. quel pied!

Stage Tantra Homme en Novembre

C’est en novembre que nous sommes allés avec Julie au Hameau de l’étoile pour être Assistants de Jacques Lucas & Marisa Ortolan pour leurs puissants et merveilleux stages l’Homme tantrique et la Femme tantrique. J’étais assistant pour la deuxième fois avec Jacques tandis que Julie était assistante avec Marisa et les 45 femmes.
C’est un de ces moments où je me sens à la maison, vraiment bien, présent pour accompagner l’initiation de ces 45 hommes qui viennent se découvrir, passer un rituel, une porte, une étape de leur vie pour grandir dans nos chemins d’Hommes. Un vrai régal, une vocation claire pour tous les deux, nous sommes sur cette voie pour accompagner des Hommes et des Femmes, quels que soient leurs âges qui souhaitent cheminer sur ces voies de la connaissance de Soi et du Tantra.

Power & Love

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C’est fin novembre que nous avons créé avec Julie notre association Power & Love. Socle pour pouvoir proposer nos stages à l’Aérium et ailleurs. Publiée le 12 décembre au JO, c’est là encore un rêve qui se réalise : créer avec la femme que j’aime, créer à deux, dans cette danse des polarités et pouvoir accompagner ensemble hommes et femmes sur différents plans.
Power & Love c’est un peu ce Yin Yang qui doit rassembler les deux polarités, ne pas en chérir une pour délaisser l’autre, c’est bien cet équilibre, la force du ET : de la Puissance ET de l’Amour.
La puissance comme force qui conduit toutes les choses à leur réalisation.
L’amour comme force qui relie toutes les choses entre elles.
Pourvu que leur réunion nous apporte l’harmonie dont nous avons besoin.
Un site web avec les premières dates de nos week-ends est en route, si vous êtes dores et déjà intéressés, faites moi/nous signe, vous pourrez nous retrouver et vous inscrire à l’adresse suivante : http://powerandlove.strikingly.com
Notre premier stage sera sur la réconciliation des polarités féminines et masculines… 😉

L’aventure de l’aérium

Vivre à la campagne c’est d’abord le plaisir, le miracle et le bonheur de pouvoir voir les étoiles tous les soirs. De me relier à cet infini grandiose qui nous entoure et me rappelle à ma condition d’être humain. C’est aussi le plaisir de bénéficier d’un air pur de la montagne, c’est aussi la chance d’avoir une eau de source toujours fraiche.. autant de richesses qui me manquent de plus en plus dès que je quitte ce havre de paix. Des choses aussi simples qui sont gratuites, qui existent à l’état brut dans la nature, qui SONT la nature et qui pourtant manquent à tellement d’habitants sur cette planète. 3 privilèges qui devraient être des bases de vie absolument nécessaire pour tout terrien.

Apprendre à me servir de mes mains..

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A travers le travail du bois pour faire les planchers de yourtes, la construction de buttes au jardin, la mise en place d’une serre, je découvre les outils, les marteaux, les visseuses, les ciseaux à bois, je découvre les matériaux et pour chaque matériau l’outil qui va avec. J’apprends à modeler la matière. C’est vrai que les tableaux excels et les powerpoint, je maîtrise, mais construire un plancher par exemple, ce n’était pas ma compétence première. Ici chaque jour, nous nous transmettons des connaissances qui nous permettent de grandir en autonomie, dans l’éco-construction, en biodynamie… Ainsi j’ai réalisé mes premières planches à découper sur des chutes de parquet… et j’ai envie d’aller plus loin, mais allons-y molo… 🙂

Le foyer sera bientôt fini, le bureau aussi, les travaux avancent à la fois vite et lentement..

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Planter, faire pousser…
J’en ai rêvé tant de fois à Paris, avoir du terrain, de la terre, dépasser le souci hyper profond de la propriété capitalistique pour pouvoir avoir un bout de terre où cultiver, où planter, un petit carré de cette planète où nous puissions y faire pousser cette Vie, cette intelligence qui ne demande qu’à fleurir et grandir. Et là j’ai pris mes plus grandes claques, de cette abondance, de cette générosité, de ces légumes à profusion, gratuits, sans travailler, ils sont là, ils poussent, sans cesse et repoussent. Des courgettes en veux-tu en voilà, des tomates parties trop vite à cause du froid, des potirons, des pommes de terre, des petites tomates dans le jardin. Tu les manges, ça repousse. Jamais j’ai vu ça dans un supermarché. L’abondance est là, à 10 mètres de la cuisine. Elle vient concurrencer petit à petit nos dépenses de courses. En plus il y a ce sentiment merveilleux de faire pousser des petits, de faire grandir des êtres vivants, d’accompagner la Vie dans ce qu’elle a de plus beau, de plus simple : de la terre, du soleil, un peu d’eau et puis après c’est cinéma : c’est elle qui enseigne, qui montre, qui transmet, qui révèle ses secrets, l’intelligence de la Vie, Dieu en action, de la pure grâce, du génie infini..
Celui ou celle qui a inventé la nature… franchement, respect.

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Et puis après une journée remplie de choses aussi simples et en même temps physiquement mobilisantes, je peux aller me couché nourri, rempli. Faire ça dehors, sous le soleil couchant derrière les montagnes donne une beauté à cet instant, à chaque journée. Chaque jour a son coucher de soleil unique, perso, sur mesure. Complétude.

Une année très riche pour un pauvre

L’autre aspect particulier de 2015, c’est que je l’ai traversée sans un sou. A part les 2 mois de salaires de Symba jusqu’à fin février, je n’ai pas eu de revenu fixes et j’ai du vivre avec 500 ou 1000€ maximum par mois ce qui me place en dessous du seuil de pauvreté. La cagnotte leetchi d’avril m’a sauvé. Le soutien d’amis et de ma chérie aussi. Incroyable et surprenantes solidarités… merci… merci…
Et puis le rythme de vie dans les Cévennes m’a permis de diminuer un maximum mes dépenses : nourriture pour partie du jardin, loisirs gratuits, peu de transport, pas de centres commerciaux 😉 bref la décroissance de gré ou de force. Cela ne m’a pas empêché d’avoir une vie très riche.

S’organiser, penser, construire, imaginer et rénover un lieu, inventer un nouveau mode de vie
Mon emploi du temps est complètement vide et pourtant toutes mes journées sont bien remplies. C’est ce paradoxe qui est fou. Je suis très actif, mais plus au sens d’avant. Cela fait partie de ce changement, de cette réinvention, un nouveau rapport au temps, à mes besoins, à l’argent.

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Je suis en recherche de cet équilibre entre les activités sur place, les activités rémunératrices sur place ou ailleurs…
Lâcher le connu pour sauter dans l’inconnu.

Sans la conscience, aucune chance!
Enfin, et c’est sûrement le plus beau et le plus dur, partir, fuir c’est facile. Recommencer, reprendre à zéro, il y a un départ frais, un renouveau, mais c’est bien avec mes peurs et mes craintes, avec mes envies et mes désirs que je suis venu ici reconstruire mon histoire. J’ai ramené mes constructions mentales, mes pensées, mes blessures, toutes mes valises psychologiques m’accompagnent où que j’aille et je suis encore une fois face à ce mur de l’ego, cet océan de conscience, si je ne m’apporte pas ce que personne d’autres que moi ne peut m’apporter, je serai toujours à hurler sur les autres pour mes manques.

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C’est donc aussi l’occasion rêvée pour moi de prendre la responsabilité, une fois pour toute, que je créée mon monde, qu’inlassablement mon histoire se réécrit, que je projette mon cinéma intérieur sur mon environnement et qu’il n’y a que moi pour choisir de changer de bobines, d’en réécrire des scènes, de virer le réalisateur ou mettre de la distance entre ce que le petit Etienne a vécu et ce qui aujourd’hui m’agit.

Alors voilà le défi pour moi en 2016 : plonger et désactiver les blessures du passés pour écrire l’œuvre de ma vie d’adulte, pas celle qui a été écrite pour moi, mais celle que j’ai maintenant envie de m’offrir et de partager.

Je vous souhaite pour 2016 de ralentir et de trouver votre propre rythme, d’entendre votre propre musique, celle qui au plus profond de vous résonne, même très timidement et de la laisser entendre autour de vous!


Comme je suis un garçon organisé, vous pouvez retrouver mes bilans :

2014 – 2013 –2012 –2011 – sept 2010

Retour sur 2014

Article originellement posté sur medium le 20 janvier 2015
Et c’est reparti pour un tour, une nouvelle année, la suivante : 2015. Mais avant de pouvoir ouvrir et faire des grands projets, c’est le moment pour moi de faire le bilan, la rétrospective, de regarder derrière pour prendre conscience, retracer, repasser devant la rétine les étapes, les ponts, les points, les passages, les goulots, les arrêts et les temps forts que j’ai traversé cette année.

2014 fut une grande année de mutation pour moi, la fin d’un chapitre, d’un tome même et par la même occasion l’ouverture d’un nouveau tome de ma vie : c’est ce que j’appelle l’entrée dans la trentaine.

2014 c’est le départ de Paris, après 10 ans de bons et loyaux services, c’est l’échappée et l’expansion vers la nature, c’est l’arrivée à Millemont, sur le domaine du Château, avec tout ce que cela implique de vie à la campagne…

2014 c’est la mise en Terre de Symba avec son ancrage juridique, c’est aussi une occupation du terrain à plus que plein temps avec de nombreux événements à la rencontre des citoyens de la région et des alentours…

2014 c’est la musique encore et toujours sous toutes ses formes : jouer, improviser, me régaler avec d’autres..

2014 c’est aussi la rencontre avec Julie, 6 mois de relation, l’amour et la cohabitation à Millemont, le bonheur, la relation, l’équilibre et la richesse du couple…

Si je devais mettre un thème sur mon année 2014, je dirai nourri par la Source, en musique, dans le couple ou dans Symba, le mot qui me vient alors est la gratitude.

La gratitude d’être là où je suis, de faire ce que je fais.

Merci à vous d’en faire partie. Merci à la Vie de l’avoir permis.

Ma transition dans la trentaine :

Devenir créateur c’est poser une intention et réaliser son rêve. C’est mettre en cohérence la pensée, la parole et l’action. C’est incarner ce changement que l’on souhaite. C’est ce que je tente de vivre, de faire depuis plusieurs années maintenant. Ce n’est pas facile, ce n’est pas gagné, mais ça s’invite de plus en plus dans les différents aspects de ma vie.

A travers le déménagement pour aller vivre à Millemont, trouver un logement où je choisis le prix en économie du don, cela fait partie de ce rêve. A travers la coopérative Symba et le fait de me verser un salaire pour faire le métier vertueux pour la planète et les humains, un métier que j’aime et que j’ai choisi.

A travers le fait d’œuvrer avec des personnes consentantes, de ne donner d’ordre à personne, simplement de coopérer avec des personnes qui en ont également envie, mues par l’élan d’avancer ensemble vers un but commun.

Je crois que dans cette recherche de cohérence, consommer moins, consommer mieux, ne plus fumer, sont des miettes qui cumulées me rapprochent petit à petit de cet idéal de réduction de mon empreinte écologique, de ce ralentissement, de ce rapprochement d’un essentiel ô combien précieux.

Les fils rouge de 2014

Réveiller sur la création monétaire et les monnaies

En tant qu’auto-entrepreneur, je suis intervenu pour présenter les monnaies complémentaires et surtout éveiller sur la création monétaire par les banques privées. C’était parfois rémunéré, parfois non, c’était au CESER à Reims et à Neoma Business School, à Strasbourg pour le lancement du Stück, à Nantes pour les dialogues interreligieux sur l’économie et le bonheur, en Belgique pour les rencontres sur l’économie collaborative, à l’ISTEC, au Syndicat du tréfilage de l’Acier et en Normandie pour les e-days! Je suis aussi intervenu au WikiStage ESCP en mai, à la radio pour RFI, France Inter dans un temps de pauchon, en conférence au OuiShare Fest, sur le plateau média de la gaité lyrique REWU en Avril, sur France Info Junior pour répondre aux questions des enfants sur Bitcoin…

Merci à tous ceux qui m’ont fait intervenir et qui ont pu donner de la visibilité à ces questions à travers ma voix et mon regard.

Construire les solutions dans l’aventure Symba

En Île de France, pour lancer Symba, j’ai remué Ciel et Terre pour informer, former et éveiller citoyens, organisations, entreprises aux questions fondamentales pour créer une monnaie. Si on définit les règles de Symba, alors c’est à prendre ou à laisser, si certains paramètres sont encore ouverts, cela pose des questions de design et cela nous oblige à nous poser les questions de quels sont les bons choix et en fonction de quels critères nous devrions décider. Ce n’est plus quelqu’un d’autre qui décide pour nous, nous sommes acteurs, co-créateurs et responsables de ce système que nous ne pourrons plus critiquer et nous poser en victime : nous devons nous impliquer pour le façonner, le comprendre, et choisir ses contours et ses règles. Si le business plan donne les revenus à venir, c’est que quelqu’un a écrit l’avenir, pensé l’avenir et que nous n’avons qu’à le croire et lui faire confiance. S’il n’y a rien d’écrit, nous devons nous poser la question et mettre de la conscience sur comment cela marche, comment cela peut marcher, comment cela pourrait marcher… redevenir architectes et designers de l’infrastructure que nous utilisons plutôt que d’en être les victimes inconscientes et impuissantes.

Avec un coup d’œil dans le rétro-viseur, nous avons joui d’une grande coopération avec les réseaux qui nous ont permis d’organiser une belle communication citoyenne. Voici les événements que nous avons organisé cette année :

  • 2 soirées au Centre Tao
  • 5 soirées Symbase à Officience
  • 2 Séminaires Symba au Château de Millemont
  • 3 soirées Symbases à la Paillasse
  • 2 UP Conférences : une sur la gratuité et une sur les systèmes d’échanges
  • 1 participation au Festival des Utopies Concrètes
  • 1 OuiShare Drink
  • Des passages et des rencontres à la mairie de Paris, la mairie du 11ème et au Centre Economique Social & Environnemental.
  • L’organisation d’un Moneyfest à Numa pour faire vivre le sujet en plein coeur de Paris avec toute la diversité des acteurs.

Dans la catégorie démarrage à fond, c’est aussi en se retrouvant parmi les 15 finalistes de l’Echappée Volée, l’accélérateur du TEDxParis que j’étais ému et excité de présenter Symba lors d’un pitch de 3 minutes. Nous n’avons pas été retenu, mais c’était une belle étape pour imaginer voir Symba fleurir.

Enfin, comme en 2013, ce fut l’occasion de passer un moment riche et fort au Cabaret Sauvage avec toute la communauté OuiShare lors du OuiShare Fest en mai. J’ai eu la chance de passer le plus clair de mon temps dehors, à connecter les amis des réseaux avec les copains des communautés et vice versas. J’ai présenté Symba en anglais, animé un panel avec 5 intervenants sur le futur des monnaies et surtout présenté et représenté Symba avec lequel nous avons été élu parmi les 5 gagnants des OuiShare Fest Awards!

Si je voulais m’investir à fond sur un sujet et le faire connaître, toucher du monde, je crois que tous les objectifs sont remplis et que j’aurai difficilement pu faire mieux. J’ai donné l’essentiel de mon temps et de mon énergie à ce projet avec une grande joie et un grand bonheur de voir le désert au niveau de la connaissance économique des citoyens français et le fait que je répondais à un besoin, à une véritable et profonde soif de connaissance. Il y a un besoin gigantesque de formation. Avec Symba cette année, j’ai fait beaucoup plus que ma part.

Merci à tous ceux qui ont pris des parts, à tous ceux qui y croient, qui y ont contribué, qui y contribueront. La route est longue et parsemée d’embûches.. et telle une utopie, Symba a beaucoup plus de chances de mourir que de vivre, mais n’aimons nous pas les grands défis perdus d’avance? ceux qui nous demandent de nous dépasser et de défaire nos croyances pour tester notre pouvoir créateur et nous rendre compte qu’en fait, c’était possible?
J’ai encore et toujours besoin de vous pour pouvoir continuer l’aventure.

La musique

SEML :

Cette communauté de partage de musique que j’ai créée avec Vincent & Mathieu il y a plusieurs années maintenant a franchi un nouveau pas dans sa maturité avec plusieurs pépites de succès : d’abord un passage au Rex en mai, ce club mythique où je dansais pour mes premières sorties en 2006, nous y avons mixé.. comme un goût de fête privée un jeudi soir de se retrouver dans la cabine de pilotage de ce bateau de la fête nocturne parisienne. Nous sommes aussi passés dans le magazine Trax, célèbre pilier des nuits électroniques de la capitale. Nous sommes allés jouer à la Briquetterie à Amiens en ch’Picardie, un beau moment sur les terres connues et une belle sortie pour le collectif parisien qui a trouvé un public enchanté et bien heureux de vibrer sur l’onde SEML.

SEML à Amiens à la Briquetterie

Nous avons dépassé les 10 000 membres au cours de l’année (et sommes maintenant à 12 000 et ça continue..) ce qui est aussi une belle étape dans la vie d’un groupe comme celui là. J’ai géré avec les autres de l’équipe une soirée 12–12–12 : 12 heures de fête de midi à minuit et ce fut aussi le moment pour constater que cela n’est plus juste pour moi de passer autant de temps autour de la fête électronique. Fier de constater que le collectif avance sans moi depuis longtemps maintenant, à travers des projets magnifiques comme le remix d’Indian Tropic par la communauté par exemple ou des collaborations avec des DJs Allemand de renom, j’ai passé la main à Vincent pour prendre le rôle de Président de l’association. Une évidence et une simplicité, de réaliser que je ne peux pas être responsable à deux endroits en même temps et que si je veux être responsable d’un projet comme Symba, j’ai besoin de toute mon attention et toute mon énergie.

Merci à toute la bande, à toute la communauté, de faire vivre avec autant d’amour et de passion cette onde musicale et de s’entêter à la partager avec toujours plus de nouvelles oreilles. ❤

L’alto avec les copains

Chez Adel, les dimanches se sont suivis sans se ressembler. Toujours ce havre de paix et de bienveillance pour retrouver et festoyer avec les copains du dimanche soir notre amour commun pour la musique. Avec Yoni, Stefan, Chico, Chloé & Fanny, Clara & Lou, Mathieu, Noa parfois et bien d’autres invités, nous avons alterné les dimanche à 2, 3, 4, plein pour faire varier les plaisirs. Une Joie immense de partager cette musique, cette spontanéité avec ces virtuoses sympathiques. Un bonheur chaque semaine renouvelé de reprendre place près de l’armoire et de sentir qu’au bout de 5 accords, on est calés, sans un mot, à travers deux ou trois regards complices, l’harmonie s’accorde et s’installe entre nous pour laisser place progressivement au chaos déstructurant de la liberté créative avant de retrouver la piste d’atterrissage des derniers accords nous ramenant à bon port afin de préparer le décollage pour la destination suivante.

Un dimanche parmi d’autres, Chez Adel avec Houssine, Etienne & Yoni

Merci mille fois à Yoni, Chico, Stefan, Chloé & Fanny & Noa et à toute la bande pour toutes ces soirées créatives, musicalement palpitantes et collectivement envoutante qui nourrissent mon âme et font vibrer ma chaise.

En Normandie pour la première fois j’ai eu l’occasion de faire un concert avec Yoni pour jouer les chansons que nous partagions les dimanches soir chez Adel, une escapade d’un peu plus d’une heure pour faire voyager dans l’univers musical de Radiohead à Tom Waits en passant par Pixies et Noir Désir les participants des e-days, une belle sortie pour nous, une grande première à deux.

Au Château de Millemont ce fut aussi l’occasion de déporter la bande de chez Adel pour un petit concert nocturne tardif lors d’une nuit de rassemblement. Et puis lors de l’Open Château, nous avons enjoué, endiablé, animé toute la nuit du Samedi soir avec une trentaine de danseurs le dancefloor de l’Orangerie. Ce groupe constitué spontanément de Sokha, Val, Baptiste & Antoine, toute une équipe récemment et spontanément constituée, nous nous sommes écoutés et avons joué ensemble toute une nuit, réalisant pour certains notre premier concert et goûtant au délice de l’improvisation en se posant la question de qui menait vraiment, de ce que nous jouions et d’où venait la musique? Toutes ces questions qui meurent devant la spontanéité radicale et magique de l’instant qui garde en alerte les danseurs jusqu’à leur prochain pas et à la prochaine chanson. Le plaisir de continuer la collaboration de la journée vers un autre terrain la nuit.

Je remercie les danseurs et les collègues de scène pour cette nuit délicieuse et surprenante où j’ai vraiment pris mon pied à partager cette joie de créer notre musique et de l’offrir si simplement à notre public d’un soir.


Me transformer

Changer le monde sans se changer soi, ce ne serait pas du jeu. Puisque je suis créateur de ma vie et que ce qui arrive à l’extérieur est la manifestation de qui je suis, de ma vibration à l’instant t, je continue de me former, de me transformer, de me déformer, pour apprendre, pour apprendre à désapprendre et cultiver cette curiosité qu’est l’aventure de la conscience. A travers le festival de la méditation & le Festival du Féminin au Centre Tao j’ai pu participer à l’organisation de moments de transformation collective. Participer légèrement mais certainement à accompagner la transformation. Être présent, seul homme parmi 100 femmes dans une conférence de Danièle Flamenbaum, est un privilège d’enseignement sur la vie et la mort, le bon sens et la simplicité de dire les choses. Ces événements sont précieux pour moi et pour les autres je le vois aussi, la qualité des ateliers, des intervenant-e-s, la beauté de l’investissement des uns et des autres pour construire ce moment sont une addition de qualité qui créent un maelström de transformation, un vortex d’énergie permettant à chacun de se dépasser, de traverser ses peurs pour arriver sur l’autre rive de lui-même.

Merci à l’équipe du Centre-Tao de mettre autant d’énergie, de qualité dans la création de ces événements et de les réussir avec autant de sourires et de beauté!

Le MKP est une aventure que j’ai vécu en mai, une initiation pour les hommes par les hommes que je souhaite à tout homme en chemin de pouvoir vivre. Une magnifique initiation moderne à ce que cela veut dire d’être un Homme, une grande étape pour moi dans la chevauchée vers mon centre, dans la mise en lumière de mes ombres et dans l’accompagnement de cette famille masculine qui a du chemin à faire, des peurs à traverser et des parts d’ombres à reconnaître et à se réapproprier. J’y ai découvert et rencontré une famille, avec une grande bienveillance et une belle puissance. Mouvement créé il y a plus de 30 ans maintenant et qui initie des hommes sur les 5 continents, voici un réseau précieux qui arrose le bon et aide chaque homme à développer le meilleur de lui-même et surtout son leadership.

Je remercie les Hommes qui m’ont initié, ceux qui rendent cette aventure possible et les créateurs initiateurs de ce mouvement d’avoir su y mettre les bonnes graines pour nous les hommes, pour les femmes qui nous accompagnent et nous côtoient et pour le monde.

Pour mes 30 ans, je me suis offert un cadeau, un voyage à la recherche de moi-même. J’ai fait une retraite dans le silence, le jeûne et la solitude pour aller au plus profond de mon existence. A la rencontre de qui nous sommes, petits grains de lumières, microscopiques étoiles de lumières reliées dans cet océan de galaxies. Me trouver aux confins du futur et du passé pour chercher au Centre, au Cœur ce qui fait de moi un créateur. Me trouver au présent, dans cet instant en suspens pour percer le mystère entre Ciel et Terre de notre origine, du sens de notre présence, du jeu entre l’esprit et la matière qui se séparent pour mieux ne faire qu’un, de cette alchimie à double sens et de ma raison d’être? du Pourquoi du Pourquoi? Osciller entre vibration et particule pour ne plus voir que l’onde, la vague musicale qui emplit le coeur et éveille le corps, sentir le frisson de chaque note de musique comme un escalier étoilé, un aller simple pour le paradis en première classe.

Cette bougie, cette lampe, cette conscience, cette évidence d’être un parmi plein, d’être un parmi tant, d’être unique et si fragile. Cette conscience éclairée d’être petit-fils des étoiles, descendant des planètes et du Cosmos, partie intégrante de la nature, de la planète et de toutes les espèces. Conscience vivante et affinée d’être chaînon d’une grande famille des espèces en évolution, d’un jeu passé-présent-futur qui se joue ici et maintenant pour purifier les arbres et les lignées, pour pardonner les méfaits, pour avancer en toute tranquillité et ainsi mieux me retrouver. Enfant de la lumière je ne peux que conseiller Cloud Atlas pour mieux illustrer le récit de ce voyage.

Merci aux accompagnateurs et aux participants du stage pour leur bienveillance et leur expérience.

L’Amour

Une étape essentielle de 2014 qui change vraiment la couleur de ma vie, c’est la rencontre et la relation avec Julie. Rencontrée sur une autre planète, nous nous sommes reconnus et retrouvés à vitesse grand V. D’une simplicité à une fluidité, d’une semaine à l’autre, nous nous découvrons et partageons de plus en plus jusqu’à vivre ensemble très rapidement, très simplement. Un magnifique stage au Coeur du Tantra pour fêter notre 3ème semaine de relation ensemble aura la sensation d’approfondir les contours de ce que nous partageons pour aller vers le respect de soi et de l’autre et l’authenticité de qui nous sommes. La profondeur de cette relation a la capacité d’aplatir et d’aplanir l’intensité des autres terrains de ma vie. La force de l’amour et sa beauté ont l’attrait inégalable de rendre fade toute lutte ou revendication pour savourer l’instant et ce sentiment merveilleux de faire un avec le cosmos. Surpris par son insondable richesse et son goût apaisant, la relation du couple nourrie par l’amour de chacun est un puit, une source qui arrose et nourrit tellement qu’elle ne peut qu’être partagée.

Elle est abondance par essence et déborde du couple pour irriguer les alentours. Si l’on cherchait business model multiplicatif, l’amour est une formidable inspiration par sa générosité naturelle et sa capacité à irradier à la ronde. J’ai découvert avec Julie toute cette complémentarité qui font que 1+1 dépasse 3. Je me sentais déjà fort seul, en confiance et en phase avec la vie que je rencontre, avec elle je me sens augmenté.

Merci Julie d’avoir sauté dans ma Vie, et de m’emmener à la découverte de toutes ces nouvelles contrées ensoleillées.

Activités et sorties à Millemont :

En dehors des merveilleuses balades et baignades, de ramassage des noix, chataignes et des salutations aux chevaux, en dehors des semaines généralement assez vides, le château de Millemont s’est animé plusieurs fois pour accueillir de très beaux événements. Petra Popp & Avril Colleu ont initié le Sommet de Millemont sur l’écologie avec une cinquantaine d’acteurs pour partager, chacun depuis sa place ses avancées dans ses projets. Le temps d’une journée, s’arrêter pour réfléchir, penser et organiser la voie jusqu’à décembre 2015. Avril Colleu a également organisé une journée de découverte des énergies libres avec démonstration qui fut pour moi une belle surprise, de rendre tangible ce rêve et d’imaginer, non pas d’imaginer, de voir ce générateur bientôt dans nos logements, dans nos foyers… une pièce cruciale du puzzle qui trouve enfin sa place.

Dans la dernière ligne droite de Décembre, une étape importante pour moi fut cet Open Châteaux, ce week-end de collaboration avec plus de 100 personnes pour co-construire ce monde que nous appelons tant de nos voeux. Se retrouver en équipe avec les différentes branches de cet arbre que nous formons ensemble fut rassurant. De se reconnaître entre pairs, entre frères et de voir que chacun tisse sa toile et creuse sa percée, et que… non… nous ne sommes pas fous et que… non… nous ne sommes pas seuls. Que les petits maillons qui paraissent si fragiles commencent à former ce tout cohérent que nous visionnions et imaginions mais que ça y est, il est incarné par des humains, des organisations, avec des noms, des logos et que la forêt pousse.

Se présenter, se reconnaître, se synchroniser, s’étudier et voir comment nous pouvons nous connecter, nous relier, nous compléter, s’augmenter les uns les autres en mutualisant nos connaissances, nos outils, nos ressources et nos infrastructures.

Merci à l’Open Team pour la fraîcheur, la spontanéité et la sincérité des engagements.


Voilà ce sur quoi s’ouvre 2015 :

  • Comment faire la paix en moi et trouver l’équilibre subtile pour la garder tout au long de l’année.
  • Comment m’ériger dans ma verticalité, dans mon rêve : ce que j’ai envie de réaliser sur cette Terre.
  • Comment me coordonner et me relier avec les autres?
  • Comment se relier et faire front comme un seul organisme?
  • Comment organiser la coopération et les liens entre ces forêts qui poussent?

Merveilleuse année 2015 à toutes et à tous! Plein de belles choses nous attendent..

Post-attentats

intialement posté le 25 décembre 2015 : Post-attentats

J’ai vécu les attentats complètement en décalage, étant au milieu d’un stage de tantra dans le sud de la France. En plein travail intérieur sur le masculin sacré, la paix en soi et la réconciliation avec le féminin. Autant vous dire que j’étais à mille lieux de la réalité ambiante et de l’onde de choc parisienne de vendredi soir.

1. Paix aux âmes qui sont parties ce week-end, mon soutien aux blessés, à leurs proches et leurs familles.

2. Si l’épisode Charlie était violent parce que nous connaissions ces dessinateurs et que la cible symbolique était l’humour et la liberté de parole, ici c’est choquant, parce que ce sont des quartiers que je connaissais, des personnes que je connaissais ou que j’aurai pu connaître. Nous sommes passés à l’étape supérieure, plusieurs actes en même temps, à visage découvert, en kamikaze et tuant, en grand nombre, des gens qui profitent de choses simples, du bonheur de la vie, de la musique, de la culture, d’une terrasse de café entre amis, cette fois ce sont des gens « inoffensifs » qui étaient les cibles.

3. Le mégaphone médiatique a complètement rempli mon Facebook de la vague émotionnelle débordante des événements, de l’hyper violence, à l’hyper réaction à l’hyper questionnement de qui est coupable, à qui la faute, que faut-il faire, qui les nourrit et comment les arrêter. Du ressenti que le deuil est impossible tant qu’une vengeance, une solution, une justice, un coupable, un responsable n’a pas été nommé et puni à la hauteur des faits macabres qui ont été commis. Le terrorisme est terrifiant et nous nous retrouvons terrorisé à propager la terreur qu’ils nous infligent. L’onde de choc est amplifiée par les médias de masse qui nous abreuvent de notre dose d’informations pour pouvoir imaginer survivre dans cet environnement devenu angoissant.

4. La violence ne résoudra rien, la guerre non plus, la réponse était, est et sera ailleurs.

5. Pourquoi?
Qu’est-ce que cette violence qui nous est envoyée en pleine tronche? En quoi sommes nous responsables? Quelle part de violence en nous pouvons nous nous approprier dans ce qui nous est renvoyé à coup de kalach et de TNT? De quelle violence physique, psychique, émotionnelle, spirituelle suis-je responsable, que j’ai porté à l’autre, aux autres et qui aujourd’hui jaillit comme un balancier dans son inéluctable retour? Quelle est cette cause que moi, que nous, occidentaux, parisiens, français, bobos avons supporté, toléré, soutenu et propagé, même sans le savoir, sans nous en rendre compte et qui engendre cette conséquence que nous ne sommes pas prêts à accueillir.
Quelle est cette non-action que nous avons eu, cette tolérance ou indifférence à l’injuste, ce manque de fraternité, de solidarité qui a laissé grandir ce fossé qui aujourd’hui nous pousse si facilement à tracer une belle ligne entre les bons et les méchants? Quel modèle offrons-nous, défendons-nous dans nos sociétés occidentales qui permette à chacun de trouver sa place? Quel sens proposons-nous qui inclue l’ensembles des vivants sur cette planète?

Si je condamne profondément et fermement les actes, je ne peux balayer aussi simplement la critique qui est adressée à la violence du modèle mourant certes, mais encore vivant qui anime nos sociétés aux économies capitalistes libérales et qui laisse sur le carreau un grand nombre d’entre nous et des espèces qui co-habitent avec nous sur cette planète.

6. Alors que faire?
Continuer de vivre, se réunir, rencontrer et aimer son prochain, dire la vérité, se divertir, faire ce qui nous rend heureux, qui a du sens pour nous, notre entourage et la planète, pour la communauté des vivants. Nourrir le vivre au quotidien. Semer des graines et les arroser, prendre soin de son jardin. Percer la lumière derrière les ombres. Rayonner la vie qui est là, encore, toujours et qui continue de pulser à travers nous. S’indigner contre l’épouvantable, se lever contre l’injustice, dénoncer l’insupportable, respecter les vivants et agir pour un monde plus désirable. Créer du Beau. Redonner du sens aux valeurs de fraternité, d’égalité et de liberté, les habiter pleinement au quotidien.

7. Le gouvernement en profite pour réagir avec les deux seules techniques qu’il a et qui du haut de sa pyramide de contrôle restent apparemment les seules boutons logiquement actionnables pour rassurer la population sous le choc : plus de dureté, plus de sécurité.

8. Le fichier de gens louches est prêt à être rempli avec pour faux espoir et bonnes justifications d’éviter que la terreur nous frappe à nouveau.

9. La COP21 représente la mascarade la plus complète en terme d’enjeux – espoirs – solutions inexistants pour passer dans un monde climatiquement vivable pour tous et fait flipper le-les gouvernement-s par les enjeux qu’elle représente encore.

10. Donc pour ceux qui espéraient / croyaient encore à une sage décision venue d’en haut qui pourrait magiquement régler tous nos problèmes, le durcissement du gouvernement régit par la peur double (des terroristes, et que ça dérape niveau alter) s’en trouve bien opportunément justifié.

11. La COP21, avec tous les enjeux de cocotte minute qui siffle déjà à s’en faire péter les oreilles qu’elle comporte, se fera donc à huis clos. Comme si les décisions qui impactent l’ensemble des êtres vivants sur cette planète pouvaient encore être confiées à 200 pantins qui doivent concilier croissance, rentabilité économique et promesses de campagne pour satisfaire leur auto-reproduction lors de leur prochaine échéance électorale.

12. Le peuple est interdit, pour sa propre sécurité, de venir demander le droit que l’on respecte la planète et les générations futures.

13. L’embarras et la responsabilité du choix
Nous avons donc le choix entre ne rien faire et espérer que par le plus grand miracle, après 20 cop, cette fois-ci, par magie, les protocoles et accords intelligents pour le plus grand nombre soient pris : je n’y crois pas vraiment et cela me semble mal parti.
ET
Descendre dans la rue, braver l’interdiction qui vient d’en haut pour secouer le cocotier et jouir de notre liberté de citoyens pour rappeler à ceux qui nous gouvernent qu’ils ont des responsabilités notamment face aux dérèglements climatiques. Prendre le risque, dans ce méli-mélo, d’être fiché, listé, répertorié, encore une fois, une fois de plus et de s’afficher avec d’autres, plus ou moins nombreux comme opposés à toutes ces décisions liberticides qui sont prises quotidiennement à contre-sens de l’évolution.

Autrement dit, pour rester dans la légalité, nous sommes cordialement invités à une mort par réchauffement climatique sous sédatifs politico-judiciaro-liberticide-anti-terroriste hyper rassurante : les gouvernements et le système économique auront gagné cette bataille mais on y perd la planète et sans garantie d’éviter toutes les nouvelles attaques terroristes.

L’étau se resserre.
Tout est prêt pour que ça pète.
De la pression peut émerger une autre voie.

Quelle histoire choisissons-nous d’écrire dans ce chapitre ô combien décisif de notre vie sur la planète Terre?

L’image ci-dessous est un dessin d’Anna Petard Lieffrig offert à son amie Aurélie Burot.
Anna est décédée suite aux attaques de vendredi soir, Aurélie est à l’hôpital, elle va s’en sortir.
Puisse cette image nous inspirer.

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Intégrity – something must happen

Initialement posté le 18 janvier 2016 : Integrity – Something must happen.

I thought money was the biggest problem and the deepest architecture of power and that by changing money, even at a small scale we would, and could free ourselves of many of the problems that are crushing our society today piece by piece. I studied international finance & complementary currencies looking for alternatives for the last 7 years and I started a project in the region around Paris that didn’t reach a critical mass.

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The problem we face is a simultaneous complexity at many levels. There are many answers and many situations that need to be addressed at the same time. The crisis is global, the answer must be global, but in a networked society, we can only act from our very local level, from the I.

We are facing a triangle of
-> Global consciousness: Global causes, global forces that we are aware of, that we understand the direction to be taken and the political decision that should be taken according to this coherent world vision.
-> INDIVIDUAL SURVIVOR: Local constraints: my rent, my food, my way to « earn my living »: earn the financial means to free myself from Maslow’s first levels of the pyramid: shelter, food, security… to be able to do things that make sense at a very local level in my everyday life.
-> Confidence + Trust: the satisfaction that acting at a local level in the right story has a ripple effect strong enough to satisfy the need of the new world vision and that enough individual will do too and that the right decisions at the top will be taken.

Is this enough? Is my individual action in coherence with a global positive vision enough?
Will it be sufficient for the shift to happen before it’s too late?

While money remains a very powerful architecture that guides the life of many of us, or should I say, the survival of many of us, at a psychological level it is our fears that are leading us to decide, to resign, to support what our souls could call the unbearable. It is not that we are weak, it is just that we are alone, facing a system that is so complex, so strong, and some mechanisms that are so deeply rooted in our system, we are facing demons of fog, ghosts of wind and streams of dust.
We know some aspects of what we criticize and what we should change, but at the individual level, we feel powerless. What can I do against such forces?
Being unconscious of this might seem easier because the fact of knowing and yet, not being able to give a successful answer makes us even weaker, it sometime leads to the destruction of our self-esteem and confidence.
Yet, every action we have that is part of a different story than the one that has been taught to us is a step toward a better future. Every step that is divergent from the voices from society that tell us what is good, what is normal, what is legal and how we should behave is a resistance act. Every little tiny choice that we make that say something different is a victory from the old story. It has a ripple effect that sends a signal to the world that has a double effect: it doesn’t feed the old system and it nourishes the new. Even if it is just one time, it is the first opening of another future.

Every creation of art, expression of ourselves trough music, poetry, writing, video, documentary is an act of communication that brings us closer to a beautiful world.

We need something else.

Solutions arise and do exist already in every field, we know what could be done and how it could be done according to the new story, yet we still fail to get out of the systemic washing machine at a global level. Some countries have tried. Some countries have iconic leaders that gave us temporary relief and strength to see that it is possible but we still fail to get a strong network of resisting country together, we are still very connected but not enough within our own countries boundaries. We are still limited to the old politician game where majority needs to be within a department, a city, a region, while our playground now is the earth.

The game is fake – les dés sont pipés
The system as it is seems undefeatable and too big to fail: governments save the banks that played against us, they save banks with our own money. And at the same time, they protect the companies that are destroying the planet. If we strike, manifest or oppose ourselves to this silly game, in France: we get listed, arrested and may end up in jail. We are trapped between the terrorist violence and the police violence. The power that be are getting sharper and sharper, lobbying, the state & corruption are

Jumping into the Unknown
At the individual level, the only way for me to achieve this path is through inner peace & integrity. The consciousness and the faith that I am ready to be killed to remain faitful to an idea, to an ideal, to a vision. This calls deep in my bones and flesh, in my mind and spirit and asks the question of who I am and what will remain of me. This questions my deep perception of the answer to what do I believe in and why am I here. It doesn’t mean I will die for it, but it means that life without this is deeply corrupted. This questions all the levels of my being and the reason of my choices?

Am I here to enter the boxes the system prepared for me and nourish it with my energy?
Am I here to experience my creativity and imagination to create new structures that free us from this dangerous machine?
Am I capable of creating a different story, feeling that I am part of the great web of life, of a conscious evolution of humanity that needs to rewire its organizations, way of deciding, power links and value system?
Can I feel the call in my body, in my mind, in my blood that begs me and asks to take action for a better life on this planet? A greater respect toward all living things, a sweeter harmony between humans and a strong posture against the unbearable?
Am I ready to take that leap?
Am I alone?

Demain

Initialement posté le 25 décembre 2015

Mon éternel respect à  Cyril Dion pour avoir expliqué le besoin de croissance perpétuel de nos économies en présentant la création monétaire privée sur le plateau de On n’est pas couché au cours de la promotion de Demain le film.

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J’y ajouterai principalement que pour créer cette dette, l’argent est créé avec intérêts et que c’est cet intérêt qui demande un 2, 3, 4 ou 5% de croissance pour pouvoir rembourser la dette.

C’est cet intérêt précisément qui demande une croissance. Si on créé de la monnaie à zéro pour cent, j’emprunte 100 je rends 100 dans 3 ans je n’ai pas besoin de croître. C’est le taux d’intérêt positif qui définit le surplus de production que je vais devoir réaliser pour rendre au banquier.

D’où la méga-magouille avec la Grèce à qui l’on prête à 2% pendant que le pays est en récession (croissance négative) et dont on sait déjà qu’ils ne pourront pas honorer les paiements des intérêts.

C’est ce mécanisme qui généralisé à notre économie fait qu’il n’y a pas assez de monnaie pour rembourser tous les crédits. Puisque dans la création monétaire la monnaie est créée pour le prêt mais pas pour les intérêts : on créée 100 € de crédits pas 104€ (à 4%). L’emprunteur devra donc aller investir ses 100 euros nouvellement créés sur le marché pour chasser, trouver 100 + 4€ et donc gagner 4€ d’intérêts parmi la masse monétaire disponible sur le marché.

Pour découvrir le fonctionnement de la création monétaire via Positive money : https://www.youtube.com/watch?v=lrQX4CF6Bxs

Un grand bravo aussi pour avoir tenu tête aux journalistes et leurs questions relous, pour Léa Salame qui a besoin d’être convaincue, je pense que c’est l’expérience qui peut lui plaire plus que des arguments mentaux, l’expérience pas seulement de faire du bien, mais de faire partie de la chaîne du vivant, de retrouver sa place dans le cycle.
A la question de Laurent Ruquier, faut-il sauver l’humanité? On touche à des questions profondément spirituelles où la réponse appartient à chacun.

Bravo Cyril!